‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 19 sur 133 · SITUATION, FORME, ETC · texte numérisé non relu

SITUATION, FORME, ETC

varient beaucoup, et ne peuvent manquer d'influer sur la quantité de respiration de €es animaux. On peut prévoir ce que l’observationexacte pourra démontrer de rapports, de modifications plus ou moins sensibles entre cette quantité variable de respiration, selon les espèces, les genres et les familles, et leur nature, leur manière de vivre, et surtout leur degré d'activité.

Voici d’ailleurs les principaux résultats de notre examen des Ophidiens, concernant l'existence d’un poumon simple ou double, suivant les familles.

La première, celle des Anguis, et la dernière, celle des Cecilies, ont un poumon double, mais plus ou moins inégalement développé.

La tribu des Double-marcheurs, de la seconde famille, se rapproche de la troisième famille pour les proportions et la structure de son second poumon.

Les Tortrix, qui sont à la tête des serpents proprement dits, et que M. Cuvier sépare de cette série, se distinguent encore des genres qui suivent, par l’absence d’un second poumon.

Ceux qui ont ce poumon bien développé, quoique de moindre grandeur que l’autre, sont les Boas, les Erix, les Pithons, et les Xenopeltis.

Tous les autres serpents de cette grande famille n’ont qu’un rudiment de poumon, ou n’en montrent aucune irace.

Nous allons confirmer ces généralités par quelques descriptions particulières.

Toutes les espèces de la famille des Anguis ont deux poumons commwe les Sauriens; mais ils sont plus

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ou moins inégaux. Un des poumons est d’un quart moindre que l'autre dans le Scheltopusick de Pallas (1). Dans l’'Ophisaure ventral, le petit poumon a le tiers du grand (2). Dans l’Orvet, le gauche est de moitié plus court que le droit (5), ou d’un tiers seulement.

La famille des vrais Serpents présente, à cet égard, de nombreuses variétés, dont je n’ai pu encore saisir tous les rapports.

Dans la tribu des Double-marcheurs, les amphisbènes (4) et les typhlops (5) ont deux poumons. A la vérité, dans l’amphisbène fuligineux, le droit n’a que le dixième de la longueur du gauche.

Les Rouleaux (Tortriæ), qui commencent lautre tribu, n’ont qu'un poumon développé et un rudimentaire; c’est du moins ce que nous avons vu dans le Tortrix Scytale (6). Ce genre, tel qu'il est caractérisé dans le Règne animal (t. 11, p. 76), interrompt la série des serpents qui ont deux poumons développés ; série conforme d’ailleurs à l’ordre adopté dans cet ouvrage.

Les Boas en ont deux, dont le petit n’est que la moitié plus court que le grand (5). I ya, dans l’£rix Lurcicus , deux poumons presque aussi longs l’un que l’autre, Je ne connais aucun ophidien dans lequel ils se rapprochent davantage par leurs dimensions. Cependant le gauche est plus ample dans sa

(4) Cuvier, Régne animal, t. 11, p. 69. — (2)Ibid., p. id. — (3) Ibid,, p. 70.

(4) ibid., p. 72. Il n’y en a qu'un d’indiqué, mais c’est à tort, — (5) Ibid., p. 73. Meckel n’en attribue qu'un aux typhlops erocotatus et lumbriealis, op. cit., t. vi, p. 718. — (6) M. Schlegel ne Jui attribue qu’un seul poumon, mesurant un tiers de la longueur totale. Op. cit., p. 7.ÿ— (7) Ibid., p. 77.

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