C. Organes a" alimentation des Acalèphes
[ Ici , comme dans beaucoup de vers intestinaux parenchymateux , les organes intérieurs d'alimentation, ou ceux qui ont pour fonction de former le chyle ou le suc nourricier, se confondent avec les réservoirs qui le renferment, et dans lesquels il se meut de l'axe du corps vers sa surface, ou de celle-ci vers Faxe du corps.
Il en résulte que les opinions sur les usages fonctionnels de tel ou tel organe varient beaucoup. Nous
(1) Délie Chiaje. Mémoire, etc. , t, I, p, 241 , et pi. XII, fig. 2.
(2) Uist. nat. des vers intest., p. 427 et pi, 35. En allemand.
chercherons à les exposer avec clarté, afin de mettre le lecteur à même de les juger. Mais pour cela il faudra présenter l'ensemble de tous les organes d'alimentation* et rappeler ce que nous avons déjà dit dans Parti cie I, au sujet de la bouche.
Les Acalèphes comprennent, comme les quatre autres classes de Zoophytes, des animaux qui ont un canal alimentaire traversant le corps dans son plus grand diamètre (les béroës), ou dans le plus petit (les cestes)^ d'autres qui ne paraissent avoir, pour organe d'alimentation intérieur, qu'une poche centrale à une seule ou plusieurs loges ( certaines méduses ) ; mais de plus grandes différences distinguent encore les animaux de cette classe, soit dans la forme , soit dans l'absence de semblables organes. En effet, il y a des méduses, les eudores, qui n'ont pas même de cavité alimentaire centrale ; et, parmi les Acalèphes hydrostatiques, nous trouverons, entre autres, que les phijsales ont un seul canal intestinal auquel aboutissent un assez grand nombre de suçoirs, qui font à la fois l'office d'estomac et de cavité buccale.