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II. Du testicule chez les Gastéropodes à sexes séparés

[Le testicule unique chez les carinaires et lesfiroles , chez les Peclinibranches, et chez \es patelles ^ parmi les Cyclobranches , est toujours plus ou moins annexé au foie et enfoncé, avec ce viscère, dans les derniers tours de la spire, lorsque l'animal a une coquille de cette forme.].

Dans le buccinum undatum , le canal déférent traverse la longueur de la verge en faisant beaucoup de replis et de zigzags; il pénètre dans le côté droit de la partie du corps qui remplit la coquille, y fait un gros paquet de replis entortillés , s'y rapetisse par degrés, et finit par aboutir au testicule, qui occupe par moitié, avec le foie, les tours les plus profonds de la coquille. C'est une masse glanduleuse , jaunâtre et molle.

Le murex tritonis , au lieu d'avoir un canal déférent entier dans l'intérieur de la verge, n'a qu'un simple

(1) M. Cnvier. Ibid.^ pi. », fig. 3$ h ëi h'. 2) Ibid., p. op. 7.0. et p. i3.

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sillon qui règne à sa surface, et se prolonge sur celle du corps, jusqu'à la portion qui remplit le fond de la coquille.

[Dans la vivipare d'eau douce, le testicule occupe dans la spire l'espace que l'ovaire et la matrice tiennent dans la femelle. Il communique avec la verge par un canal déférent court et tortueux (1). Cette glande spermagène est grande, bilobée, un peu contournée pour s'arranger, avec le foie, dans la spire.

Dans le sigaret le testicule remplit avec le foie , comme l'ovaire dans la femelle, une bonne partie de la cavité viscérale. Il a un long canal déférent qui se termine à la verge (2).

Dans les carinaires et les firoïes , le testicule, situé , comme l'ovaire, sous la masse viscérale, se joint par le canal déférent à un appareil copulateur qui se voit au-dessous.

L'ovaire, dans les patelles, est placé sous le foie. Sa structure intime offre à l'œil des différences qui rendent assez probable l'existence des organes des deux sexes (3). L'oviducte est court et s'ouvre sur le coté droit de la tête, à côté de l'anus.

ïll. Organes préparateurs mâles et femelles chez les G as téropodes h erm a pli ro dites .

Comme dans les Gastéropodes à sexes séparés , il n'y

(1) M. Cuvier. /ou/., p. 7, et pi. I, fîg. £. (2) Mil., p. 6. (3) Tel est celui que représente la fi g. 1 5, pi. II, tlu mémoire cite' de M. Cuvier. L'idée de la combinaison des deu\ erganes sexuels préparateurs des ovules et delà semence n'a pas été confirmée: M. Milne Edwards, et après ce savant MM, Lebçrt et Robin viennent de reconnaître que les sexes sont séparés.

Ailï. I. OKG. PEEPARATELKS ET EDUCATEURS FEMELLES. 4/7

a qu'un organe pour ïa préparation des ovules et un seul pour celle du sperme; mais l'un et l'autre nous offriront, dans la plupart des genres, l'exemple d'une intime réunion, dont on ne s'est fait une idée juste que depuis très peu de temps.

L'organe préparateur des ovules, désigné par les auteurs sous le nom d'organe en grappe , est en même temps l'organe préparateur du sperme. 11 est toujours annexé au foie, et plus ou moins adhérent à la partie de ce viscère qui est enfoncée dans la coquille, chez les Gastéropodes qui en ont une.

Cet organe se compose de petits cœcums oblongs, digités, c'est-à-dire se réunissant au nombre de deux, de trois ou quatre, ou plus, à un petit canal excréteur commun ( 1 ). C'est, entre autres, l'organisation de X hélix pomatia.

Dans un autre type, ce sont des follicules à peu près sphériques, réunis par groupes , au moyen de leurs canaux excréteurs, à une branche principale, et cellesci aboutissant à un tronc commun, le canal excréteur de la glande.

Ces follicules oblongs, ovales ou globuleux, ne sont pas simples; ils se composent de deux poches membraneuses contenues l'une dans l'autre, entre lesquelles il existe un intervalle plus ou moins sensible, suivant que les ovules qui s'y développent sont plus ou moins avancés dans leur développement. La poche externe est formée par la membrane proligère des ovules , qui font saillie à l'extérieur, et finissent par tomber dans l'intervalle des

(i) Swammerdarn les représente dans le colimaçon des odeptes comme les follicules d'une feuille compose'e, pi. V, hj. 5o. Cela n'est pas exact.

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deux poches; tandis que la poche interne produit les capsules spermagènes que l'on trouve dans l'intérieur de cette poche, aux différents degrés de leur développement. Cette sorte d'emboîtement, cette union intime de l'ovaire, ou de la glande ovigène,et de la glande spermagène, fait comprendre les déterminations différentes que Ton trouve de cet organe double , dans les descriptions des anatomistes.

