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De l'appareil respiratoire externe

Il y à aussi quelques différences dans les stigmates entre les familles ou les genres de cet ordre.

Les criquets et les truxales ont une paire de stigmates sur les côtés du mésothorar. tandis que les spectres apteres en manquent dans cette partie; mais ils en ont deux paires dans le métathorax.

En général les stigmates thoraciques sont très-grands dans les orthoptères.

Les locustes ont deux valves qui ouvrent ou ferment ces glottes, et qui sont mues chacune par un muscle particulier (1).

Les sauterelles ont sept paires de stigmates abdomipaux, situés de chaque côté de la face inférieure de cette partie, sous les segments dorsaux et en dehors des segments ventraux, qui sont plus étroits. C’est une disposition contraire à celle des colcoptères. ]

G. Dans les Hémiptèrcs. [Cet ordre d’Insectes à demi-métamorphoses ne nous offrira, comme le précédent, aucune différence entre l'état de larve ou de nymphe, et l’état parfait.

1° De l'appareil respiratoire interne.

Les trachées sont tubulaires seulement, ou vésiculaires en même temps, selon les familles.

(4) Voir Règne animal, pl. 1, fig. 44 et 44 a.

492 xxx° LECON. SECT. II. RESPIRAT. DES ANIM. ARTICULÉS.

Dans celle des Géocorises, les genres qui ont quatre articles aux antennes ( ligée, corée, syrtis, arade) n’ont que des trachces tubulaires.

Elles sont vésiculaires dans les scutellères ct les pentatômes, qui ont cinq articles aux mêmes antennes.

Ce rapport entre la structure des antennes et celle des trachées, saisi par M. Lcon Dufour, doit rappeler un rapport analogue que nous venons de signaler chez les Orthopteres, et que M. Marcel de Serres à le premier indiqué.

Chez les Hémiptères de cette dernière catégorie, il peut n'y avoir de vésicules que dans l’abdomen. On en trouve six paires (1), dont chaque vésicule, placée près d'un stigmate, en reçoit l'air par un fil trachéen, et de laquelle les trachées artérielles se répandent dans les parties voisines.

Dans d’autres cas, les vésicules sont plus nombreuses, placées irrégulièrement, et elles interceptent les ramifications qui partent des deux grands troncs latéraux. Les trachées du thorax en ont aussi.

Les Amphicorises de M. Léon Dufour, qui comprennent le genre Æydromêtre, de Latreille, n’ont que des trachées tubulaires. Elles sont peu nombreuses et capillaires : aussi plusieurs insectes de ce groupe sontils aptères,

Les trachées sont de même tubulaires dans des Æydrocorises, et leurs dernières divisions y forment un chevelu d’une finesse extrême. Ces hémiptères (du moins

(4) Recherches sur les Hémiptéres, par M. Léon Dufour. Mémoire de l'Académie des Sciences, Savauts étrangers, t. v, pl. xvanr, fig. 494 ct195 a.

les nèpes et les ranatres) ont de grands sacs musculomembraneux situés dans leur thorax, qui sont évidemment des réservoirs d’air, dont les uns renferment des trachées tubulaires et capillaires seulement, etles autres des trachces vésiculaires.

Les nèpes etles ranatres n’ont de stigmates ouverts et communiquant à l’intérieur que la dernière paire abdominale, comme les larves d'hydrophiles, ete, De chaque stigmate caudal part un tronc trachéen, qui s’avance le long de FPabdomen de chaque côté. À la hauteur des stigmates postiches abdominaux, ce tronc fournit un tronc secondaire, qui va joindre ce stigmate fermé. C’est de ce tronc secondaire que partent deux branches ; l'une, qui se ramifie dans les organes; l’autre, qui se dirige transversalement à la rencontre de la branche correspondante, avec laquelle elle se confond sur la ligne médiane (1).

Dans la seconde section de cet ordre, celle des ÆTomoptères, on trouve des trachées vésiculaires et des trachées tubulaires.

Les Cicadaires, qui en forment la première famille, ont des trachées vésiculaires, avec des vésicules nom breuses et très-petites. Une seule paire, assez étendue, - s'observe dans le thorax.

La deuxième famille, celle des Aphidiens, n’a que des trachées tubulaires.

Les micrographes n'ont pas fait connaître encore, que je sache, les trachces des Gallinsectes, qui forment

(4) Voir pl. xv1nr, fig. 492-200 , du travail déjà cité de M. Léon Dufour.

