DES ORGANES MALES
[Nous avons suivi dans cette classe les canaux déférents jusqu'à l'origine du canal de l'urètre, où ils se terminent. C'est aussi à cette origine que sont les embouchures des vésicules séminales, des glandes prostates , et plus loin , au commencement de la partie bulbeuse de ce canal , celles des glandes de Cowper, dont les diverses humeurs viennent s'y mélanger à la semence.
L'urètre, chez tous les mammifères, les Monotrèmes exceptés, se continue le long d'un corps saillant érectile, destiné à introduire la liqueur fécondante dans les organes d'accouplement de la femelle.
Chez les Monotrèmes qui n'ont que la partie pelvienne du canal de l'urètre, un canal séminal particulier se détache de l'extrémité de l'urètre, pour suivre la verge jusqu'aux glands et y diriger la semence.
La verge, chez les Mammifères, est donc l'organe essentiel d'accouplement des mâles. Nous aurons à décrire, avec elle , le fourreau cutané qui l'enveloppe, ou le cloaque qui la recèle dans quelques cas ; les glandes eJ es muscles qui appartiennent exclusivement à ses enveloppes.]
Dans Y homme et les Mammifères , on ne trouve
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jamais qu'une seule verge, toujours percée, dont la position, la forme générale et la grandeur relative varient beaucoup.
Elle est composée : i° d'un corps fibro-vasculaire, appelé corps caverneux , susceptible de se gonfler et de prendre assez de consistance pour rendre possible l'introduction de cet organe dans ceux de la femelle ; 2° quelquefois dun os destiné au même usage; 3° d'un canal qui commence à la vessie urinaire, et se termine à l'extrémité de la verge, à travers lequel passe la semence, pour arriver dans le corps de la femelle; l\° d'une extrémité plus ou moins distincte , à laquelle on a donné le nom de gland, siège principal de la sensibilité dont la verge est susceptible; 5° de muscles qui servent à mouvoir cet organe, ou à contracter l'une ou l'autre de ses parties ; 6° de vaisseaux sanguins et de nerfs qui le gonflent et le toidissent au moment du coït, et lui donnent une, sensibilité si exquise, qu'ils en font pour ainsi dire un organe de toucher particulier.
1. Position , forme générale, enveloppes et grandeur relative de la verge.
La position de la verge varie de quatre manières différentes :
i° Après être sortie du bassin, elle s'élève un peu ie long de la symphyse des os pubis.., et tient à l'arcade de ces os, on à cette symphyse, par un ou deux ligaments suspenseurs; tandis qu'elle est libre et pendante dans le reste de son étendue, et renfermée dans un fourreau ou prolongement de la peau égale-
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ment libre ei détaché du ventre. Vhotnmt :■■, tons les quadrumanes et les chéiroptères sont dans ce cas.
i° Elle continue son chemin d'arrière en avant , depuis la symphyse des os pubis , sous la ligne mé diane de l'abdomen, jusque plus ou moins près de l'ombilic. Dans ce trajet, elle est contenue dans un fourreau qui n'est qu'une légère extension de la peau du ventre, et qui la tient appliquée à cette partie; un tissu cellulaire plus ou moins fort, qui se change, lorsque la verge a un grand poids (comme dans X éléphant) , en un ligament aponévrotique très solide, sert encore à l'affermir dans cette position. Elle est particulière à tous les Carnassiers } aux phoques, aux Proboscidiens , aux Pachydermes , aux Solipèdes , aux Ruminants. Dans ce cas, elle a l'orifice de son fourreau plus ou moins près de l'ombilic , [et la peau qui constitue ce fourreau se replie dans elle-même comme dans le premier cas, en s 'amincissant beaucoup pour se fixer autour de la couronne ou de la base du gland.]