Swammerdam le regarde comme l'ovaire (i) et figure les ovules qui paraissent à sa surface. M. Cuvier lui donne la même détermination. M. Carus la confirme en i835, par la découverte positive des ovules , aux divers degrés de leur développement, et regarde comme des cils vibratiles , de dimensions très grandes, à la vérité, et détachés, les spermatozoïdes observés dans le même organe (2).

M. Laurent (1807) adopte la détermination de Cuvier et de Carus; il ne connaissait pas, à cette époque, la présence des spermatozoïdes dans l'organe en grappe (3).

fVohlich (en 18 13) est le premier qui ait adopté pour l'ovaire une détermination contraire à celle de M. Cuvier (4); c'est pour cet auteur le testicule.

Il a été suivi par Treviranus , en 1824 (5); par MM.BrandtetRatzbarg.eu i83i (6); par M. Prévost, en i832 (7); par M. B. Wagner , en i835(8); et par M. Verloren, en 1836(9).

(1) PI. VIII, fig. 9 k dans la limace ; lig. 5 f. dans l'hélix des jardins, et pi. IX, fig. 2 et 3. (2) Archives de J. Mulle. pour 1 835, p. J87, et pi. XII. (3) Annales françaises et élrantjhesd'anatomiç , t. I, p. 2 54- (4; De hélice pomatia. Wurzbourg, 1 8 i3. (5) Journal de physiologie, t. 1, p. 1. ((') Zoologie médicale, t. II, p. 006. (7) Mémoire de la société de physique de Genève, t. V. (8) Manuel d'anatomie comparée, § 226. (9) M. C. Verloren

ART. 1. ORti. PREPARATEURS ET ÉDUCATEURS FEMELLES. 479

Nous avons nous-même, aux mois de juin et de juillet 1841 » constaté l'existence d'innombrables spermatozoïdes dans ce même organe de la limace rouge, de la limace noire , et des hélix aspersa, pomatia et arbustorum,et\ear absence dans l'organe considéré par M. Guvier comme le testicule.

MM. Erdl (1) et Paasch (2), en 1 844 et 1&45, ont adopté la même détermination.

Cependant M. R. Wagner 5 dans la même année de i835, faisant de nouvelles recherches à la suite de celles de M. Carus, découvre comme lui des ovules dans l'ovaire, et y constate de nouveau 1 existence simultanée des spermatozoïdes , tout en regardant comme invraisemblable que ces deux produits aient leur origine dans le même organe (3).

Il rectifiait ainsi l'observation de M. Car us , fautive seulement par l'inexacte détermination des spermatozoïdes, qui se trouve corrigée jusqu'à un certain point, par la connaissance de leur présence dans l'oviducte, que le même auteur signale dans l'explication des planches de ses tables anatomiques. En i83y, M. Siebold indiquait, en passant, que les deux glandes sont intimement combinées. M. C. Vogt reconnaissait encore, en 1841, l'existence simultanée des écheveaux de spermatozoïdes et des ovules, dans l'ovaire ou le testicule de Varie yle fluviatile (4).

Responsio, etc.,(jua> prœmium reportavit. D. VIII mensis februarii 1837, in-4°, p. 64, et 7, pi. coloriées, (i) Dans le voyage en Algérie de Maurice Wagner. (5) Archives de Wiegiuann et d'Erichson pour 1 843 et i845. (3) Archives de Wiegmann, t. I, p. 368. (4) Archives de J. Muller pour 1841, p. 29 et pi. II, fig. 3.

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Une année plus tard, en 18^2, M. Laurent admettait aussi cette existence simultanée (1) dans le même organe.

Mais le premier qui ait fait connaître l'emboîtement des deux organes préparateurs des ovules et des œufs, ainsi que nous venons de le décrire, est, si je ne me trompe, M. H. Meckel (2).

Cet emboîtement est, à la vérité, très difficile à observer, à cause de la transparence des membranes, et de la position des ovules , qui , se développant tout autour de la gaine qui les renferme, cachent la gaine des spermatozoïdes contenue dans la première.

Nous avons constaté , dans Yhelix pomatia , l'existence de ces ovules dans les digita lions de cette glande ; et dans le commencement du canal déférent celle d'innombrables spermatozoïdes en forme de très longs fils avec une tête oblongue (3).

L'organe que nous venons de décrire est donc hermaphrodite, c'est un ovospennagène.

Il a de même un double canal excréteur engaîné l'un dans l'autre; celui qui est extérieur est l'ovuliducte, et l'intérieur est le canal excréteur du sperme. Le premier est droit et sans sinuosité, dans Yhelix pomatia, et tient lieu de fourreau pour le second, qui est très sinueux et comparable à un épididyme. Ces deux canaux se séparent plus tôt ou plus tard, suivant les genres et les espèces , ou se terminent ensemble dans l'oviducte , le plus souvent à l'endroit où la glande

(1) Extrait des procès-verbaux de la Socie'lu philomatique de Paris. 1842, p. 6. (2) Voir Archives de J. Muller ponr l84i> p- 4^3 et suiv., et pi. XlVet XV. (3) Observation du 8 mai 1 8^5.

de ce canal finit, et où commence sa partie membraneuse.

