I. De ï ovaire chez les Gastéropodes à sexes séparés
Dans le grand buccin (\mcc\m\m undatum), l'ovaire partage avec le foie, comme le testicule dans le mâle, la plus grande partie de la spire. On voit au côté droit de la cavité des branchies, entre le corps et le rectum, un gros canal , qui est l'extrémité de l'oviducte. Son
474 XXXVTe LEÇON. ORG. DE GÉNÉRATION DES MOLLUSQUES.
orifice est assez petit ; en l'ouvrant , on trouve qu'il est très large, et que ses parois sont très épaisses, glanduleuses, et propres sans doute à enduire les œufs. Il s'ouvre un peu en dedans du bord de la cavité branchiale, par un trou assez petit.
La femelle du murex tritonis a un oviducte tout semblable à celui de la femelle du buccin.
Dans ces genres à sexes séparés, l'oviducte manque quand la verge y est avec son sillon , et ce sillon occupe la place de l'oviducte.
[La Vivipare d'eau douce (cyclostoma viviparum Drap.) appartient aussi à cette division des Gastéropodes (1).
A côté de la portion de la matrice qui est au-delà de la cavité branchiale , se trouve un organe glanduleux blanchâtre qui pourrait bien être l'ovaire. En effet, cet organe, en forme de houppe, se compose de vésicules incolores, ou de petits cœcuins. Il est annexé à la partie du foie enfonc ée dans la spire. Le premier oviducte, ou l'ovuliducte qui en sort est un fin canal, qui aboutit à une partie glanduleuse , dépendant du second oviducte. Celui-ci a la forme d'un sac court qui embrasse 1 extrémité interne très ouverte du troisième oviducte ou de l'oviducte incubateur. On y trouve des spermatozoïdes (p.).
L'oviducte incubateur ou la matrice est, à l'époque de la gestation , un gros boyau cylindrique qui est atta-
(i) Cette séparation des sexes, déjà signalée par Lister en 1695, avait été méconnue par Spallanzani, et dans notre première édition. Cette erreur a été rectifiée par M. Cuvier, dans son Mémoire sur les vivipares d'eau douce, duquel nous avons extrait les détails que nous donnons ici.
(2) M. Paasch. Archives (TErichson pour 18 £3, p. 100, et pi. V,fig. VIII.
ché, dans sa dernière partie, dans toute la longueur de la voûte de la cavité branchiale et qui se prolonge , dans la première partie , dans tout le premier tour de la spire (1).
On trouve , dans la saison, cet oviducte rempli de fœtus dans tous les degrés de leur développement.] Il devient énorme en longueur et en largeur, lorsqu'il est ainsi rempli de petits individus vivants.
[Dans ie Turbo pica ,1'oviducte a sa dernière partie, que nous appelons branchiale, comme dans la vivipare Son orifice est tout près de l'organe de la viscosité (2).]