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Enfin, parmi les Pupipares

Celles de Vhippohosque du cheval sont, comme dans les sarcophages , deux vésicules oblongues , situées de chaque côté de l'œsophage, ayant en arrière un canal sécréteur qui pénètre dans la cavité abdominale , et en

(1) Ramdohr. Ibid. p. 174, et pi. XIX, fig. 3 et 7.

(2) Ibid. fig. 4.

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avant un canal excréteur qui s1 avance vers le pharynx , en se rapprochant de son semblable; ils ne forment bientôt qu'un seul canal , qui se termine à la base de la trompe (1).

b. Le sac salwaire.

Ce sac, que Ramdohr appelle sac des aliments (jabot), est contenu dans la cavité abdominale et d'une capacité telle, quelquefois, quelle doit excéder celle de Festomac duodénal. On le trouve habituellement rempli d^ne humeur transparente ayant Tapparence de salive (2) . Sa forme est en massue dans les tipules , les leptis; c'est une large poche divisée en cellules dans les bonibyles. Dans le taon, ce sac est composé de deux poches sphériques; celui du sarcophage vivipare est à trois lobes. Il est simple et sans division dans la larve de la mouche à viande, et bilobé dans l'insecte parfait. Dans tous, son canal est long, grêle et en rapport avec le canal alimentaire , soit à la hauteur du cardia, soit plus rapproché de la bouche , comme ceux des glandes salivaires. Quelquefois, comme dans les syrphes, il paraît s^avancer plus près de la trompe (3).

Nous verrons, en décrivant le canal alimentaire des Névroptères, que les hémérobes ont un sac analogue, mais qui s^uvre, par un court canal excréteur, à la fin d'un long œsophage. Un petit appendice vermiforme qui

(1) Mémoire de M. L. Dufour. Annales des se. nat. , t. VI, p. 302,

(2) Observations sur l'organe digestif de quelques diptères . par M. L. Dufour. Journal de physique, t. XC, 1820, p. 345.

(3) V. les planches de Ramdohr XX, XXI et XXII , et pour Yhippobosque du cheval , le mémoire cité de M. Dufour. Ann. des se. nat. , t. VI et pi. 13.

se voit aussi à la fin de l'œsophage dilaté en jabot, dans le fourmilion parfait, pourrait bien appartenir au même ordre d'organes.

D. Des glandes salivaires dans les Annèlides,

On ne connaît pas de glandes salivaires dans les Annèlides tiihicoles, mais les dorsïbranclies et les abranches en ont offert quelques apparences. Ainsi, le lombric déterre montre quelquefois un corps glanduleux impair, en forme de fuseau , situé entre la paroi inférieure de Fœsophage, et propre à séparer une humeur salivaire (1). Il n'est cependant nullement prouvé que ce corps soit une glande salivaire ; on ne lui donne qu'avec doute cette attribution. Si nous en parlons, c'est pour ne rien omettre de ce qui peut compléter la science à cet égard.

M. de Blainville en a vu d'assez longues , un peu entortillées , dans les Néréides unidentées (2) , et M. Délie' Chiaje décrit avec doute, comme glandes salivaires, deux corps glanduleux placés de chaque côté de l'intestin, qui vont aboutir à l'œsophage, dans la Lysidice parihenopeia , qui appartient aussi à la famille des Néréides (3) .

On découvre dans la sangsue médicinale , autour de l'œsophage , entre ses muscles transverses , un petit amas granuleux de couleur blanche. Le microscope fait voir que ces petits corps sont des vésicules de forme ovale, dont les parois ont une apparence

(1) Lumbrici terrestris historia naturalisa etc., autore C. F. A. Morren. Bruxelles , 1829, pi. X bis\ fig. 4.

(2) Dict. des se. natur. , article Néréide,

(3) Memoria sulla Storia e Notomia degli animait senza vertèbre 3 eici Napoli, 1823, T, III, p. 175, et pi, 4'*, fig, 2-1U

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également granuleuse ou glanduleuse, et dont la pointe se prolonge en un très petit canal excréteur. Plusieurs de ces petits canaux ont un tronc commun qui perce les parois de l'œsophage (1).

Serait-ce bien là un organe analogue aux glandes salivaires? J'en ai vérifié l'existence; mais son peu de développement témoigne, au moins, de son peu d'importance, comme organe sécréteur d'un suc digestif. ]

ARTICLE III

[Nous le verrons se compliquer tout autant que dans les animaux vertébrés, et se simplifier de même. Il est soumis dans les animaux articulés aux mêmes variations de forme et de composition , dépendantes de la forme générale du corps, de l'habitation, et surtout du régime.]

A. Dans les Crustacés,

Il est tout droit et tout d'une venue, à l'exception de l'estomac, qui, lorsqu'il existe , forme une poche plus ou moins développée , dont l'organisation est très particulière dans les Crustacés décapodes, et bien différente de celle qu'il présente dans la plupart des autres crustacés. [En effet, il y a dans les décapodes, à peu d'exceptions près , un appareil dentaire dans l'estomac même,

(1) M. Brandt, Zoologie médicale ,%. II, p. 91, et pl.^XIX, fig. 22 et 25,

ART. III. CANAL ALIMENT. DES AtflAl. ARTICULES. 2lo

qui soumet les aliments à une seconde mastication , ce qui a fait dire que ces animaux ruminent.

A l'exception des Décapodes brachiures qui ont un ccecum assez gros pour y recevoir des matières alimentaires , les appendices cœcales de l'intestin ne sont, quand ils existent , que des organes de sécrétion , qui versent dans le canal alimentaire quelque suc digestif.

Le diamètre proportionnel du canal intestinal est généralement petit; sa longueur n'est que celle de la courte distance qui sépare l'estomac , quand il existe, de l'anus; ou bien celle qui sépare la bouche, quand il n'y apas d'estomac, du dernier anneau de l'abdomen, dans lequel Tamis est toujours percé. Cette longueur est donc moindre dans les brachhtres , qu'on pourrait appeler brachigas très, que dans les macroures oumacro^ g astre s.

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