‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 21 sur 133 · SITUATION, FORME, ETC · texte numérisé non relu

SITUATION, FORME, ETC

Dans le Coluber rhombeatus on ne voit de même aucun rudiment de second poumon.

La Couleuvre à collier à un petit poumon rudimentaire sous l’origine du grand. Celuisci s'étend du cœur au-delà du foie. Le poumon rudimentaire à son embouchure dans le cône des cerceaux intra-pulmonaires. C'est aussi la même disposition dans le G, Austriacus, Je Col. Cobella, ete. ; mais dans le C. Hippocrepis l'embouchure du poumon rudimentaire ent à côté et un peu à droite de ces cerceaux.

Beaucoup de couleuvres sont dans le même cas. Meckel affirme avoir trouvé un second poumon dans 57 espèces sur 49 (1). Mais il faut ajouter que ce second poumon est tellement petit, tellement rudimentaire , que relativement à la fonction de la respiration, Ainsi que nous l’avons déjà observé, c’est conime s’il n’y en avait qu'un.

Je ne trouve aucune trace de scéond poumon dans le Trigonocéphale fer de lance, mi dans le Cenchris. L'nnique sac pulmonaire ne se prolonge pas beaucoup audelà du cœur.

Les V'iperes arietans, redi et berus n’en ont de même aucun vestige. Dans la première espèce, le poumon commence à 0,19 metres au-devant du cœur, et se termine à 0,10 de l’anus, en conservant un grand développement.

Dans la vipère de redi, le poumon proprement dit, ou la partie du sac pulmonaire qui a un réseau , finit à 0,39 mètres de la base du cœur. Son plus grand dia-

(1) Oro. cit., t. vi, p. 258, Resterait à savoir quelles étaient ses détermina- Lions spécifiques.

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mètre est vis-à-vis cette partie, où se réunissent les bases des deux cônes que forme en avant et en arrière la totalité du sac pulmonaire.

Mais il y à un rudiment de poumon gauche dans l'Acantophis tortor, n'ayant que 0,012 mètres de long; tandis que le droit en a 0,270 mètres et s'étend jusque près de l'anus.

L'Hæmachates, dont on fait à présent une espèce de Naja, et le Naja tripudians, ont aussi un rudiment de seconde poche pulmonaire , encore plus petite que dans le précédent. ji

Dans l’Élaps lemniscatus nous avons trouvé de même un très-petit rudiment de second poumon, dont l’embouchure est à côté du cône des cerceaux intra-pulmonaires, comme dans le Coluber hippocrepis. Le sac principal est fort long; il s'étend presque aussi loin que la longue cavité viscérale.

Le Bungarus cœruleus nous a de même offert un rudiment de second poumon, situé à l’origine du sac principal, ayant aussi son embouchure à côté des cerceaux intra-pulmonaires. Le grand sac se prolonge très-loin dans la cavité viscérale.

Parmi les Hydres, ou les serpents de mer, aucun ne nous a montré de second poumon, même en rudiment. Mais la vessie unique, qui constitue cet organe dans cette famille naturelle, commence de ré OR heure et s'étend jusqu’au fond de la cavité viscérale. Ses dimensions sont considérables en longueur; elles varient pour le diamètre.

Ainsi, dans le Disteyre, Lacer., que M. Cuvier croit être l'Hydrus Major (Règne animal, p. 97, note 3), je n'ai {rouvé qu'un poumon ans un long sac, di-

I. SITUATION, FORME, ETC. S laté avant le cœur et un peu après, se rétrécissant ensuite en un canal étroit, puis se dilatant encore en un cul-de-sac assez large vis-à-vis le rectum.

De même le poumon unique de l'Hydrophis schistosus, commence bien avant le cœur, par l'extension et la structure en réseau de la partie membraneuse de la trachée. Il a de plus des dilatations et des étranglements alternatifs, analogues au précédent.

Celui de la Pelamide bicolore est dilaté en fuseau dans la partie qui forme le poumon proprement dit. Au-delà c'est un canal étroit, qui se dilate encore dans sa dernière portion.

Les Acrochordes, qui comprennent les Chersydres de Cuvier, sont aussi des serpents aquatiques, dont le seul sac pulmonaire s’étend de la gorge à l'anus, en forme de canal étroit, plus large en avant (1).

Enfin, la dernière famille des Ophidiens, celle des Cécilies, montre de nouveau le plan d’un double sac pulmonaire, dont le droit est seul développé, et le gauche rudimentaire dans certaines espèces, un peu plus étendu dans d’autres (2). Ces différences sont même si remarquables entre des espèces congénères, que nous croyons devoir les décrire ici avec quelques

détails.

(4) M. Schlegel, op. cit., p. 427.—(2) « Leur deuxième poumon est aussi pont que dans les autres serpents.» Cuvier, Règne animal, p. 99 dut. n.

Les citations que nous avons faites de ce dernier ouvrage (publié en 1829) sur l'existence de deux poumons dans les ophidiens, démontreront s’il y avait de la justice de se borner au texte des Leçons d’Anat. comparée , publiées en 1805, pour donner en 4853 la mesure des connaissances de M. Cuvier sur lexistence d’un ou de deux poumons dans cette classe. Voyez Meckel, Syst, der Vuerseleichenden anatomic, t. V, p. 297.

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Dans la Cecilia interrupta, le poumon droit est presque aussi long que le foie (il a 0,063 mètres), tandis que le gauche n’a que 0,005 mètres. Dans la Cécilie & ventre blanc, dont le cœur est très-reculé, il y a un très-petit poumon gauche rudimentaire et un poumon droit fort long, ne se terminant, en arrière, que très-près du rectum. Dans la Cecilia lumbricoides , le poumon droit, long et grêle, se termine cependant avant le foie vis-à-vis la vésicule du fiel. Le gauche est très-petit (1). La Cecilia annulata à son petit poumon un peu plus long (de 0,014) relaz tivement au grand, qui est de 0,084. Cette proportion augmente encore dans la Cecilia glutinosa, dont les deux poumons sont d’ailleurs très-srêles et rappellent assez, par leur longueur relative, “1e SACS pulmonaires de T'Orvet. Le gauche à en effet 0,018 mètres de long, et le droit 0,064; il n’atteint pas l'extrémité du foie.

On a pu voir, dans cette comparaison détaillée, que le grand poumon s'étend d'autant plus que le petit est plus court, et qu'il se raccourcit à mesure que le petit s ‘allonge, et qu’en général les deux poumons des Cecilies rappellent plutôt le double poumon des Anguis, que celui des vrais serpents à poumon rudimentaire.

(1) Le poumon droit, mesuré dans un dessin que j'en ai fait en 4829, a 0,190 mètres de long ; tandis que M. Mayer a trouvé le gauche de 0,005 seulement, environ. Analecten, p. 56. Quoique la grandeur des deux individus observés ne soit pas désignée, on pourra juger approximativement de la différence de proportion,

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