‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 20 sur 133 · I. SITUATION, FORME, ETC · texte numérisé non relu

I. SITUATION, FORME, ETC

partie membraneuse eLun peu plus long (il a 0,15 m., et le droit 0,11 seulement); mais celui-ci conserve plus long-temps des parois celluleuses. Nous verrons dans les détails de la structure de ces deux sacs, que le gauche répond au poumon rudimentaire des autres Ophidiens.

Les Pithons ont deux sacs pulmonaires assez développés, dont le droit a près du double de la longueur du gauche (1).

Dans le Xenopeltis, il y a de même deux poumons, dont le droit à aussi le double de la longueur du gauche (2).

Ici finit la série des genres de serpents à poumon double, plus ou moins développé, appartenant à la seconde famille de cette classe.

Ceux que nous avons encore à décrire n'ont plus qu’un poumon rudimentaire ou n’en montrent même aucune trace.

Dans l’Heterodon tacheté, le poumon droit est seul développé, et le gauche est resté rudimentaire; mais nous verrons, en décrivant sa trachée, qu’elle se divise en deux bronches presque égales. Une autre singularité de cette espèce, c’est que le poumon droit, depuis l'insertion de la bronche, se prolonge presque autant en avant qu’en arrière. Seulement, de ce dernier côté, il a un peu plus d'ampleur et de longueur ; mais il perd plus tôt ses cellules.

Il paraîtrait que la même disposition existe dans le

(4) Dans un exemplaire du Pithon Livittatus le poumon droit avait 27° <, el le gauche 16’ :.— (2) M.Schlegel, Essai sur la physionomie des serpents, p. 22 du t. 1, Amsterdam, 1637

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34 xXIX° LECON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

Xenodon sévère, dont le seul sac pulmonaire s’étendrait de la gorge un peu au-delà du cœur (r).

Je ne trouve qu’un poumon dans le Dispholidus Ealandii, Duv. (Dendrophis colubrina, SCHLEGEL).

Les Dendrophis liocercus et picta n’ont qu’un seul sac pulmonaire développé. Il forme, dans la première espèce, un petit cul-de-sac en avant, par suite de linsertion de la trachée au-delà de son sominet. Ce poumon s'étend du cœur à l’anus, n’ayant de cellules, dans cét intervalle, qui peut être de 0,560 mètres, que dans un espace de 0,070 mètres. On voit, dans la pointe du cône que forment les cerceaux de la trächée intrapulmonaire, un très-petit orifice qui indique un rudiment de second poumon. Dans le D. picta, le sac pulmonaire commence aussi avec le cœur, mais plus en avant. Il est de même très-peu celluleux.

L'Erythrolamprus æsculapii, Boïé, n’a qu’un sac pulmonaire très-long, à réseau et à parois très-celluleuses dans sa première moitié, à parois simples dans l’autre partie.

Dans la Coronella venustissima, SCHLEGEL, on trouve un des derniers anneaux du cône de la trachée intrapulmonaire percé d’une petite embouchure qui conduit dans un rudiment de second sac pulmonaire (2). © L'Ophys albo-cinctus, Nos. (Coronellarufescens ? Schlegel), n’a pas de trace de poumon accessoire. Le seul sac très-développé se prolonge très en arrière.

(4) Suivant M. Schlegel, op. cit., p. 35. — (2) D’autres différences de structure, celles entre autres des dents maxillaires postérieures qui ne sont poiet cannelées, nous empêchent de considérer ces deux espèces comme identiques.

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