Nous appellerons épididyme cette première partie du canal séminal qui est engaînée dans la trompe ou la première partie de roviducte.

L'insertion de celle-ci, qui ne charrie encore que des ovules , ne se fait pas à l'extrémité de la seconde partie de Foviducte, qui est glanduleuse, mais entre cette partie , ainsi que nous venons de le dire, et la troisième ou la membraneuse. Cette partie glanduleuse que Swammerdam appelait si justement la glande de la glu, est en arrière de cette insertion ; tandis que la dernière partie de l'oviducte, la plus rapprochée du vestibule génital, est en avant ; de sorte que les ovules, qui doivent prendre leur albumen dans cette partie glanduleuse , y suivent une marche pour ainsi dire rétrograde, et reviennent ensuite dans la même voie pour atteindre le vagin.

Cette partie glanduleuse de l'oviducte forme souvent comme un appendice considérable de tout l'appareil générateur. Au temps du rut, elle a six fois le volume de la glande spermagène, et renferme des œufs dans le canal qui parcourt son axe, en diminuant de diamètre depuis l'insertion du premier oviducte jusqu'au sommet de la glande. Sa substance se compose de petits ccecums dont la cavité s'ouvre dans des cellules qui sont comme les anfracluosités du canal central.

Ces petits ccecums et ces cellules sont remplis dune humeur aibumineuse composée de vésicules sphériques transparentes, très petites (i). On ne trouve pas

(i) Ayant la grosseur des globules du sang, suivant M. H. Meckeî, o. c 8. 31

482 XXXVIe LEÇON. ORG. DE GÉNÉRATION DES MOLLUSQUES.

de spermatozoïdes dans cette glande. On n'y découvre pas davantage des ovules dans leur calice aux divers degrés de leur développement. Ils ne s'y rencontrent jamais que libres et plus ou moins à l'état d'œuf, c'est-à-dire déjà enveloppés d'une couche d'albumen et seulement à l'époque du rut, dans le canal centrai de la glande.

La troisième partie de loviducte, qui est la continuation du canal de la glande, est un large canal à parois membraneuses, plissées ou tout unies, suivant les espèces, plus ou moins contournées en spirale, de manière qu'il a un côté court et un bord baucoup plus long. C'est du côté court, du moins dans Y hélix pornatia, que répond, en dedans, ce sillon profond, dans l'origine duquel s'ouvre le canal séminal ou l'épididyme, et, en dehors, une glande qui a été désignée sous le nom de prostate.

Ce troisième oviducte, qui charrie des œufs plus ou moins complets à l'époque du rut, est désigné, mais improprement , sous le nom d'utérus par beaucoup d'auteurs , à commencer par Swammerdam. Ce n'est un oviducte incubateur que dans les Gastéropodes vivipares.

11 se termine à l'endroit où s'insère la vésicule copuiatrice, insertion qui nous paraît indiquer les limites des organes préparateurs et des organes copulateurs ou d'accouplement.

Le conduit, excréteur de la semence, comme celui des ovules et des œufs, doit se distinguer en trois parties. La première, dont nous avons déjà parlé, est l'épididyme, qui s'étend de la glande ovo-spermagène au troisième oviducte.

ART. t. ORGANES PRÉPARATEURS ET EDUCATEURS. 483

La rainure que nous venons de décrire dans le troisième oviducte de Y hélix pomatia est la seconde partie du canal excréteur du sperme. Nous rappellerons prostatique, parce qu'elle reçoit, par nue série de très petits orifices, les canaux excréteurs de la prostate, ici cette rainure séminale prostatique est bordée de deux replis membraneux qui se touchent par leur bord libre, et interceptent un canal complet. Elle reçoit , dans son origine, ie canal de l'épididyme, s'étend aussi loin que le troisième oviducte, et renferme, à son autre extrémité, l'embouchure du canal déférent.

La glande prostate, adhérente à l'extérieur et au côté court du troisième oviducte, s'en distingue par sa couleur opaque , blanc de lait, et par sa forme étroite; elle est composée d'un grand nombre de très petites vésicules qui communiquent, comme nous venons de le dire , dans la rainure séminale par leurs canaux excréteurs.

Telle est la structure de la rainure séminale ou de la partie prostatique du canal séminal et de la prostate, dans les hélices et la limace rouge; mais, dans la limace grise, au lieu d'une rainure dans l'intérieur de l'oviducle, il y a un canal complet qui lui est extérieur, et auquel cependant la glande prostate est annexée (1).

