‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 13 sur 133 · Dans les Reptiles · texte numérisé non relu

Dans les Reptiles

Le poumon double ou simple des reptiles s'étend d'avant en arrière dans la cavité viscérale, quelquefois jusque dans la partie la plus reculée de cette cavité, suivant sa forme et son volume relatif. Il peut donc être en rapport avec le cœur, en avant, lorsque celuici n’est pas enfermé dans une cavité particulière, avec l’æsophage et l'estomac, avec les ovaires et les oviductus, avec les intestins, enfin avec les reins.

Il en résulte que , par sa position, le poumon des reptiles est exposé à toutes les causes de compression,

22 xxIX* LECON. ART. 11. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

suite de l'augmentation de volume de l’un ou l’autre de ces organes, particulièrement de l’œsophage, de lestomac, des ovaires et des oviductus; et qu'il peut être refoulé par les viscères sous-jacents, lorsque le corps de l'animal pèse sur le sol, par toute sa face inférieure, et que celle-ci est compressible. Cela est surtout remarquable chez les Ophidiens], dont le poumon, se prolongeant sur les côtes et au-dessus de l’œsophage, de l'estomac et du foie, jusqu'au-delà de ces viscères, doit être comprimé toutes les fois que l'animal avale une proie d’un certain volume; ce qui gêne sans doute alors la circulation pulmonaire, et contribue probablement à l’engourdissement qu'éprouvent les serpents après qu'ils ont fait un repas copieux.

[Dans les grenouilles et les crapauds, comme les poumons sont libres et flottants dans la plus grande partie de leur étendue, ils peuvent être tellement refoulés et comprimés à l’époque la plus avancée de la gestation de ces animaux, que leur respiration doit être réduite à un bien faible degré. On peut en dire autant de ceux des Salamandres et des Tritons, quoiqu'ils soient moins libres. |

s C. De la forme générale des poumons, et de leur volume relatif.

[La forme du poumon, comme celle du foie, n’est pas aussi essentielle que sa structure. C’est surtout celle-ci qui détermine et donne la mesure de l’hématose dont cet organe est chargé, ou de l’action de V'air sur le sang. Quant à la première , elle dépend de

I. SITUATION, FORME, ETC. 23 la forme et de l'étendue de la capacité dans laquelle le poumon est contenu, et des organes qui s’y trouvent enfermés avec lui. Le cœur devant en être rapproché le plus possible, sa place à été déterminée entre les deux moitiés plus où moins symétriques d’un même organe, qui, de simple qu'il aurait été sans cette circonstance, est devenu multiple dans la plupart des animaux vertébrés. ]

Page 1