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Parmi les Ophidiens, on trouve encore une vessie

| (4) Nous avions déjà constaté son existence ou son absence, dans nos recherches pour ia première édition, dans ies genres et Jes families que nous venons d'indiquer ; sauf chez les lézards,

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urinaire dans la famille des Anguis. Nous en avons vu une très-considérable dans le scheltopusick de Pallas..]

Cet organe manque dans tous les rais serpents, chez lesquels, comme il a été dit, les uretères sont simplement dilatés, près de leur terminaison, en une vésicule ovale.

[Les Cécilies, qui, plus encore queles Anguis, se distinguent, sous bien des rapports, des vrais serpents, montrent de nouveau une vessie urinaire ; elle est même bilobée, comme chez les Batraciens anoures, du moins l’avons nous-trouvée de cette forme, avec le lobe droit plus petit, dans la cécilie & ventre blanc.

4. Les Batraciens, avons-nous déjà dit, ont tous une vessie urinaire. Chez les grenouilles, les crapauds et les tritons elle est divisée en deux lobes sphériques, comme chez quelques Chélouiens; ce qui n’est plus chez les reptiles suivants.

La vessie urinaire est petite, oblongue ou pyriforme dans le menopoma aileghaniensis ; elle est longue, srèle, en massue dans l’amphiuma tridactylum (1); elle est oblongue dans l’axolot!, le menobranchus lateralis, le protée et la sirène. ] l

Nous ferons remarquer, avant de terminer cet article sur la vessie urinaire des reptiles, que chez tous elle reçoit l'urine par son col où par un commencement d'urèthre, et qu’elle s'ouvre immédiatement dans le cloaque par ce très-court canal.

[C'est sans doute cette insertion reculée des uretères, déjà très-sensible dans l'échidné et l'ornithorkynque,

(4) Sur le genre de Reptiles Batraciens nommé amp'iama ; mémoire lu à l'Acad, des Sciences, en novexmb. 4826 , par le baron Cuvier.

ART. LI. VESSIE URINAIRE DES VERTÉBRÉS. 603 parmi les mammifères, qui a fait méconnaître le réservoir des urines chez les Batraciens. Mais l'analyse chimique du liquide qu'il renferme rend indubitable qu'il recoit le produit de la sécrétion des reins. ]

D. Dans la classe des Poissons.

1. Chez les Poissons osseux. KRelativement à l’existence de la vessie urinaire dans cette sous-classe, nous avions dit, dans notre première rédaction, que dans la plupart des poissons osseux les deux uretères se dilatent à quelque distance de leur terminaison, et se confondent en un large canal qui tient lieu de vessie. [ C’est que nous avions souvent observé que l'insertion des uretères (ou de l’uretère unique) a lieu au fond ou au sommet de ce réservoir. |

Nous avions encore remarqué que le volume de la vessie urinaire est ordinairement très-petit, et que ses parois sont minces et peu musculeuses.

Enfin nous avions observé, relativement à son issue, que c’est par une ouverture séparée de l'anus , et plus en arrière, que la vessie verse l’urine au dehors.

[Il nous reste à ajouter quelques détails sur ces principales circonstances d'organisation : L'existence de la vessie urinaire dans cette sous-classe, sa forme, sa structure et sa capacité relative; ses rapports avec les reins ; son issue au dehors,

a. Existence, forme, capacité, structure de la vessie urinaire.

Parmi les Æcanthoptéryziens, la vessie urinaire parait manquer dans le sil{ago acute, le platycéphale insidiateur,

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le pogonias fasciatus , le maquarie de la Nouvelle-Hollande, le bogue commun, le callyodon brûlé (à).

Parmi les Acanthoptérygiens abdominaux, la loche d'étang en est dépourvue.

Dans ces cas rares, si on les compare aux nombreuses espèces dans lesquelles on a constaté l'existence de la vessie urinaire, les uretères se réunissent en un seul canal qui se termine dans le bord postérieur du cercle de l’anus ou même au-delà.

Lorsqu'il y a une vessie urinaire, et c’est le cas de l'immense majorité des Poissons osseux, sa forme et sa capacité varient beaucoup. ainsi que sa structure; qui est à parois minces et transparentes, ou denses et musculeuses.

À tous ces égards nous n’avons pu encore assigner à cet organe de caractères constants, par lesquels il se distinguerait dans certaines familles.

