XII. Les Diptères
Tous les Diptères paraissent pourvus d^n appareil salivaire , dont l'importance relative est aussi grande que dans les autres insectes essentiellement suceurs (les hémiptères) , mais il a dans cet ordre un caractère très particulier.
Il se compose essentiellement d'une paire de glandes formées d'un simple tube, égal ou dilaté dans une partie de son étendue , ou de plusieurs séries de globules , et d'un seul canal excréteur.
Il a de plus, très généralement, un sac impair de forme variée , aboutissant, le plus souvent , par un longcanal excréteur, à la même hauteur du canal alimentaire que les canaux excréteurs des glandes salivaires. Nous décrirons successivement ces deux sortes d'organes.
a. Des glandes salivaires.
A0 Dans les Némocères (tipula arcuata), ce sont des
208 XXIIIe LEÇON. ORGANES REP. DES ANIM. ARTICULES.
corps oblon gs situés de chaque côté de l'œsophage, et composés d'une enveloppe extérieure, transparente, qui paraît contenir toujours quatre vésicules placées l'une devant l'autre. Leur canal excréteur est étroit, d'un diamètre égal, et pénètre dans le pharynx (1).
2° Dans les Bombiles, parmi les Tan/stomes (le bomhile bichon), elles se composent de nombreuses vésicules oblon gués dont la réunion forme une grappe également oblongue , ayant un très court canal excréteur; ce canal s'ouvre un peu en arrière , dans le cardia ou le commencement de l'estomac duodénal (2). Leur rapport avec le tube alimentaire est le même dans les Leptis, qui appartiennent aussi à cette division ; mais leur structure n'est pas vésiculeuse.
3° Les Talaniens ( tabanus tropicus) les ont en forme de massue , pour leur réservoir et leur canal excréteur. De très petits canaux capillaires sécréteurs aboutissent au gros bout du réservoir comme un chevelu. C'est absolument la structure qu'elles ont dans les hémérobes.
4° Parmi les Athéricères, les spfhes les ont composées de quatre rangs de vésicules rondes, dont la réunion forme un corps oblon g ou pyramidal situé de chaque côté du ventricule duodénal, dans l'origine duquel s'ouvre leur très court canal excréteur (3).
Les œstres , du moins à l'état de larve , ont deux simples canaux salivaires , dont l'embouchure est au commencement de l'œsophage (4).
(1) Bamdohr. O. C. pi. XX, fig. !..
(2) Ib. pi. XX, fig. 2, F F, et fig. 3.
(3). Ib. pi. XXI, fig. 3, 4, 5, pour le genre chrysotoxum. (4) Pour Y œstre du cheval. F. les observations de M, le prof. Schriider. Jsis de 1830, p. 555.
La mouche à viandes., dans l'état de larve, les glandes salivaires beaucoup plus développées que dans F état parfait. Ce sont, dans le premier cas, de grands réservoirs en forme de boudin , considérablement rétrécis , mais alongés dans le second.
La mouche domestiqueles a de même, à Fétat parfait, en forme de long canal, égalant à peu près F estomac duodénal, et ayant l'extrémité libre un peu dilatée en massue. Leurs parois, dans la partie qui sert à la sécrétion , paraissent composées de petites vésicules. Ces vésicules se voient lorsque le canal salivaire est parvenu dans la tête. Les deux canaux se réunissent à la base de la trompe, en un seul , qui se prolonge jusqu'à l'extrémité de cette trompe , après avoir montré , dans la première partie seulement, une structure musculeuse (1).
Une espèce du genre voisin , la mouche vivipare , dont on a fait le genre sarcophage , a de même les deux canaux excréteurs réunis en un seul , avant leur terminaison. Ces deux canaux sortent chacun d'une petite vésicule conique, réservoir de l'humeur salivaire, que verse dans sa cavité, du côté opposé , un canal sécréteur ^2).