ARS
nous verrons, dans le paragraphe suivant, chez les aranéides. C’est un canal qui se ramilie dans le foie, et dont l'issue est près de l'anus (1). Porterait-il au dehors une partie de la bile? ou bien y verserait-il de l’urine ? Ce sera encore à la chimie à répondre à cette question.
M. Cuvier a aussi conjecturé qu'une vessie à long col, qui existe dans tous les Gasteéropodes, et même dans les clios, et dont le canal excréteur aboutit au conduit commun de la génération, pourrait être une vessie uripaire. Mais il se demande, dans ce cas, où serait le rein (2).
Ilrevient d’ailleurs sur les usages de cette vessie dans son mémoire sur la lémace et le colimagçon (5), annonce qu’elle renferme une substance concrète d’un brun rougeâtre, à peu près de la consistance du savon, et remarque que la longueur de son canal est proportionnée à celle de la verge. Nous la décrirons avec les organes de la génération
Treviranus (4) adopte la première conjecture de M. Cuvier, et se fonde sur une erreur d'anatomie, celle qu'il existe un canal de communication entre le sac calcaire et le canal excréteur de cette vessie; tandis que ce prétendu canal est un petit musele (5) qui se rend à l'extrémité du canal excréteur de cette vessie. La détermination de l’appareil urinaire des Gastéro-
(4) Voir notret. v, p. 95.— (2) Mémoire sur le genre Aplysie, p. 21, et pl. 1v, fig. 2. — (3) Page 20 et 21, — (4) Phénomènes ct Lois de la Vie Organique ; Bremen, 1833, t. 11, deuxième partie, p. 29. — (5) Voir à ce sujet M. C. Verloren, De organorum genérationis structura in Mollusris, ete., p. 35, note 4; Lugduni Batavorum , 1837, iu-4”.
616 xxxI° LEÇON. DE L'URINE ET DES ORGANES URINAIRES.
poces, adoptée par M. Carus, dans laquelle est comprise
à la fois le sac calcaire ei la vessie génitale, tient à l’idée
énoncée de cette communication présumée entre ces deux organes (1).
d. Chez les Mollusques A céphales on regarde comme appartenant à l'appareil urinaire, un organe spongieux
et ovalaire, coloré en vert, situé sous le cœur et dont
la cavité s'ouvre, par une petite fente, prés de l’orifice de l'ovaire (2). C’est une simple conjecture ; je ne la rapporte que pour compléter cette esquisse.
S Il. De l'urine et de ses organes de sécrétion dans le Type des Articulés.
Dans l’état actuel de la science, on n’a indiqué, parmi les quatre classes des animaux articulés, que celles des Arachnides et des Fnsectes, comme pourvues des organes de la sécrétion urinaire. |
a. Les ramifications des organes présumés de cette sécrétion, sont entremélés dans la masse du foie, chez les aranéides ; elles aboutissent à deux canaux qui vont se terminer vers la fin du canal intestinal. Nous en avons parlé (t. V, p. 554.) Duges les a représentées, dans la mygale maconne, se terminant dans la jonction de l’intestin grêle avec le cœcum. Ce sont les mêmes
canaux que nous avons décrits, avec doute, dans ces
mêmes mygales, comme des tubes biliaires (3). (Voir notre t. V, p. 556 et 557, et note 1 de cette dernière page. )
(1) Traité élémentaire d’Anatomie Comparée, t. 111, p. 278. — (2) Voir ‘Freviranus, Journal de Physique, t. 1, p. 53. — (3) Nouvelle édit. du Aégne animal, Arachnides, pl. 5, fig. 6 et 7, h. h.
Les scorpions ont des tubes semblables, se terminant très en arrière dans la portion du canal alimentaire qui oceupe le dernier anneau de la queue, et paraissent devoir y verser une humeur excrémentitielle analogue à l'urine. ( Voir encore notre t. V, p. 555 et 556.)
b. Parmi les tubes ou les vaisseaux annexés au canal intestinal, que nous avons fait connaître comme les organes sécréteurs de la bile, chez les {nsectes (1) il y en a qui sont chargés de la sécrétion urinaire. Plusieurs observations sur la composition chimique de cette sécrétion le prouvent incontestablement.