Sa capacité n’est pas toujours en raison du volume des reins, comme on pourrait le présumer. De grands reins peuvent se rencontrer avec une tres-petite vessie urinaire, une grande vessie urinaire avec de petits reins.

Parmi les Acanthoptérygiens, elle est oblongue, de grandeur médiocre dans la perche fluviatile; petite, à parois assez épaisses dans le bar; assez grande, cylindrique dans le gramiste oriental ; assez longue dans la vive; d’un volume médiocre, à parois épaisses, dans l’uranoscope commun ; petite, un peu fourchue dans l'uranoscope à gros barbillons; petite dans le surmulet ;

(4) D'après MM. Cuvier et Valenciennes, Histoire Naturelle des Poissons, t. 4-4, et pour les citations ci-après, des poissons étrangers , p. 605 el 606.

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volumineuse, à parois minces, dans le trigla hirundo, le dactyloptère commun, le cottus scorpio, qui l’a simple; tandis qu’elle est profondément divisée en deux grosses cornes, dans le grand chaboisseau à dix-huit épines et le cottus quadricornis ; ce dernier a méme une des cornes de sa vessie urinaire beaucoup plus grande que l’autre, comme cela se voit chez les émydes, parmi les Chéloniens.

On trouve dans les sébastes d’autres différences, d’une espèce à l’autre; celui de Worwége à la vessie trèsgrande et musculeuse; le sébaste de la Méditerranée, au contraire, a ce réservoir petit, ainsi que les reins.

La vessie urinaire est considérable, arrondie, sim-

|ple, dans la synancée horrible; on la trouve bifurquée dans la synancée brachion.

L’épinoche demi-cuirassée V’a petite ; le gastré l’a médiocre. Le lethrinus bungus l'a grande et divisée en deux longues cornes. Elle est triangulaire dans la can- | thère commune ; assez longue, à parois minces, dans le

À érépane peigne; petite, étroite, cylindrique dans l’espadon , la dorée commune, la blnnie gattorugine , qui l’a |très- longue, ainsi que lé ciinus argenté. Elle est grande | et cblongue dans la baudroye ; trés-crai dans la | malthée vespertilion ; fourchue dans le batrachoide gro= | gnant; grande et lobée dans le crénilabre paon. Pare les Malaroptérygiens abdominaux, la vessie | urinaire est petite, ovale dans les Cyprins; elle est très- | grande dans le silurus glanis.

| Parmi les Malacoptérygiens subbrachiens , elle est bi- | furquée dans les Gades, simple dans les Pleuronectes, le | cycloptère lump , chez lequel elle est petite, globuleuse, à parois fort épaisses.

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Parmi les Plectognathes, le poisson lune à la vessie urinaire Hrndes à à parois très-minces.

Ces exemples, que nous pourrions beaucoup multiplier, sufliront pour prouver que la forme de la vessie urinaire, caractéristique pour certaines familles, ou certains genres naturels, peut varier cependant d’une espèce à l’autre; qu'il en est de même de son volume relatif, et de sa structure plus ou moins musculeuse.

b. Znsertion des uretères dans la vessie urinaire. L'insertion des uretères n’est pas moins variable. Cette insertion peut se faire au fond de la vessie par un seul uretère, ou par les deux uretères collés l’un contre l’autre. C’est cette insertion directe que l’on rencontre assez fréquemment (dans le rotengle, parmiles Cyprins ; la plie, la sole, parmi les Pleuronectes) et la petitesse relative de la vessie urinaire, qui nous avait fait dire, mais d’une manière trop générale, que les uretères réunis se terminent par une dilatation qui tient lieu de vessie. Cette apparence est, entre autres, très-marquée dans le trachinote glauque. L'insertion directe peut avoir lieu pour chaque uretère au sommet des deux cornes du croissant que figure la vessie, comme dans la liche amie.

Dans d’autres cas, l'insertion directe de l’uretère se fait entre la bifurcation ou les deux cornes qui divisent la vessie.

L’uretère ou les uretères sont entièrement cachés par les reins, lorsque ceux-ci s'étendent jusqu'à la vessie.

On a observé, dans ce cas, que plusieurs canaux urinaires partent de chaque rein pour s’insérer immédiatement dans ce réservoir (1).

(4) M. Toussaint, Mém. cité, tabl. 11, fig. 2, dans le gasterosteus spinachia.

Lorsque la vessie est transversale, et que luretère se termine au milieu de son bord antérieur, c’est encore une insertion directe.