Cette partie du canal séminal, à l'instant où cesse la prostate , devient canal déférent. C'est un canal membraneux, qui se porte plus ou moins directement vers la verge, pour s'ouvrir dans son extrémité interne ou son cul-de-sac, ou plus ou moins près du prépuce et de son orifice. Cette terminaison dans la verge n'a lieu

(i) M. Verloren, o. c, pi. JI, fïg. 7

484 XXX VTe LEÇON. ORG. DE GÉNÉRATION DES MOLLUSQUES.

que dans un premier groupe des Gastéropodes hermaphrodites; dans un second groupe, le canal déférent ne communique qu'indirectement avec la verge, au moyen dune rainure intermédiaire.

Après cette description générale, qui comprend à la fois les derniers progrès de la science et son histoire, nous donnerons quelques descriptions particulières prises dans le texte de notre première édition ou dans celui des Mémoires sur les Mollusques (i) , en indiquant les changements dans les détermination , tels que nous venons de les adopter dans nos généralités.]

§ 1. Chez les Gastéropodes pulmonés.

Décrivons d abord les organes de la limace comme plus simples : elle n'a que les organes communs à toute la classe, savoir, un ovaire, un oviductus , un testicule, un canal déférent, une verge et une vessie à long coi.

Dans la limace (rouge), l'ovaire [l'ovospermagène] est situé vers la partie postérieure du corps , entre les lobes du foie et les intestins. C'est une grappe très composée , dont les pédicules sont des tuyaux qui donnent les uns dans les autres, et aboutissent définitivement à l'oviducte [qui renferme l'épididyme]. Celui-ci est un conduit faisant beaucoup de zigzags, et se collant ensuite si intimement au testicule [à la glande de l'oviducte], que j'ai cru longtemps qu'il en pénétrait la substance et qu'il en recevait la liqueur ; mais je suis parvenu à

(i) Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie «les Mollusques, par M, Cuvier, 1807.

m'assurer qu'il n'en est pas ainsi. Après avoir suivi toute la longueur du testicule [de la prostate] l'oviducte, devenu sensiblement plus large , et même , dans le temps de l'amour, plissé et boursouflé, se termine dans le fond de la cavité commune de la génération.

Le testicule [la glande de l'oviducte] est une glande blanche, oblongue, très considérable, surtout dans la saison de l'amour. Il peut se diviser en deux parties: la postérieure, en arrière de la jonction clel'oviduclus; elle est ovale, et c'est elle qui se gonfle le plus dans la saison [c'est proprement la glande de l'oviducte]. L'antérieure est oblongue. [C'est la prostate des auteurs]. Sa structure n'est point en filaments, comme celle de la seiche, mais plutôt en grains. Le testicule donne un canal excréteur propre [la troisième partie du canal sénimal ou le déférent] , qui va s'ouvrir dans le fond de la verge.

Dans le colimaçon , l'ovaire et le testicule sont disposés comme dans la limace.

Les organes de la testacelle [et de la parmacelle] ne diffèrent point notablement de ceux delà limace (i).

[Le limnée et le planorbe n'ont pas les glandes ovigène et spermagène ainsi réunies en une seule ; la disposition de ces glandes, qui sont ici séparées, et celles de leurs canaux excréteurs sont bien propres à lever les doutes qui pourraient rester sur la détermination de ces organes. Ici leurs canaux excréteurs aboutissent, le premier à la verge et le second à la vulve, après s'être réuni à la vésicule copulatrice. Cette terminaison de leurs canaux excréteurs ne peut laisser aucun doute

(i) Mémoire de M. Cuvier, tig. 9, 10, 14 et i5.

i86 xxxvr leçon, okg. de génération des mollusques. sur leur fonction, et vient corroborer ce que démontrait déjà la nature de leur contenu.]

Dans le limnée , on distingue partout le canal déférent, qui est d'abord assez gros, et se renfle en un réservoir excessivement plissé , qui doit pouvoir contenir une très grande quantité de sperme. Ce canal, en ressortant, est très mince, reste fort longtemps sous cette nouvelle forme , et après s'être engagé dans les chairs, vers l'issue de l'oviductus, il en ressort pour se terminer dans le fond du sac de la verge, qui est organisée comme dans la limace.

L'ovaire est, comme à l'ordinaire, vers le sommet de la coquille et enchâssé dans le dernier lobe du foie; le premier oviducte est mince et tortueux ; [le second oviducte est formé de deux poches de substance molle, blanche , glanduleuse , communiquant ensemble par un canal assez ample et aboutissant par un autre, le troisième oviducte, à la vuive. On les trouve quelquefois pleins d'œufs ( i ) .

Nous avons trouvé le testicule enchâssé en partie dans le foie; sa forme est en massue, contournée en spirale, et sa surface paraît comme tuberculeuse par suite des petits cceciims dont sa masse se compose, et dont le fond fait saillie au dehors.