494 xx1x° LEÇON. SECT. II. RESPIRAT. DES ANIM. ARTICULÉS.

la troisième et dernière famille de cette section et de cet ordre.

2° De l'appareil respiratoire externe.

Les stigmates abdominaux, qui constituent la plus grande partie de cet appareil, sont placés à la face ventrale, dans la partie coriace des téguments, et non à la face dorsale et dans une bande molle de la peau, comme chez les coléoptères. 11 y en a communément six paires, rarement cinq ou sept. Ces stigmates sont ronds, très-petits, circonscrits par un péritrème de même forme.

Ï n’y a qu'une paire de stigmates thoraciques, qui manquent ici de péritrème, et que les pièces du thorax seules circonscrivent. Chacun de ces stigmates est ouvert entre le bord postérieur du mésothorax et le bord antérieur du métathorax. Ces bords, ordipairement contigus, sont garnis de cils courts qui se croisent.

Tous les stigmates des Cicadaires, au nombre de six paires, sont de même sans péritrème. F

M. L. Dufour, d’ailleurs si exercé dans l’étude de l'anatomie des insectes, n’a pu voir les stigmates des Aplhidiens.

Le même savant a fait connaître en détail appareil respirateur extérieur des nèpes et des ranatres. Deux longs siphons, au moyen desquels ces insectes viennent puiser l'air atmosphérique à la surface de l’eau, se prolongent de chaque côté, comme deux soies, d’entre les segments du dernier anneau abdominal. Chacun de ces appendices est composé de deux moitiés de cylin-

dre cannelées, adaptées l’une contre l’autre. La base élargie de ces deux pièces de chaque siphon est située entre le segment abdominal et le segment dorsal du dernier anneau du corps. Ces pièces sont d’ailleurs bien garnies de poils pour préserver leur cavité de l'entrée de l'eau. C’est au fond de la gouttière qu’elles interceptent, que se voit un stigmate rond, qui conduit immédiatement dans le grand tronc trachéen latéral que nous avons décrit.

Les premier, troisième et sixième segments abdominaux ne montrent aucune trace de stigmate. On en voit trois paires qui se suivent aux troisième, quatrième et cinquième de ces segments ; mais ils sont fermés par un diaphragme dont la surface est marquetée de points brillants. Ce diaphragme doit intercepter complétement l’accès de l’eau et même de l'air. Ces traces d’un plan général sont une nouvelle preuve de la constance de ce plan, malgré les modifications qu’exigent les différents genres de vie, dans un organisine arrangé, constitué d’après cette pensée prédomirante. |

H. Dans les Névroj'terc:.

[ Beaucoup de Névroptères présentez! Ce Srandes différences dans l'appareil de respiration, suivant qu'on l'étudie dans la larve etla nymphe,ou dans l'état parfait. Ces grandes différences se montrent priacipalement dans la partie de cet appareil chargée de verser l'air respirable dans le système respiratoire interne. Elles ont lieu lorsque, dans ses deux premiers états, le genre de vie de l’insecte est aquatique ; elles sont surtout marquées chez les larves qui restent constamment

plongées dans l’eau, et ne viennent pas même respirer à sa surface. Il fallait à ces larves, qui ont cependant des trachées aériennes, un appareil pour séparer de l'eau, l'air qui circule et se renouvelle dansces trachées,

et qui ne cesse de les remplir. Cet apparcil est une sorte.

d’organe intermédiaire entre la branchie proprement dite, qui prend aussi l'air dans l'eau, mais dans laquelle il se mêle, ou se combine immédiatement au fluide nourricier, et l'embouchure de la capacité pulmonaire ou trachéenne, qui communique médiatement, ou s'ouvre directement dans le grand réservoir atmosphérique.

Nous désignerons cet appareil, décrit dans plusieurs ouvrages sous le nom de branchie, que Latreille appelle fausse branchie, dans ie Règne animal, sous les noms de branchie pneumatique, qui expriment avec justesse ses caracteres fonctionnels.

° De l’apparcil respiratoire interne.

a. Dans les Névroptères à l’état de larve.

Les Insectes de cet Ordre n’ont que des trachées tubulaires dans ce premier état.

Chez les libellules, qui appartiennent à la première section, ou à la première famille de cet Ordre, il existe, dans les larves et les nymphes, quatre troncs principaux, qui règnent dans toute la longueur du corps, et quirecoivent l'air par un appareil branchio-pulmonaire, qui sera décrit dans le paragraphe suivant. ]

Deux de ces troncs sont énormes, et paraissent ne

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