Mais elle devient indirecte, lorsque la vessie se porte, par son fond, plus en avant que cette insertion. La vessie

forme alors un cul-de-sac d'autant plus profond que la terminaison de l’uretère se fait plus en arrière (4).

Je ne connais pas de cas cependant où elle ait lieu près du col ou dans le col de la vessie, encore moins dans l’urèthre, sauf peut-être dans le zoarcès vivipare, où l’uretère se termine dans une petite vessie, très-près de son orifice externe.

c. L’issue de la vessie se voit le plus souvent immediatement derrière celle des organes de la génération, quiest de même en arrière de l'anus.

Le court canal de l’urèthre qui y conduit n’est que le col un peu prolongé de ce réservoir.

Par exception, dans l’oblude commune, V'urèthre se termine dans le rectum, tout pres de l’anus.

Dans le clinus sourcilier, V'uréthre aboutit dans une sorte de papille, en arrière de l’orilice des canaux déférents.

Je trouve, dans mes anciennes notes de 1805, que dans le cycloptère lump, la vessie s'ouvre dans une papille creuse, faisant saillie au dehors, en arrière de

l’anus (2).

(4) Un long uretère, provenant de deux reins très-avancés, vient s’insérer un peu au-delà du fond d’une petite vessie pyriforme, dans le thon commun. (Sur le Réseau admirable artériel et veineux du foie dans le thon, par MM. D.S. Eserricht et J. Müller. — Berlin, 1836, tab. 1m, fig. 6.) — (2) M. Toussaint l’a figurée, tabl. 11, 2, d.

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C’est généralement dans une très-petite papille extérieure que l’urêthre se termine. |

2. Chez les Poissons cartilagineux. Parmi les see de cette sous-classe, nous avons dit, dans notre première édition, mais d’une manière trop générale, que les raies et les squales manquent de vessie, et que les uretères s’y terminent au cloaque.

[ Hâtons nous d'ajouter d’abord, que ce n’est jamais

immédiatement dans le cloaque que cette terminaison a lieu , mais dans une sorte de vestibule, où viennent se rendre aussi les canaux déférents, dans les mâles, et qui s'ouvre par un seul orifice, à l'extrémité d’une papille plus ou moins saillante à la paroi supérieure et médiane du cloaque. C’est ce vestibule qui a été décrit tout récemment dans le squale glauque, pour une vessie urinaire (1). C’est encore ce vestibule, à ce que je présume, qui à été désigné dans le squale pélerin sous le nom de cloaque supérieur (2).

Mais il y a souvent dans les squales et surtout dans les raies, outre cette cavité intermédiaire, sorte de canal de l’urèthre plus ou moins dilaté, une seule ou deux vessies, que je ne puis m'empêcher de considérer, surtout dans ce dernier cas, comme appartenant au système urinaire. On observe même à cet égard des différences sexuelles très-remarquables.

Quand il y a deux vessies, elles débouchent chacune dans le vestibule, entre le canal déférent du même côté,

(1) M. Toussaint, Note sur le système urinaire du squale glaucus. Bulletin des Sciences Naturelles de Neerlaude, année 1839, p. 314,— (2) Par M. de Blainville, anatomie du squale pélerin, Annales du Muséum d'Histoire Naturelle, t. xvil1; Paris, 4811-4812,

na enie

en dedans, et l’uretère en dehors. C’est ce que j'ai vu dans l’aiguillat.

Cette disposition fait qu’on a autant de raison de prendre ces vessies pour des vésicules séminales (1) que pour des vessies urinaires (2).

Mais dans la raie batis mâle, ces deux vessies recevant immédiatement les canaux urinaires ou les uretères de leur côté, quoique assez près de leur col, ou de leur terminaison dans le vestibule, on ne peut plus douter de leur fonction.

Dans la femelle de Ia même espèce il n’y en a qu’une, composée, à la vérité, de deux lobes pyriformes beaucoup plus grands à proportion que chez le mâle, adhérents à la face supérieure du cloaque, qui ressemble, par son développement, à une matrice; ces lobes vésicaux sont réunis par un pédoncule commun transversal, qui s’ouvre, par sa partie moyenne, dans la papille creuse qui se voit à la paroi supérieure et médiane du cloaque.

Les reins, ayant l'apparence d’un ruban plissé en manchette, dépassent cette vessie en avant et en arrière. Les huit à dix canaux urinaires qui en sortent convergent en avant et en arrière pour se réunir à deux troncs qui percent le côté correspondant de la vessie près de son pédoncule.