Lorsque la verge est retirée dans son fourreau, elle y éprouve, toutes les fois qu'elle est très longue, une ou plusieurs inflexions en différents sens. La verge de X éléphant est repliée dans son fourreau en forme de double S italique. Celle des Ruminants se détourne de son chemin direct pour s'élever dans l'échancrure profonde que borne , en arrière , le bassin , et en avant la grande saillie du ventre; elle reprend ensuite sa première direction pour ne plus en dévier. Dans le chameau et le dromadaire , son extrémité est repliée en arrière; il en est de même dans celle des chats : aussi ces animaux lancent-ils leur urine de ce côté; mais
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lorsque cet organe entre en érection , il se redresse et se porte en avant.
Tous les animaux qui ont la verge ainsi fixée sous le ventre ont deux muscles qui doivent servir, jusqu'à un certain point, à retirer le fourreau sur elle lorsqu'elle doit y rentrer : ce sont des protracteurs du fourreau. Ils s'attachent en avant , par plusieurs languettes , sous l'aponévrose moyenne des muscles du bas-ventre , ou sous leur portion charnue, se rapprochent l'un de l'autre en se portant en arrière , et en réunissant ces languettes, et se fixent, par leur extrémité, sur les côtés de la portion antérieure de ce fourreau.
Ces mêmes animaux ont encore deux muscles qui s'attachent aux premières vertèbres de la queue , descendent de chaque côté du rectum, ou tiennent seulement à ce dernier et au sphincter de l'anus, gagnent la verge près du bulbe ou au-delà, suivent ses parties latérales ou sa partie inférieure jusque vers le gland, où ils se terminent; soit à la paroi externe du corps caverneux , ou à l'os de la verge (les Carnivores); soit au fourreau de la verge (les Ruminants). Dans ce dernier cas , ils sont les antagonistes des muscles que nous venons de décrire. On leur donne alors le nom de rétracteurs du prépuce. Lorsque l'animal relève sa queue, ils agissent sur le fourreau, et le tirent en arrière. Ils ont sans doute la même action sur la verge, lorsque c'est à cet organe qu'ils se fixent, comme dans les Carnivores .
Il est moins facile de se rendre compte de leur usage lorsque, comme dans les Solipèdes , ils suivent, rapprochés l'un de l'autre, la partie inférieure de la verge le long de l'urètre , en donnant des ban-
deletles au muscle qui recouvre ce canal , et en se perdant ainsi; ils modèrent probablement l'allongement de la verge dans l'érection, et contribuent à la retirer dans son fourreau. Ces muscles ne se trouvent pas dans Y éléphant , et semblent y être remplacés par deux muscles extrêmement forts , que nous décrirons sous le nom de releveurs, en parlant des muscles de la verge.
La verge des tatous tient à la fois de la disposition décrite en premier lieu et de la seconde. Elle n'a que sa première moitié fixée sous le ventre dans un fourreau cutané. L'autre moitié est libre en dessus, et non recouverte par son fourreau, qui est comme tronqué obliquement de ce côté; tandis qu'en dessous il va se fixer, en se rétrécissant toujours, à quelques lignes de l'extrémité du gland.
3° Dans la troisième sorte de position que prend la verge, cet organe , après s'être avancé jusqu'au bord antérieur du pubis , se replie sous la peau pour revenir sur lui-même et se rapprocher de l'anus. L'orifice du prépuce est alors trèsvpeu en avant de ce dernier. Le cochon d'Inde et Yagouti ont la verge ainsi disposée.
Des fibres musculaires transversales, qui vont d'un crémaster à l'autre, passent sur sa courbure, et y prennent, pour une partie, leur point d'attache. D'autres fibres vont du grand oblique au même point. Les premières doivent, en pressant sa courbure, contribuer un peu à faire sortir ia verge de sa position et de son fourreau. Les dernières retirent sans doute la verge lorsqu'elle est sortie.
