IV. Du gland
A. Dans l'homme.
C'est, dans l'homme, un corps ovale placé très obliquement sur l'extrémité de la verge, et qui couronne cette extrémité , de manière qu'il présente en dessus une surface beaucoup plus étendue qu'en dessous. Le canal de Furètre suit sa face inférieure, et se termine à son sommet par une ouverture percée de haut en bas. Lorsqu'on examine sa composition, on voit quelle est formée d'un tissu extrêmement fin et serré de vaisseaux sanguins, qui ne semblent qu'une extension de Fenveloppe vasculaire de Furètre, qui se serait en même temps repliée, particulièrement en dessus , autour de l'extrémité du corps caverneux. La couleur rouge de ce tissu paraît à travers la peau délicate qui recouvre le gland. La surface de celui-ci présente un grand nombre de papilles , comparables sans doute à celles qui se voient au bout des doigts , et faisant de la verge un organe de toucher très délicat. Pour en conserver la sensibilité et la préserver en même temps des impressions douloureuses , la peau de la verge , après s'être fixée en arrière du gland, dans la rainure qui sépare sa base , ou le rebord saillant et arrondi qu'on nomme sa couronne, du corps caverneux ; cette peau, dis-je, forme un prolongement détaché, auquel on a donné le nom de prépuce , qui recouvre toute l'étendue du gland, lorsque la verge est clans l'état de relâchement. Outre l'adhérence circulaire que nous venons d'indiquer, il en a une plus intime du côté inférieur : c'est le frein de la verge, sorte de ligament
218 XXXIVe LEÇON. OEG. D'ACCOUPLEMENT DES VERTEBRES.
formé par la peau du prépuce , et qui se confond d'autre part avec celle du gland , un peu en-deçà de l'orifice de l'urètre.
Le gland est donc essentiellement formé d'un tissu de vaisseaux sanguins qui , lorsqu'ils se gonflent de sang, lui donnent la roideur nécessaire pour être introduit dans les parties sexuelles de la femme , et y produire un frottement qui n'est pas moins important à la conception. En même temps, ils surexcitent la sensibilité de cette partie, dont la peau, fortement tendue par ce gonflement, devient susceptible des plus fortes impressions; vivement excitée par les frottements du coït, elle exalte à son tour la sensibilité des autres organes de la génération, et devient la cause des contractions et des spasmes qui terminent cet acte par l'expulsion de la semence.
B. Dans les Mammifères,
Le triple but que l'on peut reconnaître dans cette organisation du gland de l'homme , et que nous pourrons encore saisir dans celle du gland de tous les Mammifères , est donc : i° de lui donner la consistance nécessaire pour être facilement introduit dans les parties sexuelles des femelles; 2° de le rendre assez dur pour y produire des frottements capables de réveiller et d'exalter la sensibilité de ces parties; 3° d'augmenter momentanément celle du gland. Ce triple but a pu être atteint de bien des manières. Aussi rien de si varié que îa forme et même la composition du gland dans les différents Mammifères.
On dirait que chaque famille, chaque genre, et même chaque espèce devait avoir, dans cette partie,
une sensibilité propre, et de plus une forme, une composition adaptée à la sensibilité des organes femelles , qui sans doute a de même quelque chose de particulier dans chaque espèce.
Ne serait-ce pas ici une des causes de la conservation des espèces pures, et sinon de l'absence totale, du moins de la rareté des espèces hybrides (1) ?
Dans les uns, nous verrons le gland gros et uniquement vasculaire, comme dans l'homme; dans d'autres nous le trouverons pointu, allongé, grêle, et formé en partie par le corps caverneux , qui se prolonge jusqu'à sa pointe. Un grand nombre nous le présenteront soutenu par un petit os , dont la forme varie beaucoup et dont la pointe fait ordinairemeut saillie à l'extrémité de ce gland ; chez d'autres moins nombreux, cet os le formera presque en totalité , et le tissu vasculaire lâche et peu épais que nous trouverons sous sa peau mince et ridée ne sera plus là pour lui donner de la roideur, mais seulement pour en augmenter la sensibilité. Plusieurs nous y présenteront des appendices tendineux; nous le verrons recouvert de poils, d'écaillés ou de fortes épines; ou même armé de scies cartilagineuses ; ou déroulant au dehors deux fortes cornes , retirées, dans l'état de repos, au fond dune espèce de poche.
