XXXIX* LEÇON. SÉCRÉTIONS EXCRÉMENTITIELLES
organes non exclusivement sécrétoires de la peau , par exemple, des membranes séreuses , etc., des poumons, sans qu'il soit bien démontré que les excréteurs qui en partent soient réellement de nature différente : l'espèce de sécrétion dont ils sont les agents a reçu en particulier le nom d'exhalation, et on a donné celui d exhalants aux vaisseaux par où s'échappe le fluide sécrété (i).
D'autres fois ces vaisseaux sont ramifiés dans des espèces de corps frangés , formant des paquets plus ou moins gros : c'est le cas des organes sécrétoires de la synovie; ou bien ils forment un réseau plus ou moins serré , qui tapisse les parois de petites cavités appelées cryptes ou follicules.
Dans d autres cas, enfin , ils sont entrelacés et pelotonnés de mille manières, et forment des masses plus ou moins considérables.
Les organes sécrétoires ne diffèrent pas moins à l'égard des vaisseaux ou des cavités quelconques, dans lesquelles la matière sécrétée passe au moment de la séparation ou après cet acte , et qui la transmettent au dehors.
Considérés sous ce point de vue , ils peuvent être divisés en trois classes.
Les uns n'ont qu'un ordre de vaisseaux excréteurs, que nous appellerons séparants, parce que ce sont ceux qui opèrent la sécrétion; ils servent en même temps à transmettre au dehors la matière sécrétée.
Dans les autres, cette matière est versée par les sé-
(i) Nous verrons à l'article delà peau, et des glandes de 'a sueur en particulier, les restrictions à apporter à cette proposition.
parants dans un second ordre de vaisseaux, ou dans des cavités qui en sont proprement les excréteurs ou les émonctoires.
Enfin, dans ceux de la troisième classe, la même matière est emportée de l'organe sécrétoire par des vaisseaux semblables à ceux qui l'y ont apportée, ou tout au moins du même ordre.
Dans le premier cas, les excréteurs séparants peuvent encore être sous-divisés en deux grandes sections, ainsi que les organes dont ils font partie. Nous rangerons dans l'une ceux qui ne forment pas un système absolument distinct des artères : tels sont les exhalants de la peau, des poumons et des membranes séreuses, etc., qui rejettent au dehors, par un nombre infini de pores , la matière qu'ils ont sécrétée.
Nous placerons dans l'autre ceux qui forment autant de systèmes particuliers qu'il y adeglandes où ils s'observent : tels sont les canaux biliaires, dont les ramifications nombreuses, pelotonnées et entrelacées avec les vaisseaux sanguins, aboutissent enfin à un seul tronc; les séparants du lait, qui, dans la femme, se réunissent en quinze ou vingt branches principales; les canaux séminifères dans les Mammifères, les Oiseaux [et les Reptiles propres] , qui aboutissent tous à un seul déférent, etc., etc.
Dans le second cas, les organes sécrétoires, comme nous l'avons dit, ont une cavité simple ou plus ou moins ramifiée, plus ou moins anfractueuse, dans laquelle les excréteurs séparants versent et accumulent la matière qu'ils ont séparée.
Les organes qui appartiennent à cette classe peuvent également èire sous-divises eu deux sections. Les