Sa position , dans la marmotte , tient à la fois des
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deux précédentes. Parvenue à la région sous pubienne, elle ne se replie pas en arrière pour se rapprocher de l'anus, mais elle se recourbe directement en bas, pour sortir par le prépuce, qui est percé à cet endroit. Un ligament, qui vient s'y fixer de la ligne médiane, la maintient dans cette situation. Dans Y écureuil , elle se replie subitement à la hauteur du gland, pour gagner l'orifice du prépuce, qui est plus en arrière.
4° Enfin, dans beaucoup de Rongeurs, tels que les rats , les campagnols , les loirs , les gerboises , les lièvres, les lagomys et chez tous les Didelphes, la verge affecte une quatrième position. Dans aucun de ces animaux, elle ne remonte, après être sortie du bassin, le long de la symphyse des os pubis, mais elle continue de se porter en arrière jusque près de l'anus; l'orifice du prépuce est alors immédiatement au-devant de ce dernier, et compris dans le même sphincter, comme dans les Didelphes , ou un peu moins rapproché de la même ouverture, et hors du sphincter de l'anus, comme dans les Rongeurs.
Ces positions variées qu'affecte la verge des Mammifères sont sans doute en rapport avec le mode de coït auquel ils sont soumis; mais elles paraissent encore tenir à la longueur proportionnelle de cet organe. Dans les Ruminants , qui ont la verge très allongée , dans les Solipèdes et plusieurs Pachydermes , il fallait qu'elle put s'étendre le long du ventre, tandis que dans les Didelphes et plusieurs Rongeurs, où elle est plus courte, proportion gardée, elle n'aurait pu s'avancer jusque là.
Les Quadrumanes, les Carnassiers , les Chéiroptères , ont cet organe médiocrement long. Il est court ,
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comme nous venons de le dire, dans les Didelphes et chez la plupart des Rongeurs; dans les Carnivores digitigrades et les phoques , parmi les Amphibies. Dans le cochon d Inde et Yagouti, sa longueur proportionnelle paraît à peu près la même que dans les premiers.
La forme générale de la verge ne varie pas moins que sa position et sa longueur. Elle est grêle dans le sanglier et les Ruminants ; grosse et cylindrique dans les Solipèdes, Y éléphant et le lamantin; grosse et conique dans le rhinocéros et le marsouin ; grosse , conique et aplatie dans le dauphin; à peu près cylindrique dans les Quadrumanes et les Rongeurs ; courhée en S dans le raton, etc. Nous reviendrons sur ces formes en parlant du gland, qui compose souvent à lui seul la partie de la verge qui paraît au dehors, et en décrivant l'os pénial,dont la figure détermine quelquefois celle de la verge.
11. Du corps caverneux et de l'os de la verge. A. Du corps caverneux.
Ce corps donne au pénis des Mammifères la consistance nécessaire pour être introduit dans les parties sexuelles de la femelle. 11 forme seul la très grande partie de la portion de cet organe qui se trouve hors du bassin.
Son origine est, dans Y homme, à chaque branche de l'ischion , un peu au-dessus des tubérosités de cet os, par deux racines qui adhèrent fortement à ces branches, et dont les parois externes semblent confondues avec leur périoste. De là ces deux racines se rapprochent l'une de l'autre, en s élevant vers l'arcade
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du pubis, et se réunissent bientôt pour ne plus former qu'un seul corps cylindrique . ayant en dessous une large rainure dans laquelle s'introduit le canal de l'urètre , et j en dessus, un sillon moins profond, le long duquel marchent une partie des principaux vaisseaux sanguins et des nerfs de la verge. Ce corps se termine au gland; c'est proprement un composé de deux demi-cylindres creux , dont la cloison mitoyenne , qui devrait résulter de leur réunion , n'est complète que dans une partie de leur étendue, et ne se voit, dans le reste de leur longueur, que le long de la paroi supérieure. Il n'a donc , en effet , qu'une seule cavité, séparée en deux loges dans son commencement par une cloison perpendiculaire , et dont les parois sont composées d'un tissu tendineux très solide , affermies et préservées contre une trop forte dilatation, par des lames et des filets de même nature, ayant aussi , dans quelques cas, l'apparence musculeuse, qui la traversent en tous sens, et se fixent aux points opposés de ses parois.