Nous ne trouverons pas moins de variétés dans la direction de l'orifice de l'urètre dont il est percé , direction qui sans doute est en rapport avec celle des organes qui doivent recevoir la semence. Voilà pourquoi dans beaucoup de Didelphes , cet orifice s'ouvre
(i) Idée du rédacteur.
220 XXXIV* LEÇON. ORG. d' ACCOUPLEMENT DES YERTÉBRES.
dans un double canal, à la face interne des deux pointes qui bifurquent le gland. Ce n'est pas toujours au bout de celui-ci qu'est situé cet orifice; c'est quelquefois une fente plus ou moins longue , ou un orifice étroit , percé de côté , en dessus ou en dessous de cette extrémité.
La famille des Singes présente déjà de très grandes différences dans la forme du gland. Dans les sapajous il est terminé par un large bourrelet saillant , qui lui donne la forme d'un champignon , et au centre duquel s'ouvre l'urètre. Dans les macaques et les cynocéphales, sa forme est ovale et s'éloigne peu de celle qu'il a dans l'homme ; mais son extrémité est partagée profondément par une large fente , qui forme l'orifice de l'urètre. Celui du macaque bonnet-chinois a plusieurs bourrelets qui lui donnent une forme tout-à-fait bizarre. Il y en a un qui termine son extrémité , et la rend comme tranchante; il se prolonge en crête sous sa face inférieure. Un autre bourrelet plus large couronne sa base en dessus, et va s'unir sur les côtés à deux autres qui descendent jusqu'à la pointe. L'orifice de l'urètre est dans une fosse qui s'ouvre en dessus du gland par une large fente longitudinale.
Dans le maki mococo, parmi les Lémuriens, il va en s' élargissant un peu jusque près de la pointe, qui n'est formée que par celle de l'os qu'il contient et au-dessous de laquelle l'urètre est ouvert. Sa surface est hérissée de fortes épines de nature cornée, dont la pointe est tournée en arrière.
Celui des galéopithèques présente, de chaque côté, deux bourrelets longitudinaux , qui ne s'avancent pas jusqu'à sa pointe, où se trouve percé l'orifice de lu-
rètre. On voit dans la sèrotine (Vesp. serotinus), deux semblables bourrelets ou proéminences latérales qui élargissent la surface supérieure du gland; tandis que l'inférieure présente au bord tranchant qui s'arrondit vers l'extrémité pointue de cet organe , dont toute la surface est hérissée de poils rudes. C'est à cette pointe que se trouve l'orifice de l'urètre.
Celui de la taupe est mince , effilé^ et sans os. Son extrémité est surmontée, dans le hérisson, d'une languette cartilagineuse , par laquelle se termine le corps caverneux, et dont le bout est percé d'un orifice extrêmement fin , celui de l'urètre. Pour arrivera cet endroit, ce canal est obligé de s'élever obliquement dans le gland, d'arrière en avant. Au-dessous de la languette, ce dernier forme une grosse boursouflure dont la peau extrêmement ridée contient un tissu vasculaire très lâche.
[Le gland du desman de Russie est hérissé de petites aspérités de nature cornée , dentelées , disposées en lignes arquées. 11 y a de plus de petites élévations à l'orifice du canal de l'urètre (1).]
Dans les ours proprement dits, la forme du gland ou de l'extrémité delà verge est celle de l'os qui la compose en très grande partie. Il est un peu renflé et allongé en pointe du côté inférieur ; l'orifice de l'urètre est percé au bout de cette pointe.
