PRE. SES MS ME VE
ART. [l: DES REINS. 265 ayoir quelque influence, aucun petit marumifere terrestre n'ayant les reins divisés à l’état adulte ; tandis que quelques-uns des grands mammifères terrestres conservent, dans ce dernier état, les divisions de l’embryon.]
Dans plusieurs animaux (le lion, le bœuf) les reins ont, au lieu d’une échancrure, une fosse, plus ou moins profonde, à leur surface inférieure, creusée près de leur bord interne , et qui sert au même usage que la première, c'est-à-dire qu'elle renferme le bassinet ou le commencement de l’uretère, et que c'est par elle que sortent ou entrent les vaisseaux sanguins. Dans les phoques cette fosse est placée dans l'épaisseur du bord interne ; c’est une simple fente dans le dauphin et le marsouin. |
Nous verrons bientôt que-dans les animaux dont les reins sont très-divisés, ce sinus n’est plus exclusivement le rendez-vous commun des vaisseaux sanguins et excréteurs.
Les limites des deux substances sont généralement bien tranchées ; cependant cela n’a pas lieu dans l'éléphant ; la substance de chaque rein, extrêmement molle, contre l'ordinaire, présente des stries blanchätres qui vont en divergeant; des mamelons vers la circonférence se perdent à peu de Gistance de la surface, et forment le seul caractère apparent propre à distinguer la substance corticale de la médullaire.
[M. J. Muller n'a vu les tubes urinaires devenir flexueux que vers la surface du rein du cheval. En rapprochant cette observation de la précédente, nous sommes disposés à regarder la substance corticale comme très-mince dans l’un et l’autre cas. |
566 xxx1° LEÇON. DE L'URINE ET DES ORGANES URINAIRES.
Il parait en effet que les deux substances n'ont pas toujours la même épaisseur relative. La corticale, par exemple, n'avait que le tiers du diamètre transversal du rein, compris entre l’'échancrure et le point opposé de sa surface, dans le tigre, le sarigue ; cette mesure était réduite au quart dans l’alouatte, à un septième dans l’ichneumon ; elle était d’un demi dans les coatis, les phalangers, le daman, etc. Eïle avait presque cette proportion dans les petits reins de l'ours.
La substance médullaire ne se termine pas constamment par des mamelons. Il est des animaux chez lesquels la surface qui transsude l'urine, s’il est permis de s'exprimer ainsi, au lieu de former une ou plusieurs saillies semblables, est au contraire unie et concave. Tels sont les chats, les chiens, les phalangers, les tatous, etc. Cette disposition ne change rien à la structure de cette partie, qui est toujours plus pâle que le reste.
On ne trouve souvent qu’un seul mamelon, le tenrec, les coatis, l'orang-outang, le cahitriche (d’après M. Owen et Martin); beaucoup de Rongeurs, entre autres l’écureuil, le lièvre, le cochon d'Inde, le capromys (d’après M. Owen); dans le daman parmi les Pachydermes. W y en a deux dans quelques rats ; on en compte un pour chaaie petit rein dans les ours, la loutre commune , les phoques, les Cetacés. Il n'y en a que trois dans l'éephant. Il y en a quatre dans l’échidné ; cinq dans le hérisson.
L'existence des calices ou des entonnoirs est subordonnée, jusqu’à un certain point, à celle des mamelons et à leur nombre. Lorsqu'il n’y a qu’un mamelon, ou qu’ils manquent entièrement, le bassinet se trouve confondu avec le seul calice qui pourrait exister. Il embrasse tout le contour de la surface qui transsude