Le corps caverneux n'est rempli, outre cela, depuis le commencement de ses racines jusqu'au gland, que par un réseau très compliqué de vaisseaux sanguins accompagné de beaucoup de filets nerveux. Ce réseau est susceptible de prendre très promptement une grande extension en tous sens, par l'afflux du sang qui peut y aborder; ou de revenir sur lui-même et de se vider aussi promptement de la plus grande partie de ce liquide qui s'y trouve enfermée.
Le sang ne s'épanche point, pendant l'érection, dans de véritables cellules , formant, comme on le dit, des cavités intermédiaires entre les veines et les artères. C'est un fait dont nous nous sommes bien convaincus
par la dissection de la verge de Yélép/umt. Le corps caverneux de cette énorme verge est rempli, en très grande partie, de rameaux veineux qui ont entre eux de si larges et de si fréquentes anastomoses, dont les parois se confondent et s'ouvrent si souvent, pour ces nombreuses communications, qu'il en résulte, dans quelques endroits, une apparence ceîluleuse.
En comparant cette structure avec celles d'autres verges successivement plus petites; en passant, par exemple, de l'éléphant au cheval, de celui-ci au mursouin, au chameau, au bœuf ', au houe, etc., il nous a paru démontré quelle était la même dans tous les Mammifères; c'est-à-dire composée essentiellement d'un réseau extrêmement compliqué de ramifications de vaisseaux sanguins, et particulièrement de veines. Si l'on fait une section longitudinale du corps caverneux , on distingue facilement les principaux rameaux de cellesci, qui suivent la longueur de la verge , rapprochées de sa paroi dorsale.
Les deux racines du corps caverneux varient bien un peu, pour la longueur, dans les différents mammifères ; mais elles sont, en général, très courtes, et adhèrent, dans la plupart des cas, aux ischions, aussi intimement que dans l'homme. Nous ne connaissons à cet égard que deux exceptions remarquables.
La première est commune à tous les Didelphes. Ces branches, qui sont longues et d'un diamètre peu considérable, y sont absolument libres, et ne tiennent aux ischions que parle tendon du muscle quiles enveloppe.
La seconde de ces exceptions concerne les Cétacés, qui n'ont pour tout bassin que deux os séparés l'un de l'autre, et placés presque parallèlement l'un à l'autre, de
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chaque côté de l'origine du corps caverneux. Us ne semblent exister, dans ces animaux, que pour fournir un point d'attache aux organes de la génération, et leur écartement l'un de l'autre varie avec la grosseur des branches du corps caverneux qui les séparent. Celles-ci commencent par deux grosses tubérosités aplaties , et dirigées en arrière et en haut, très rapprochées l'une de l'autre et tenant entre elles et aux os du bassin, dont elles restent séparées d'abord de quelques millimètres, par desfibresligamenteuses très fortes. A mesure qu'elles pénètrent entre ces os, elles s'en rapprochent davantage et s'y unissent aussi intimement que les branches du même corps avec les os de l'ischion, dans les autres Mammifères.
Ces branches se confondent très souvent en un seul corps , dès quelles se sont rapprochées; de sorte que l'on aurait encore moins de raison que dans l'homme, de regarder le corps caverneux comme formé de deux portions distinctes. Cependant il y a , à ce! égard, beaucoup de variations. Parmi les Singes, par exemple , nous n'avons pas trouvé de cloison dans le sài. Il y en avait une complète dans le calli triche , dans toute l'étendue du corps caverneux. Elle était très mince, et n'allait qu'au-delà de la partie moyenne de ce corps, dans d'autres cercopithèques. Elle est complète dans les Mandrills, et incomplète dans les ci/nocéphales. Dans les Makis, on peut la suivre jusqu'à l'os ; mais elle est incomplète. On n'en voit pas de trace dans Yours, le blaireau. Elle est épaisse et complète dans le chien. Elle manque généralement dans les Pachydermes, le rhinocéros excepté, les Ruminants et les Cétacés. Elle existe dans X éléphant.