Il renferme une quantité innombrable de spermatozoïdes, surtout dans la partie qui touche à l'épididyme ; ils remplissent de même ce premier canal excréteur, qui commence sous l'ovaire, est court et sinueux. Il se redresse, après avoir dépassé l'oviducte,

(i) Mémoire de M. Cinier, tig. 8, 9 , 10, i5, et p. 7 et 8, et celui déjà cité de M. Verloren , pi. Vil , fig. 45.

pour aboutir à un corps glanduleux considérable, sorte de prostate composée de deux parties : une cylindrique ou en massue , ayant le gros bout dirigé vers la seconde ; celle-ci est pyramidale. L'une et l'autre sont composées de paquets de Gœcums serrés les uns près des autres, remplis d'une matière jaune ou blanche , et entourés comme d'une légère gaze noirâtre. Les cœcums sont réunis par paquets laissant entre eux comme des sillons longitudinaux qui divisent cette glande.

L'ovaire est un corps replié, jaune, composé de lobes, et ceux-ci de vésicules contenant des ovules. Il aboutit à l'oviducte, qui est blanc opale , comme celui des hélices. Cette première partie de l'oviducte est repliée et courte; elle donne dans une partie glanduleuse, jaune-verdâtre, de substance ferme, résistante, qui

sécrète une matière visqueuse. L'oviducte sort de cette

glande comme un canal étroit, qui se dilate encore et forme une seconde poche considérable, après laquelle vient la dernière partie de ce canal, qui est cylindrique et aboutit au vagin.

Suivant M. Paasch, un petit canal se détacherait de l'épididyme pour communiquer dans le premier oviducte (i).

Pour le piano rbe non? renvoyons aux figures des mémoires de MM. Cuvier, Verloren (2) et Paasch (3).

§ 2. Chez les JSucUbranciies ei les Injéro branches .

Gomme les Gastéropodes pulinonés, les Nudibranches auraient un organe préparateur hermaphrodite

(1) M. Paasch, m. c, pi. V, fig. 7, J. et p. 91. (2) Mem. c, pi. VIL tig.^43- (3) Archives d'Eiïchson pour 1 8^3 , pi. V, fig. 6 et 7.

488 XXXVI* LEÇOK. OliG. DE GENERATION DES MOLLUSQUES.

annexé au foie. M. Olivier le décrit généralement sons le nom d'ovaire.

Dans le thethij s fimbriata, cet organe double se composerait de follicules allongés se réunissant à un canal excréteur commun , et renfermant à la fois des ovules très petits et des spermatozoïdes. Le canal excréteur des deux glandes ne tarde pas à se dilater, et se pelotonne ensuite pour former en partie l'épididyme. Au-delà de ce pelotonnement, les deux canaux excréteurs se séparent, lovuliducte pour s'insérer dans l'oviducte au-devant de sa glande, qui est considérable; le canal séminal pour se collera une prostate composée de follicules, qui y versent l'humeur qu'ils séparent, par deux canaux principaux.

Au-delà delà prostate, le canal déférent est encore long et sinueux avant de se terminer dans le fourreau delà verge (1).

C'est aussi au foie qu'est annexée la glande hermaphrodite, dans le genre doris; son double canal excréteur se sépare de même, après un trajet assez long, en ovuliducte, qui est très court, et en un long canal déférent. Lovuliducte s'ouvre daus Toviducte en avant de la glande (2).]

Dans les doris , l'oviductus [le canal double de ia glande hermaphrodite], après s'être collé au testicule [à la glande de l'oviclucte], paraît se rendre dans le canal de la vessie et s'y réunir en un canal commun. Dans le doris solea , espèce nouvelle de la mer des

(1) Mémoire de M. Cuvier sur le genre Theihys, etc., fig. 5 et 7, et II. Meckel, m. c, pi. XV, fig. 1. (2) Mémoire sur le genre Doris, par M. Cuvier, pi. I et II , et de M. H, Meckel, pi. XV, fig. 2.

Indes , il ma même paru quil se rend dans la vessie même, ce qui confirmerait bien que la vessie est destinée à fournir l'enveloppe des œufs. Le testicule [la glande de Toviducte] est arrondi, et touche à la cavité commune. Une petite vésicule accessoire tient au canal de la vessie.

[Dans la Tritonia ascanii, la glande hermaphrodite est linguiforme,et se trouve comme toujours annexée au foie. Elle se compose de vésicules-ovules ayant chacune un double canal excréteur. Les ovules mûrs rendent bosselée la surface de chaque vésicule. Les deux canaux excréteurs se séparent à la base de la glande de Toviducte , qui est considérable. Le canal déférent, après cette séparation, est long, sinueux , et entouré, dans une partie de son trajet, par une prostate étroite et allongée , comme dans les hélices (1).

Dans la tritonia àombergiï , M. Guvier a trouvé la glande de l'oviducte très considérable (a).]

Dans la tritonie, lovaire [la glande hermaphrodite] est plus volumineux, l'oviductus plus gros à proportion (que dans la limace), et le testicule [la glande de l'oviducte] ramassé en une boule irrégulièrement lobée.

[Le pie uro branche a meckelii a présenté la même organisation générale dans ses organes préparateurs.

