ART. I. CEUX DES ÉCHINODEBMES
ramifications se réunissent à deux branches, et celles-ci à un seul tronc qui s'ouvre derrière la niasse buccale.
La paroi extérieure ou viscérale est couverte dune membrane à cils vileratiles; après celle-ci vient une couche musculeuse. La paroi interne est comme mamelonnée par une suite de capsules adhérentes qui sont des glandes spermagènes, avec des cellules renfermant des spermatozoïdes. Enfin l'axe du tube et les intervalles des mamelons sont remplis d'une substance proligère dans laquelle se développent les ovules (1).
Dans le sipunculus nudus il y a, à la partie antérieure de la cavité viscérale , deux vésicules brunes de forme allongée, conique, bosselée, qui sont les ovaires. On y trouve des œufs en mai; tandis qu'en juin la cavité abdominale en est remplie (2).
Uêchiure , a dans son abdomen , en novembre et décembre , des ovaires composés de vésicules remplies d'une humeur laiteuse; quelques uns ont des globules blancs qui nagent dans cette humeur lactée: ce son! des ovules.
Dans les bonellies, l'ovaire est un sac qui s'ouvre endeçà de la trompe. Les testicles de ces animaux seraient quatre longs tubes ou boyaux effilés en arrière, à leur extrémité libre , ayant en avant leurs orifices dans les téguments (3) ?
(1) Mémoire sur la Synaptc Duvemoy, par M. de Quatrefages. Ann. des se. nat., 2e série, 22 novembre i83i. (2) Observations faites à Païenne par M. Grube. Archives de J. Mùller pour 1837, P- 355, et pi. X, fig. i-5, et pi. XI, fig. 1 , vo. (3) Règne animal. Zoophytes, pi. XXIII , fig. t f. f , publiée par M. de Quatrefages.
b44 XXXVIIe LEÇON. ORG. DE GÉNÉRATION DES XOOPHYTES.
§ 4- Des ovules et des œufs.
Les ovules des Echino dermes pris dans l'ovaire ont un vitellus, une vésicule germinative et une tache germinative. Cette composition uniforme des ovules a été constatée pour les Stellêrides (1), les Echinides, les Holothurides et les siponeles.
Les ovules de la synapte Duvernoy ont une membrane propre , un vitellus. une vésicule et une tache germinative (2).
Quant aux œufs complets, M. Guvier avait déjà dit de ceux des étoiles de mer, qu'ils sont ronds et rougeâtres, et que ce sont les ovaires qu'ils remplissent qui font la seule partie mangeable dans les oursins. Leur nombre, dans certains échinodermes, s'élève à un chiffre considérable.
M. Dalyell^ vu Xholoturia fusus en pondre jusqu'à cinq mille en peu de temps.
Une comatule peut en avoir dix mille.
Au reste tous les animaux de cette classe ne sont pas ovipares. On a retiré de l'intérieur du corps de Y ophiure grisâtre de petites ophiures qui ont vécu encore quelque temps (3).
§5. Du sperme et des spermatozoïdes.
C'est M. Rathke qui a découvert le premier que certains individus de Xasterius rubens avaient leurs organes de génération remplis d'un liquide blanc composé en grande partie de spermatozoïdes.
(1) M. Siebold. Archives de J. Miïller pour i836, p. 287. (a) M. de Quatrefages, m. c, pi. V, fig. 1. (3) Id. Compt.-rend. de l'Académie des sciences pour 1842, t. XV, p. 798.
Les spermatozoïdes des oursins ont un corps allongé, ovale, ayant son petit bout du côté de la queue. Celle-ci est extrêmement déliée (1).
La synapte Duvernoy a des spermatozoïdes dont la partie céphalique est ronde et la partie caudale effilée et courte (2).]
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