La raie bouclée mâle à, comme l'espèce précédente, deux petites vessies urinaires, ayant chacune leur orifice distinct et séparé dans le vestibule ou la papille du cloaque.

(4) Comme l'a fait M. de Blainville pour le squale pélerin. (2) £v. Home les avait décrites, dans la même espèce, comme les analogues de la vessie urinaire,

nt 610 xxx LEGON. DE L'URINE ET DES ORGANFS URINAIRES.

In'yena qu'une petite dans la raie ronce femelle, en forme de croissant, recevant chaque uretère dans le sommet de ses cornes, qui sont dirigées en avant (1). Un canal à parois musculeuses (le vestibule ou le creux. de la papille) sort du milieu de sa convexité, pour se terminer dans le eloaque, après un court trajet. |

La chimère femelle, de la Méditerranée, a une vessie. urinaire simple oblongue située au-dessus des oviductes, recevant l'urine de petits reins, courts, étroits et divisés en petits lobes, et s'ouvrant par un petit orifice qui se ; voit à l’extérieur dans la ligne médiane du corps, en : arrière de ceux des oviductes.

Les Suceurs n’ont pas de vessie urinaire. Dans {a lam- | proye de rivière, les uretères se réunissent en un seul F et très-court canal. Dans la lamproye marine, ils aboutissent séparément dans une papille cônique saillante, chez les femelles comme chez les mâles, dans laquelle s'ouvrent encore les deux canaux péritonéaux qui y diri-" gent les œufs ou la laite. Cette papille est placée dans une fossette où s'ouvre l'anus, mais plusen avant,

La vessie urinaire, comme on le voit, n’est plus qu’une partie accessoire des voies urinaires, dans les. trois classes des ovipares.

Chez les Poissons, où elle existe cependant très-généralement, elle est devenue, par sa petite capacité, mal . gré le grand développement des réins, un réservoir peu important, dans lequel l'urine séjourne très-peu de temps. Aussi, est-il fréquent de n’y pas rencontrer. d'urine ; cependant M. Toussaint annonce l'avoir trou-.

' (4) M. Toussaint, Mém, cité, tabl, 4, fig. 2, e. b, et fig. 3,

ART. IV. DANS LES ANIMAUX SANS VERTÈBRES. 611 vée pleine dans les pleuronectes, Je zoarcès vivipare et l’anguille. I a même découvert un ca ul urinaire dans la vessie de ce dernier poisson. Le même anatomiste a vu, dans le squalus glaucus , les uretères remplis d’une urine abondante, de couleur blanc- -jaunâtre ayant, par cette couleur ét par sa consistance, l'apparence du

sperme (1).]

ARTICLE IV

[ De l'urine et des organes qui la séparent du fluide nourricier, ou la tiennent en réserve, dans les trois Types des Mollusques, des Animaux articulés et des Zoophytes.

Dans ces organismes, de plans si différents entre eux, qui s’éloignent bien plus encore du type des animaux vertébrés, on n’a plus, pour se diriger dans la étermination d’un organe remplissant une même fonction , la ressemblance de forme et de structure, i la position absolue ; souvent même la position relaive est changée, et conséquemment les connexions le sont aussi.

Relativement à l'appareil urinaire, dont nous cher- “hons à compléter l'histoire anatomique, il n’y a que leux caractères essentiels qui peuvent conduire sûrenent à cette détermination. Le premier est un carac-

(4) Tijdsehrift voor Naturlijke Geschiedenis en Physiologie, tom, vit, p. 200,

ère de structure; it faut que l'organe présumé rem--

RH

612 xxx1° LEÇON. DE L'URINE ET DES ORGANES URINAFRES.

plissant la fonction d’un rein, ait un canal excréteur pour porter au dehors l'humeur qu'il aurait prise du. fluide nourricier. Cette humeur devrait contenir de. l'urée ou de l’acide urique ; tel serait le second earactère, tout chimique, auquel on reconnaîtrait l'appareil urinaire. 4

Nous examinerons, dans les paragraphes suivants, jusqu’à quel point ces deux caractères ont pu conduire à la connaissance de cet appareil, dans les trois types . des animaux inférieurs ; et nous distinguerons avec soin, dans cette courte revue, les faits positifs des con-. jectures.

$ 1 De l'urine et de son appareil de sécrétion dans le Type des Mollusques.