Brugnatelli (2) avait annoncé avoir trouvé de l’urate d’ammoniaque dans la matière que rejette par l'anus le bombyx du mürier, au moment de sa dernière métamorphose. Il était permis de supposer que cette matière urinaire provenait d’une partie des vaisseaux réputés biliaires de cet animal. C’est sans doute ce qui avait fait dire à Rengger (5) que les deux appareils biliaire eturinaire ne sont point encore séparés chez les Znsectes.
Gérold, partageant cette idée, recueillit dans les tubes sécréteurs, présumés biliaires, du ver à soie, assez d’humeur pour l’analyser. M. urzer y trouva, comme Brugnatelli dans les premiers excréments du papillon, de l’urate d’ammoniaque, de l’acide phosphorique, du carbonate de chaux et une matière animale (4).
Une circonstance singulière dans la production de l'urine des insectes ou de leurs concrétions urinaires,
(4) Voir notre t. v, 557-367. — (2) Giornale di Fisica, etc., t. vin, p. 43; Milano, 4815. — (5) Recherches physiologiques sur les Insectes, Tubingen, 14817: — (4) Archives de Physiologie de Mecke!l, pour 1818, p. 243.
618 xxx1° LEÇON. DE L'URINE ET DES ORGANES URINAIRES.
c’est que dans plusieurs cas, ce n’est pas dans les tubes dont la terminaison est rapprochée de l'anus, mais « dans ceux qui ont leur insertion près du pylore qu'on :
a découvert cette matiere.
Ainsi, M. Chevreul à reconnu l'existence de l'acide urique, de l’ammoniaque et de la potasse dans la matière recueillie par M. Strauss, dans les canaux biliaires du hanneton; ces tubes cependant ont leurs deux insertions autour du pylore, et non l’une des deux au gros intestin, comme cet anatomiste avait cru le voir.
M. Audouin à publié une observation intéressante de calculs d'acide urique recueillis par M. Aubé, dans les mêmes tubes d’un autre coléoptère lamellicorne, du {ucanus cervus. On sait que ces canaux ont aussi
une double insertion dans l'intestin, près dupylore (1).
Le même savant a constaté sur une espèce de guêpe 4 (polistes gallica) Vobservation de Brugnatelli; je veux dire l'existence de l’acide urique dans les premiers excréments, rendus à l'instant de la dernière méta-
morphose (2). «
Il est done bien démontré qu’une partie des tubes sécréteurs des insectes, annexés au canal intestinal, versent dans ce canal une excrétion qui a les caractères essentiels de lurine. Mais la présence seule de l’urée ou de l'acide urique dans ces tubes, ou dans l'intestin, nous en à convaincu. Nous n’aurions pas tiré cette conclu-
(1) Nous avons déjà cité cette observation (1. v, p. 477) et la letire de M, Aurdouin adressée à ce sujet à l'Académie des Sciences. — (2) Annales des Seiences Naturelles, deuxième strie, p. 434 dut, v, 1836.
sion uniquement de l'insertion reculée de ces tubes dans le gros intestin, eomme cela a lieu chez les Hémiplères ; parce que nous pensons que la bile est essentiellement une humeur excrémentitielle ; que son emploi pour la chylification n’est que secondaire ; et qu’elle pourrait être portée dans le gros intestin, pour être rejetée au dehors, sans changer de nature, sans prendre le caractère de l'urine.
S IL. De l'urine et des organes qui la séparent ou la tiennent en réserve dans le type des Zoophytes.
On ne connait aucun zoophyte chez lequel il existe d'une manière indubitable un appareil de sécrétion urinaire.