Dans les nouveaux genres acteonia et pelta , lovaire et le testicule sont, au contraire, deux organes distincts et bien séparés. Le premier est un long tube replié en différents sens dans la cavité abdominale. Le

(i) M. H. Meckel, ibid., fig. 12, i3 et 14. (2) Elle est décrite comme le testicule. Mémoire sur le Tritonial Hombergii , pi. II ^ fig. 1 .

490 XXXVIe LEÇON. OKG. DE GÉNÉRATION DES MOLLUSQUES.

second est une poche allongée, en forme de massue, dont le canal excréteur aboutit à la fin de l'oviducte ( 1 ). |

§ 3. Chez les Tectibranches ,

[Il y a dans les Gastéropodes de cet ordre une circonstance organique déjà remarquée par M. Cuvier dans notre première édition : c'est que l'orifice de la verge est plus ou moins éloigné de celui du canal déférent et de l'oviducte , et que le sperme n'arrive à la verge que par un sillon extérieur. Nous y reviendrons en parlant des organes d'accouplement. Quant aux organes préparateurs des deux sexes, ils sont aussi intimement unis que ceux des Gastéropodes pulmonés terrestres, que nous venons de décrire.]

L'ovaire [la glande hermaphrodite], dans Yaplysie, est une masse ovale qui occupe tout le fond postérieur de l'abdomen, et qui, dans l'état ordinaire, est d'une couleur blanchâtre. L'oviductus [le double canal de la semence et des ovules] y prend son origine par plusieurs vaisseaux qui viennent des différentes parties de la masse, comme les vaisseaux propres d'une glande sécrétoire , et qui se réunissent en un seul; celui-ci, après avoir serpenté le long du côté droit du testicule, devient subitement très mince et contourné autour delà sommité de cette glande, et forme un canal qui, après avoir été collé pendant quelque temps au canal déférent [à l'oviducte], finit par y déboucher, après avoir reçu une vésicule, ou boyau aveugle, qui est peut-être l'analogue des vésicules divisées du colimaçon.

(i) M. de Quatrefages. Ann. des se. nat., 3e série, t. I, pi. IV et VI.

Le testicule [la glande de l'oviducte ] est d'un beau jaune, et ressemble à un sphéroïde elliptique qui serait entouré d'un ruban en spirale; son milieu est assez compacte, et semble homogène.

Le ruban qui paraît l'entourer est lui-même divisé en une bande principale , finement striée , et dont les stries sont probablement autant de vaisseaux propres, et en deux lisières lisses, qui sont des vaisseaux excréteurs. La lisière supe'rieure est le canal déférent commun à tout le testicule [commun à la glande de l'oviducte], et qui transmet la semence [les œufs] au dehors.

Les deux canaux excréteurs, après avoir dépassé la glande, sont soudés ensemble, sans se confondre. Celui qui vient du testicule [de la glande de l'oviducte ] est formé d'une membrane plus mince et très plissé; l'autre, qui vient de l'oviducte [ le canal^déférent ], a des parois plus épaisses. Une fente établit entre ces deux canaux , dès les premiers tiers de la longueur, une libre communication. C'est vers le deuxième tiers que s'ouvre, par un endroit particulier , la vésicule copulatrice (1).

[M. H, Meckel (2) est parvenu à découvrir que la glande de l'ovaire se compose d un assez long canal contourné en spirale et venant se terminer en cul-desac à l'endroit où son autre extrémité débouche dans l'oviducte. Ses parois ont une double série de plis transverses.

(1) Mémoire de M. Cuvier sur le genre Aplysie, p. 20 et 27, et pi. IV. fig. 1 et 2. (2) M. c, pi. XV, tig. 7.

492 XXXVIe LEÇON. OEG. DE GÉNÉRATION DES MOLLUSQUES.

Les organes de la génération sont disposés dans les Acères comme dans l'aplysie (1).

Dans l'ombrelle (Umbrella mediterranea. Lam. ), le canal ovo-séminal se termine dans la cavité de la glande de Fovidncte.]

§ 4- Les Scutibranches et les Cyclobranches,

[Dans son mémoire sur 1' haliotide,\e genre patelle, la fissurelle , Yémarginule et Yoscabrion, etc. , M. Guvier s'exprimait ainsi : « Aucun individu des genres que je viens de nommer ne m'a offert autre chose qu'un ovaire plus ou moins développé, mais dans la composition duquel entrent quelques parties glanduleuses qui pourraient être regardées comme servant à la composition du sperme; en sorte que je suis assez porté à croire que ces animaux sont des hermaphrodites qui peuvent se suffire à eux-mêmes, comme les Acéphales (2).» Il répète de nouveau cette manière devoir dans la partie de ce mémoire concernant l'ovaire de Yhaliotide et des patelles ; cependant nous avons vu que les sexes sont séparés dans ce dernier genre.]

G. Dans la classe des Ptéropodes.

[ Les Ptéropodes sont des mollusques hermaphrodites, que M. Guvier n'a séparés , pour ainsi dire , qu'à regret de la classe des Gastéropodes, avec lesquels il reconnaît qu'ils ont le plus de rapports, entre autres dans leurs organes de génération (3).