À. Dans les Céphalopodes.

p. 361, 564 et 565, ces singuliers organes d'apparence À glanduleuse, qui entourent les principaux troncs vei= neux, dans les Céphalopodes, Dans le présent volume (p. 555) nous les avons plus particulièrement décrits comme des branchies accessoires. Il faut se rappeler que le fluide respirable, l'eau dans laquelle vit l'ani= mal, peut passer facilement de la cavité branchiale, par des canaux péritonéaux, dans les cavités dites veineuses, quirenferment ces troncs veineux etces organes singuliers. M. Mayer, de Bonn (1),considèreces cavités,

(4) Choix de Ménouces d' Anatomie comparée : Bonn, 1855 ; en allemand,

ART. IV. DANS LES ANIMAUX SANS VERTÈBRES. 613 ainsi que nous l’avons dit, comme des réservoirs d'urine. et ces corps d'apparence glanduleuse qui enveloppentles veines-eaves ou leurs branches, comme des reins. Ces conjectures, fondées sur des analogies, aussi bien que notre manière d'envisager ces mêmes organes comme des instruments accessoires de respiration, ne pourraient devenir des propositions réellement scientifiques, qu'après une analyse de l'humeur contenue dans ces poches veineuses, et la découverte constatée de l’urée, ou de l'acide urique, dans cette humeur, Jusque à, nous continuerons de la supposer de même nature ue celle qui a servi, ou qui doit servir, à la respiration. Ce qui me fait encore repousser, a priori, l'hypothèse de M. Mayer, c'est le chemin que devrait nécessairement rendre cette urine pour sortir de ses réservoirs, à travers les sacs qui contiennent les organes de la respiraion ; elle altérerait trop profondément, dans les interalles supposés de sa sortie, le fluide respirable, et auirait à cette fonction importante.

On a encore déterminé la vessie à encre de la sèche + des autres Céphalopodes que nous avons décrite à l’ocasion du foie, et dont nous avons indiqué les analoes avec la vésicule cystique des vertébrés (£. V, p. 85 t 86), comme l'appareil urinaire de ces animaux (1). our changer cette conjecture en certitude, il faudrait ine analyse de l'encre de la seiche, qui est encore à lésirer, du moins à ma connaissance.

Nous n’avons donc aucune certitude sur l'existence

(1) M. de Blainville, Dictionnaire des Sciences Naturelles, article Seiche, L8, p. 270 et 277.

614 xxxr° LEÇON. DE L'URINE ET DES ORGANES URSS

des reins, ou d'un appareil urinaire dans les Céphalo= podes. Encore moins,

b. Dans les Ptéropodes.

c. Quant aux Gastéropodes, la détermination de l’appareil urinaire due à M. J'acobson (1) me paraît incontestable. Ce savant a découvert de l’acide urique dans. l'organe sécréteur de la viscosité, ainsi désigné par: M. Cuvier. Cet organe, dans la fimace et le colimacon (2), situé autour du cœur et du péricarde, est un sac triangulaire, divisé intérieurement par de nombreux replis lamelleux. Il a un canal excréteur qui longe le rectum. et vient s'ouvrir au dehors près de l’anus et à côté de l'orifice du poumon.

Déjà, en 1815, Wohlich avait eu l’idée que le sac calcaire des ststéropodes devait être considéré comme rérpi(9). "4

Un organe analogue se retrouve, sous d’autres for mes, dans beaucoup de mollusques (4).

Ainsi, chez les aplysies, la glande qui se trouve dans l'épaisseur des téguments qui entourent la coquille, et forment avec elle l’opercule des branchies, cetteglande, dis-je, qui sépare la pourpre, répond à l'appareil que. nous venons de décrire chez la limace et le colimaçons, Reste à savoir s’il y a ici une excrétion d’urée ou d? acide. : urique?

Les doris ont quelque chose d’analogue à ce que |

(4) Sur l’existence des reins dans les animaux mollusques, Journal de Physi= | que ct de Chimie, t. 91. Paris, 4820. — (2) Cet organe et son canal excréteur | sont représentés dans les dl de M. Cuvier : 4° Sur la limace et le colimacon, pl. 1, fig. 2614, hi; 2° sur le turbo , pli, fig. 7, p. 9; 3° Sur le buc= cin, pl. 1, fig. 6. — (3) Cité par Mechel dans les Archives de Physiologie, pour 4822, p.472. — (4} M. Cuvicr, Mémoire sur la limace et le colimacon, p. 2641

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