Meckel à cru trouver des traces de cet appareil chez les astéries, dans un organe qui se montre à l’extérieur sur la face dorsale du disque de ces animaux, non loin de l'angle de réunion de deux rayons, par une saillie applatie, à surface unie ; cette saillie répond à une petite capsule, remplie de substance friable, que l’analyse a démontré être du carbonate et du phosphate calcaire. M. Delle-Chiaie (1) s’est rendu, en dernier lieu, à cette opinion. M. F, Tiedemann (2) considère cet organe comme un réservoir de la maüère calcaire des vertèbres. Spix (5) conjecture qu'il fait partie de l'appareil générateur. Nous le décrirons plus en détail avec cet appareil.
(3) Instituzioni di Anatomia et Fisiologia, p. 392 et 393 ; Napoli, 1832, et p.122, 1856, 2. édit. — (2) Voir l’Anatomte des holothuries, des étoiles de mer et des oursins, par M. J. F, Ticdemann; Landshut, 41816, in-fol.; en allemand, — (3) Annales du Muséum de Paris, L xur, p. 446.
620 xxx1° LECON. DE L'URINE ET DES ORGANES URINAÏRES. L'article que nous terminons ici comprenait encore,
dans notre première édition, l'anatomie des glandes.
surrénales. Nous avions décrit ces glandes, à la suite desreins et de la vessie urinaire des vertébrés, en ayant soin d’avertir que leur histoire appartient plutôt à celle du fœtus, chez lequel leur grand développement dans
l'espèce humaine et dans beaucoup de mammifères
prouve que ces organes jouent un rôle plus important que dans l'adulte.
Ce motif et l'étendue du présent volume nous déterminent à renvoyer cette description au volume suivant et dernier. ]
[ Contenant des Additions, et un Résumé sur les principaux caracteres organiques des différents appareils de la respiration, dans tout le règne animal (1).
La respiration, considérée dans son essence, est une action moléculaire qui se passe entre le fluide nourricier et le fluide ambiant dans lequel tout animal est plongé (2), c'est-à-dire l’air atmosphérique, ou l’eau plus ou moins imprégnée de cet air.
Cette action moléculaire est indispensable à tous les corps organisés, aux animaux en particulier, pour la durée de leur vie active ; et cette nécessité est d’autant plus pressante, que la nutrition absorbe une plus grande quantité de fluide nourricier, et que cet emploi entraîne la formation nouvelle d’une proportion plus considérable de ce fluide.
Nous avons vu (t. VI, p. 5/7) que ses réservoirs sont arrangés pour le soumettre immédiatement, après sa composition première dans les parois du canal alimentaire, à l’action élaboratrice et dépuratrice du fluide ambiant. C’est par cette action qu'il acquiert les qua-
(4) Ce Résumé pourrait être lu avec fruit, comme compl'ment des généralités qui commencent ce volume, et qui ont été rédigées par M. Cuvier pour notre première Édition.
(2) 11 faut en excepter les vers intestinaux enfouis dans le parenchyrue des viscères et les embryons des mammifères. Ici la respiration du parasite est indirecte, c’est-à-dire qu’elle a lieu par l'intermédiaire de l’être qui le uoursit,
lités convenables pour renouveler, dans certaines limites, la composition moléculaire des organes, et ré parer les pertes qu’entraîne le mouvement de la vie. Afin que cet échange réciproque entre le fluide respirable et le fluide nourricier puisse avoir lieu, il faut qu'ils ne soient séparés que par des membranes trèsminces. Le fluide respirable, au moins, ou le fluide
= respirant, ou l’un et l’autre fluide, doivent être con-
tenus dans des capacités dont . parois conservent assez de densité pour contenir le sang, ou l’air atmosphérique; sans cesser d’être perméable aux molécules du fluide nourricier, qui sont attirées par cet air , ou à celles de l’air, qui doivent se combiner au fluide nourricier.
La peau, qui met l'organisme en rapport avec le fluide ambiant, serait er gane de respiration le plus naturel, sans cette nd quientraine certaines conditions organiques dans les membranes respirantes, incompatibles avec ses fonctions principales.
