‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 93 sur 133 · SERES · texte numérisé non relu

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données de plus. On sait que les tissus élastiques se composent généralement d’un'réseau; j'ai vu ici quelques filets se détacher par-ci par-là de ces fibres plates pour joindre les fibres voisines et les réunir en un tissu d'ensemble, La substance de ce tissu a certainement quelques rapports de consistance, et pour Ja manière dont elle se comporte quand on la coupe, avec celle du caoutchouc. Une coupe transversale des lames cartilagineuses montre qu'elles sont enfermées dans une gaine qui semble, en partie, une continuation des petits rubans transverses à laquelle du moins ils aboutissent.

J'ai observé que les lames branchiales des esturgeons sont le plus souvent rapprochées après la mort, alternativement et assez régulièrement par paires. Quelquefois cependant il y en a une qui reste isolée entre deux paires rapprochées; rarement en voit-on trois ainsi réunies. Cette différence dans l’action supposée élastique , qui diminuerait ce rapprochement à peu près régulier et alternatif, s'expliquerait panne inégalité dans la force de ce tissu.

En considérant les petits rubans comme musculeux, il faudrait encore avoir recours, pour expliquer ce rapprochement alternatif, à une inégalité de force de contraction, ou à une alternative d'action des séries de ces fibres plates dans chaque espace interlamellaire, Sans cela, les lames, également tiraillées dans un double sens, resteraient dans la même position, et ne pourraient ni se rapprocher pour l'expiration, ni s’écarter pour l'inspiration.

Sous cette double couche de rubans transverses, car on l’aperçoit sur les deux faces du diaphragme bran-

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chial, se trouve un tissu cellulo-fibreux inextricable, traversé par Îles vaisseaux sanguins, et qui sert, pour ainsi dire, de gangue aux muscles que nous allons décrire.

Les muscles irterbranchiaux de l’esturgeon sont extrêmement difficiles à découvrir, à cause du tissu résistant de la cloison dans laquelle ils sont pour ainsi dire enfouis. Il faut, pour les suivré dans toute leur étendue, ne pas se contenter de les découvrir dans l’intervalle de deux lames, sans cela, la direction oblique qu'ils affectent, faisant passer les tendons des muscles principaux derrière ces lames, ils ont l'air de s’y terminer.

Lorsqu'on enlève au contraire plusieurs lames d’une même série, on voit qu'ils ne sont pas en rapport direct avec ces James, mais bien avec la cloison fibro-celluleuse, ou fibro-élastique, qui en sépare les deux séries,

À partir de la convexité de l'arc qui soutient celleci, il y à deux rangées de ces muscles. L'une que j'appellerai basilaire, parce que les muscles qui la composent commencent à peu prés sous la base des lames branchiales. Je nommerai l’autre marginale, parce qu'elle est plus rapprochée de la terminaison libre du diaphragme branchial. à

La rangée basilaire comprend les plus considérables de ces muscles. Leur nombre n’est pas en rapport avec les lames branchiales. Ils ne sont pas précisément dirigés parallèlement à ces lames; j'avais déjà indiqué leur obliquité dans ma rédaction du texte des Leçons (2° édition). Elle est, à la vérité, à peine sensible pour les uns, mais elle est très-marquée pour d’autres, et peut se faire dans deux sens opposés. Les petits mus-

cles partent tous de la convexité de l'arc branchial, où commence leur partie charnue, et où se confondent souvent celle de deux ou de trois de ces muscles,

Ils ont même une partie radicale, moins colorée, qui contourne la face antérieure de l'arc.

Leur partie charnue, qui est cylindrique et lombricoïde, s'étend dans un peu plus du tiers ou près de la moitié de la hauteur du diaphragme branchial. Elle se change en un tendon, qui s’avance dans le diaphragme, vers son bord libre.

À mesure que chaque tendon se divise ainsi en dehors, il se lie, par beaucoup de filaments, au tissu de cette cloison, se divise et se sous-divise, jusqu’à ce qu'il se perde dans l'épaisseur du diaphragme, où il est possible de le suivre jusque près de son bord libre.

On voit que ces muscles n’ont aucun rapport de nombre ni d'attache directe avec les lames branchiales, et qu'ils n’agissent sur elles que par l'intermédiaire de la cloison générale fibro-élastique placée entre les deux séries de lames.

La rangée marginale des muscles interbranchiaux se compose de deux couches distinctes.

On découvre la première en relevant une lame de | la partie antérieure du diaphragme qui la revêt de ce | côté. Les muscles qui la composent naissent par une portion tendineuse très-courte daus le tissu même du | diaphragme ; ils commencent avec le dernier tiers de | la hauteur de cette cloison, et se portent directement | vers son bord libre. Leur partie charnue est courte, | cylindrique; elle se change bientôt en un tendon qui | se divise et s’épanouit vers la marge du diaphragme.

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