SECT. ï. A HT. ï. ORGANES MU.F.S DES \» AMMÏFKRES. 20?
Les filets ou les lames fibreuses qui traversent le corps caverneux de ces animaux semblent partir de tous les points de sa circonférence pour se réuni r à son axe, où ils sont plus épais et plus forts.
Le corps caverneux est également sans cloison dans les Sarigues y et cela est d'autant plus remarquable qu'il était plus naturel de penser que les deux pointes qui bifurquent l'extrémité de leur verge n'étaient qu'une simple séparation des deux corps caverneux , que l'on supposait former cet organe.
Dans le Kanguroo-géant , le corps caverneux présente une structure que nous n'avons rencontrée dans aucun autre animal. Il commence, comme nous l'avons dit, pour tous les Didelphes, par deux longues racines enveloppées par les iscliio-caverneux. Deux autres racines plus courtes, placées au-dessous des premières, enveloppées de même par un muscle , et tenant lieu du bulbe de l'urètre, viennent se confondre avec celleslà. Toutes quatre ne forment bientôt qu'un seul corps cylindrique, ayant un canal qui suit à peu près la direction de son axe, dont les parois sont également fortes et de nature fibreuse, et qui contient celui de l'urètre : de sorte que la coupe transversale du corps caverneux ressemble à un anneau ; encore les deux moitiés latérales sont-elles séparées par deux cloisons verticales qui s'étendent, du canal intérieur, au clos ou à la paroi inférieure de la verge.
L 'épaisseur des parois du corps caverneux n'est pas la même dans tous tes animaux : elle est quelquefois si considérable, quelle égaie la moitié du diamètre total de la verge, et que la cavité ne comprend que l'autre moitié; c'est ce que nous avons vu dans une verge de Cêtacè.
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B. De Vos de la verge.
[Un certain nombre de Mammifères a, dans une partie plus ou moins étendue du corps caverneux et même du gland , un os destiné à leur donner plus de consistance, pour faciliter, indépendamment de l'érection, l'introduction de la verge dans le vagin de la femelle.]
Cet os existe dans la verge des Quadrumanes , des Chéiroptères , des Carnivores , celle de X hyène exceptée ; il existe encore dans la verge des Rongeurs , dans celle des Phoques parmi les Amphibies quadrirèmes, et dans celle des baleines , parmi les Cétacés.
La verge de l'homme en est dépourvue.
On n'en trouve pas dans celle des Insectivores , des Proboscidiens , des Pachydermes, des Solipedes ., des Ruminants, des Tardigrades et des Edentés; des lamantins parmi les Amphibies trirèmes , et du dauphin et du marsouin parmi les Cétacés.
Sa grandeur et sa forme varient beaucoup dans ces différents animaux: chez les uns, il formela plus grande partie de la verge (les ours , le raton , le blaireau , les chiens, la loutre , les martes) ; chez d'autres, il n'en compose qu'une petite portion (les chats, Yichneumon, la plupart des Rongeurs). Cet os est courbé en S dans le raton ; il est très volumineux dans les baleines , et renflé en massue dans la portion qui occupe le gland. C'est cette portion qui donne souvent à ce dernier les différentes formes qu'il présente. Nous les décrirons plus en détail avec lui. L'autre extrémité tient toujours, comme nous l'avons dit, à celle du corps caverneux, et lui est intimement unie.
Dans les animaux dont Y os pénial forme une bonne partie de la verge, le corps caverneux est beaucoup
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moins étendu que dans ceux où cet os n'existe pas; sa cavité cesse où l'os commence, ses parois se perdent sur la surface de l'os et se confondent avec son périoste. Telle est entre autres sa conformation dans les ours , les martes , les loutres , les chiens , les phoques, le morse, etc.