En effet, l'organe tégumentaire est, par cela même; de un organe protecteur, qui doit préser- ;
ver l'organisme qu’il recouvre, des influences nuisibles
des agents physiques. Ce premier but fonctionnel a nécessité, dans les téguments de la grande majorité des animaux, une organisation générale contraire aux COnditions organiques qui les rendraient y Du à la respiration. . *
Il a donc fallu qu'une partie de la Ph: que des appendices extérieures ou intérieures de cet organe général, fussent modifiées ou disposées en appareils pro-
‘pres à cette fonction.
Jetons un coup d'œil rapide sur les conditions orga-
F CE : : d à ricier et à ses réservoirs, qui doivent le mettre en con-
APPENDICE. 623 niques les plus générales, ou les plus caractéristiques
fa deces divers appareils de respiration, que nous venons
de décrire en détail, dans tout le règne animal. Elles sont relatives, en premier lieu , au fluide nour-
tact avec le fluide ambiant; et au mouvement lent ou plus ou moins accéléré qu'il y exerce, et qui modère ou multiplie ce contact. +
Elles se rapportent, en second lieu, aux différents moyens mécaniques qui produisent ce rapport médiat entre l'air atmosphérique ou l’eau aérée, et le fluide nourricier ; qui favorisent ou ralentissent le renouvellement du fluide respirable, en contact avec l'organe qui renferme le fluide respirant.
Mais les divers appareils de respiration, étudiés sous le double rapport des moyens mécaniques et organiques conducteurs du fluide respirant et du fluide respirable, à la rencontre l’un de l’autre, et facilitant leur action réciproque, ont des caractères particuliers, suivant que la respiration est uniquement aérienne; qu’elle est seulement aquatique ; qu’elle peut être successivement, chez le même animal, aquatique et aé— rienne, et réciproquement; ou bien enfin qu’elle est micte, c’est-à-dire que l organe de respiration est dé= composé en deux parties distinctes: l'une qui prend dans l’eau Pair atmosphérique e ; l’autre qui est formée de réservoirs de cet air, qui le mettent en rapport avec le fluide nourricier.
Les principales différences de forme et de composition des appareils respirants peuvent être groupées dans les suivantes.
Ce sont des capacités vasculaires renfermant le
es
694 APPENDICEs
fluide nourricier, qui se ramifient autour des capa=. cités également vasculaires ou celluleuses, ou en forme de simples poches, qui contiennent le fluide respi- M rable, lesquelles n’ont jamais qu’une seule ouverture « (une glotte) pour communiquer avec le fluide ambiant. Tel est le caractère du poumon des Vertébres et des gastéropodes pulinones parmi les Mollusques. 2. Ce sont des capacités de différentes formes, dans lesquelles pénètre le fluide respirable , quise déployent dans toutes les parties du corps, et dont les paroïs exicrieures y sont en contact avec quelque portion du fluide nourricier, ou sont plongées dans ce fluide. ( Les trachées des insectes. ) 5. Ce sont des corps saillants en forme de lames ou de tubes, simples ou plus ou moins divisés, dans lesquels le fluide nourricier circule dans des vaisseaux | (les poissons, etc., etc.), ou se meut dans des lacunes (les crustacés). Vels sont les organes de respiration aquatique connus sous le nom de branchies.
4. ©e sont enfin des organes mixtes composés de deux parties distinctes. L’une plongée dans le fluide respirable, qui est toujours, dans ce cas, de l’eau aérée ; elle prend conséquemment cet air à l'eau. L'autre qui sert de réservoir à l’air respirable et le conduit dans toutes les parties du corps à la rencontre du fluide 1 nourricier. * Telles sont les branchies pneumatiques ou trachéennes | de certains insectes aquatiques, à l’état de larve (voir p. 495, 496, 498, 501.) 1
ARTICLE I
Caractères généraux organiques de la respiration aé-
rienne et ses différences principales, suivant les types et des classes.
Les organes de respiration aérienne sont essentiellement des cavités intérieures, dans lesquelles l’air atmosphérique pénètre et se renouvelle à la volonté de l'animal. Ce ne sont jamais des parties saillantes exposées à nu à la surface du corps, et flottant dans l'air atmosphérique, comme beaucoup de branchies flottent dans l'eau.