(1) Mémoire de M. Cuvier sur les Acires, p. i4 et i5. (2) M. c, p. 2. (3) M. Guvier, dans notre première édition, avait écrit au sujet des deux seuls genres qu'il connaissait à cette époque et qu'il plaçait encore à

« L'ovaire unique est rapproché du cou avec les au- »tres viscères. Il donne un oviducte mince et court, » qui aboutit, comme d'ordinaire, au testicule.

» Le testicule, d'abord en forme de cœcum, s'amin- » cit par degrés en un conduit déférent, et se termine » en une petite bourse ronde, qui remplit le tuber- » cule gauche de la tête , et qui sort près du col. A » côté de cette bourse en est une autre oblongue ana- » logue à celle que nous appelons la vessie dans les » Gastéropodes.

» Je ne sais pas, ajoute M. Cuvier, si la verge est » cette partie droite et ferme qui termine le canal défé- » rent , ou si elle est cachée dans la petite bourse dont » je viens de parler (1). »

Les organes de la génération de Ykjritle(p\ écrit-il encore dans le mémoire sur ce sujet, ressemblent à ce qu'on voit dans la plupart des Gastéropodes : un ovaire qui remplit la plus grande partie du côté droit de la cavité viscérale, un oviducte de médiocre longueur, un testicule presque aussi fort que l'ovaire et un canal déférent commun.

Nous ferons remarquer ici l'identité de composition de cet appareil générateur avec celui que nous avons indiqué dans les deux genres nouveaux des gastéropodes acteonia etpelta.

Les autres Ptéropocles (cymbulie, clèodore, Cuvierie,

la suite des Gastéropodes hermaphrodites , dont les organes sexuels ont deux issues plus ou moins distantes: «L'hyale et le pneumoderme ont aussi des organes sexuels éloi;;ne's par leurs orifices, quoique réunis clans le même individu ; mais ces Mollusques sont trop petits pour que nous en donnions une description détaillée.» (1) Mémoire sur le Clio horealis, p. 8. (a) Sur l'hyale et \e pneumoderme, fig. 4 et 8, et p. 6.

494 XXXVIe LEÇON. ORG. DE GÉNÉRATION DES MOLLUSQUES.

tiedemannid) paraissent avoir un appareil générateur plus ou moins semblable à celui des clio et des hyales et toujours hermaphrodite avec organes d'accouplement (2).]

D. Dans les Acéphales testacés.

[Les uns ont les organes préparateurs des deux sexes séparés dans des individus différents ; les autres les ont réunis dans le même individu.

I. Des organes préparateurs chez les Acéphales testacés a sexes séparés.

Jusqu'à présent on ne connaît que des Mytilacës et des Cardiacés qui appartiennent à cette catégorie; ce sont les mytilus , les unio, les anodontes, les venus et les bucardes.

§ 1 . De ï ovaire et de loviducte.

L'ovaire existe chez plusieurs Mytilacés et Cardiacés , séparément du testicule, dans des individus distincts. Il est situé dans la cavité viscérale, sous le foie, qu il enveloppe plus ou moins, suivant le degré de développement des ovules qu'il renferme; on le découvre immédiatement sous les téguments de l'abdomen. Dans la moule comestible , il se compose de deux lobes qui occupent presque toute l'étendue du manteau.

Sa structure s'y compose d'un grand nombre de petites poches en forme de cœcums, dont chacune renferme un ou plusieurs ovules. Un certain nombre se réunit à un canal commun, qui n'est qu'un rameau d'une

(1) Exercices zootomique«s, par P.-J. Van Beneden. Annales du Muséum Je Bruxelles, t. XV.

petite branche. Celle-ci aboutit à une branche plus forte, et successivement jusqu'à la réunion des plus grosses branches dans un tronc commun , qui est celui de l'oviducte. Les parois de ce tronc , de l'oviducte et des branches principales ont des plis transverses, comme loviducte des oiseaux.

Dans les unio et les anodontes , l'ovaire se compose aussi de deux lobes, mais qui sont restreints à la cavité abdominale. Leur structure est la même. 11 y a deux oviductes ayant leur orifice de chaque côté du bord supérieur de la paroi abdominale, à peu près au milieu de sa longueur, tout près et un peu en avant de celui du canal excréteur de l'organe que Treviranus et M. de Baer regardent comme le rein (1).

Dans la leçon où nous traiterons des omanes d'incubation intérieurs, nous verrons que dans les deux derniers genres les œufs passent de l'ovaire dans les branchies , pour le développement du fœtus.

§ 2. Du testicule, ou de lagande spermagene et de son canal excréteur.

Le testicule a la même apparence que l'ovaire; il est situé dans les mêmes rapports avec les autres viscères. C'est ainsi qu'il a été décrit dans les unio et les anodontes , dans les mytibus edulis et polijmorphus , parmi les Mytilacés; dans la venus virginea, parmi les Cardiacés (1). On le trouve rempli de spermatozoïdes à l'époque du rut, et ce contenu sert uniquement aie reconnaître.