Le tissu vasculaire de ce canal arrive au tiers antérieur de l'os, se détache de l'urètre pour se développer autour de ce dernier, jusqu'au bout de la verge, en formant un réseau à mailles distinctes. Sans doute
(i) Mémoire de M. Brandt, déjà cite.
222 XXXIVe LEÇON. ORG. D* ACCOUPLEMENT DES VERTÉBRÉS.
que dans l'érection le sang le gonfle assez pour remplir, sinon en totalité, du moins en partie, l'espèce de sac que forme la peau relâchée du gland.
Celui du blaireau est moulé de même sur l'os de la verge. Le canal qui règne le long de la partie inférieure de ce dernier os, s évase à son extrémité, en même temps que ses bords se replient vers le haut et rend plus ouvert l'orifice de l'urètre placé à cet endroit. Le tissu vasculaire du gland forme autour de Fos, un renflement ovale.
Dans le raton, l'extrémité de Fos, qui forme également celle du gland , présente deux espèces de condyles , entre lesquels il y a un large sillon où se trouve l'orifice de l'urètre.
Le gland àeYichneumon est comprimé sur les côtés, arqué en dessus à son extrémité, et composé, en trei; grande partie, de Fos qui le contient. Son bord inférieur présente une fente qui ne s'étend pas jusqu'à l'extrémité. Elle aboutit à une sorte de cul-de-sac très profond, qui remplit 1 échanerure de l'os , et au fond duquel viennent s'ouvrir, par deux orifices séparés , l'urètre et le canal excréteur commun des glandes de Cowper.
Dans toutes les martes, le gland n'est presque, comme dans les ours proprement dits et le raton , que le bout de l'os de la verge, dont le canal s'évase en cuilleron , ei qui, dans plusieurs, tels que \& fouine, le putois, la belette, se recourbe en crochet du côté inférieur.
Celui de la civette présente un renflement ovale. S;i peau, qui est lisse, tient à celle du fourreau par un frein, qui empêche une grande partie de la verge de paraître au dehors.
• SECT. 1. AST. I. OfiCrANES MALES DES MAMMIFÈRES. 223
La forme du gland, dans les chats, est celle de la verge en général. Il est conique et terminé conséquemment en pointe. Celle-ci est en même temps la pointe du petit os pénial; elle surmonte l'orifice de l'urètre, dont le tissu érectile se développe autour de l'os. La peau du gland est armée, dans la plupart des espèces , d'épines dont la pointe regarde en arrière. Il y en a peu dans le lion; elles sont plus nombreuses dans Yocelot.
Celui de Y hyène est court, distinct, grossissant vers le bout, où il se termine par un bourrelet , entourant obliquement de haut en bas et d'arrière en avant, une éminence pointue et cartilagineuse , qui termine le corps caverneux, et sous laquelle s'ouvre l'urètre. Le bourrelet et tout le renflement du gland est rempli d'un tissu vasculaire lâche.
Si l'on veut appeler gland, dans les chiens, toute la partie de la verge qui paraît au dehors au moment de l'érection, on dira que cette partie présente deux renflements successifs, un au commencement, qui répond au tiers postérieur de l'os, et l'autre près de son extrémité.
Chacun de ces renflements est composé d'un véritable tissu caverneux, formé d'une substance fibreuse , et ayant un grand nombre de cellules s'ouvrant les unes dans les autres. Ce tissu érectile s'amincit entre les deux, mais il entoure toute l'étendue du gland. Les cellules du premier s'ouvrent du côté postérieur, dans deux veines placées dans un sillon de chaque côté de la verge, qui ont leur origine à cet endroit, et reçoivent le sang de ces cellules, à peu près comme les jugulaires internes reçoivent celui des sinus cérébraux.
224 XXXIVe Lfeçd». org. d'accouplement des vertebues.
Le gland des Rongeurs est encore plus variable pour la forme et plus remarquable par les singularités qu'il présente, que celui des autres ordres de cette classe.