L'action desséchante de l'atmosphère était incompatible avec la souplesse et la perméabilité des membranes respirantes; avec la proportion normale de l’eau dans le fluide nourricier, que cette action absorbante de l'atmosphère sur le fluide nourricier , circuant dans les organes de la respiration, aurait détruite. I] fallait que cet air fût conduit par petites portions, et successivement, suivant les besoins et la volonté de l'animal , sur les membranes respirantes et les réseaux vasculaires sanguins extrêmement déliés, qui constituent ces organes.
Ces caractères organiques des appareils de respiration aérienne sont si exclusivement appropriés à cet usage, qu'on ne voit jamais, par de simples modifications dans leur structure, un animal aquatique (Âlantmifère, Oiseau, Insecte) recevoir de l’eau, au lieu d'air, dans les cavités qui constituent leurs organes de respiration; tandis qu'il est assez fréquent de voir un
en ns Cr s An : = « k È animal, avec des organes de respiration aquatique, pré-
servés par certaines dispositions organiques de l’action desséchante de l’air, et dans des circonstances ex= térieures déterminées (l’absence de la lumière, les lieux humides), respirer cet air en nature. ,
Après ces caractères communs à tous les organes de À respiration aérienne, ils nous ont présenté des diffé- . rences, suivant les types et les classes, dont nous. allons rappeler très-succinctement les principales.
S L Des caractères les plus généraux des organes de : respiration aérienne, dans le type et les classes des vertébrés.
Trois classes seulement de ce type sont pourvues de | poumons. Mais l'importance de ces organes relative- ÿ ment à la quantité d’air atmosphérique qui s'y renoue velle dans un temps donné, relativement à la quantité d'air qui y circule dans ce même espace de temps, les quelles quantités mesurent celles de la respiration, varie beaucoup d'une classe à l'autre, et surtout « des mammiféres et des oiseaux aux reptiles. Je ne fais q que
rappeler cette circonstance , qui a été suffisament Li expliquée dans le volume précédent, pour tout ce qui ! dépend de la disposition des réservoirs vasculaires du | fluide nourricier; et dans les généralités que M. Cu- bc vier avait écrites, dans notre première édition, en tête | de la lecon sur la respiration, et qui commencent le | présent volume. F %|
Quant aux circonstances organiques différentielles ou caractéristiques de chaque classe, nous nous con= tenterons d’énoncer celles qui nous ont paru les plus remarquables.
APPENDICE, 627 Mi tk A. Poumons des Mammiftres. 0
1. Les cavités aériennes qui les composent sont des tubes ramifiés, dont les derniers ramuscules se terminent en cœcum, où même en culs-de-sac un peu dilatés, et n'ont pas d’anastomoses ou de communications immédiates, mais seulement par les rameaux d'origine. Îl en résulte que la surface de ces derniers ramuscules aériens, reste libre et assez étendue pour être enlacée, dans tout son pourtour, parle réseau des vaisseaux sanguins respirateurs.
2. Les ramifications des vaisseaux aériens semblent varier beaucoup en longueur et en diamètre relatifs, suivant les espèces et surtout le genre de vie.
3. Elles m'ont paru plus longues, plus déliées, mieux séparées dans les jeunes sujets; plus courtes, ‘A TE , plus rapprochées dans les sujets adultes.
4. Elles se raccourcissent et se dilatent beaucoup dans les mammifères plongeurs, au point qu’elles ne semblent plus que des cellules rondes des avant-der- niers rameaux; ce qui rapproche cette structure de la forme cellulaire des poumons des reptiles.
5. Les vaisseaux sanguins respirateurs, destinés à mettre le sang en contact médiat avec l’air, sont réduits le plus que possible dans leur diamètre (1), afin
(1) Sans toutefois devenir imperméables aux globules sanguins, dont le diamètre moyen est de -- de ligne, suivant M, }Vagner. MM. ?revot et Dumas l'avaient trouvé de ,;-, et non de —— comme on l’a inexactement imprimé dans Ja note de mes Fragments, cités ci-après,
de diviser le fluide nourricier et de multiplier son action par le fluide respirable et réciproquement.