(») Voir notre t. VII, p. 616

496 XXXVIe LEÇON. ORCt. de génération des mollusques.

II. Des organes préparateurs chez les Acéphales testacés hermaphrodites.

[Les bivalves hermaphrodites sont probablement les plus nombreux. Les glandes ovigène et spermagène y sont placées à côté l'une de l'autre, dans la cavité abdominale, et elles y présentent la même structure, composée en dernier lieu de petites poches ou de petits cœcums.

Peut-être que des recherches ultérieures feront découvrir dans cette classe , comme dans celle des Gastéropodes , cette intime combinaison, cette singulière invagination que nous avons fait connaître chez ces derniers. Sans avoir reconnu la glande spermagène des Acéphales testacés, M. Cuvier en avait , pour ainsi dire, indiqué l'existence , en distinguant celle de son produit. Après avoir écrit] : « On ne leur voit d'autre organe de génération qu'un ovaire qui est étendu des deux côtés sur le corps, immédiatement sous la peau pénétrant entre les tendons des muscles, et quelquefois entre les deux membranes du manteau. Sa grosseur varie ainsi que sa couleur, selon que l'animal est plus ou moins avancé dans sa gestation, » il ajoute : « 11 s'y manifeste à une certaine époque une liqueur laiteuse, qui peut être un vrai sperme, propre à féconderlesœufs. »

[L'hermaphrodhisme, ou l'existence simultanée des glandes spermagène et ovigène dans le même individu, a été constatée dans le peigne glabre , parmi les

(i) M. Mil ne Edwards. CoulpteS-retvlus île l'Académie des sciences, t. X,p. 864.

Oslracès ; clans les cyclas cornea, lacustris et rivicola , parmi les Cardiacès.

Dans la première espèce, lovaire remplit une partie cle la cavité abdominale en arrière , et le testicule en avant; Tune et l'autre glande sont comme soudées ensemble; mais on distingue facilement l'ovaire par sa couleur jaune orangé et ses granulations.

Le testicule, au contraire, est blanc de lait etcedistingueparles grappes de petites vésicules qui composent sa structure , et par leur contenu , le sperme laiteux et les spermatozoïdes qu'il renferme.

L'oviducte traverse la partie supérieure du testicule, et va se terminer au-devant du muscle adducteur entre la base des tentacules.

Deux petites ouvertures qui se voient à la base du pied seraient l'issue du sperme.

Cette séparation des orifices des organes sécréteurs des deux glandes est particulière (i).

Dans les Cyclades , la glande spermagène est située derrière le foie , et se fait remarquer par sa couleur blanc de lait. Elle se compose de petits ccecums vésicuîeux formant des grappes plus ou moins évidentes, suivant les espèces. L'ovaire est une masse tubuleuse annexée au testicule, et qu'on en distingue encore par sa couleur et par son contenu , composé de très petits ovules (2).

Ce peu de détails prouvera qu'il y a encore bien des

(1) Voir MM. Milne Edwards et Lallemand. Comptes-rendus de l'Académie des sciences, t. X, p. 848. (2) M. R. Wagner, Archives de Wiegrnann, t. III, p. 369, et M. Siebold ^ Archives de J. Miïller pour 1837. p. 388.

498 XXXVIe LEÇON. OEG. DE GENÉBATION DES MOLLUSQUES

recherches à faire pour déterminer les espèces qui sont hermaphrodites et celles chez lesquelles les sexes sont séparés. Il est probable que les organes des deux sexes existent toujours réunis ou séparés. Cependant on ne connaît encore, chez plusieurs espèces, que des individus femelles.]

E. Des organes préparateurs chez les Brachiopodes.

[On n'a découvert dans cette classe que l'organe préparateur femelle ou l'ovaire; encore a-t-on plutôt indiqué la place des œufs, en incubation, selon toute apparence, que décrit cet organe.

L'ovaire est, comme toujours, chez les animaux de ce type , dans une position rapprochée du foie.

Chez les Brachiopodes , c'est-à-dire chez les tèrèbralines , lingules , orbicules et cranies , comme chez beaucoup & Acéphales testacés, comme chez les Cirrhopodes , les œufs passent de l'ovaire dans les replis du manteau.

On a observé des agglomérations d'oeufs de couleur verte, occupant la partie postérieure de la coquille, derrière le foie et autour des principaux vaisseaux branchiaux , chez les orbicules et les cranies ( 1 ).]

F. Des organes préparateurs des Acéphales T unici ers.

[Nous indiquerons successivement ce que l'on sait de ces organes et des modes de propagation des deux sous-classes dont se compose ce groupe principal. A

(i) Anaîonne des térébratules, etc., par M. R. Owen. A:inale» des se, aatur., i* série, t. TU , pi. I et If.

cet égard, comme à tant d'autres, la science a marché depuis notre première édition (i), et ses propres sont dus, en premier lieu, à la suite des travaux de M. Guvier.

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