Celui du cochon d'Inde est affermi , du côté supérieur, par un os plat, un peu courbé, plus large à ses extrémités que dans son milieu, dont le bout est celui du gland , sous lequel l'urètre est ouvert. En arrière , et au-dessous de l'orifice de ce canal , est celui d'une poche, au fond de laquelle sont fixés , par leur base, deux longues cornes cartilagineuses. Cette poche se cléroule en dehors dans l'érection , et forme alors une avance cylindrique qui allonge le gland, et dépasse de beaucoup l'orifice de l'urètre. Sa surface est recouverte d écailles, comme celle de tout le gland , et son extrémité est armée des deux cornes, précédemment indiquées. Deux tendons qui s'attachent en dehors, au fond de cette poche, suivent le dessous de la verge, et aboutissent à un plan très mince de fibres musculaires, qui passent sous le bulbe de l'urètre et s'y attachent, ainsi qu'aux branches du corps caverneux; ces tendons servent , soit par leur propre élasticité 9 soit par l'action des fibres musculaires auxquelles ils aboutissent , à retirer le fond de cette poche dans le gland.
Le gland de ['agouti contient de même une semblable poche; mais outre les écailles qui hérissent sa surface, il a, de chaque côté, deux lames de substance cornée, adhérentes au gland par leur bord interne , et dont le bord extérieur libre est hérissé de dents comme celui d'une scie.
Le gland du castor est cylindrique, hérissé de papilles r;^;fes; avant l'extrémité aplatie , entourée d'un bord
SECT. î. ABT. I. OUGAiNES MALES DCS MAMMIFERES. '22b
crénelé, et perccé à peu près au centre de l'orifice de l'urètre , sous lequel s'avancent deux dentelures qui sont celles de l'extrémité de l'os pénial.
îl est également cylindrique dans les lièvres proprement dits , et percé à son extrémité. Il est mince , effilé et recourbé en alêne dans les lagomijs. Sa forme dépend ; dans les écureuils, comme dans ces derniers, de celle de l'os qu'il renferme. Il est à peu près cylindrique, un peu comprimé latérelement, ayant une crête en forme de S , sur son extrémité; celle-ci sevase en un cuilleron dont les bords sont tranchants , et dans lequel s'ouvre l'urètre.
Dans la marmotte des Alpes, il est conique , et terminé par une pointe grêle, formée uniquement par l'os qu'il renferme; adroite de cette pointe s'ouvre l'urètre, et à gauche une petite fosse profonde. Celui des Rats a généralement une forme cylindrique.
Dans le rat ordinaire , son extrémité présente, dans l'état de relâchement, comme un second prépuce. C'est le bord d'une cavité creusée au milieu du gland , et renfermant un os , dont l'extrémité s'avance hors de ce dernier , lorsqu'on le comprime , et présente de chaque côté , deux petits appendices cartilagineux en forme d'ailerons. L'orifice de l'urètre s'ouvre sous cette extrémité, et a sur son bord inférieur une valvule en forme de gouttière.
Le gland des autres espèces de rats, des hamsters , des campagnols, des rats-taupes, paraît généralement formée sur le même modèle. Sa surface est lisse ou couverte de papilles , ou hérissée de poils fins, comme dans le hamster.
Celui des loirs se rapproche , pai sa forme , du gland 8. 15
22(5 WX1V* LEÇON. 0I1G. R' ACCOUPLEMENT DES VERTEBRES.
des marmottes. Il a une pointe effilée, formée par l'os qu'il renferme, à l'extrémité de laquelle s'ouvre l'urètre, et deux fossettes, de chaque côté de sa base qui est élargie.
[Dans notre gerboise de Mauritanie , le gland a sa face dorsale et les côtés hérissés de petites pointes. Du milieu de cette face dorsale sortent deux cornes contenues chacune dans un fourreau. Cette organisation rappelle celle du cochon dinde.
Dans la gerbille de Schaw , cette même partie est. garnie d'une lame osseuse en palettes, dont la partie la plus large est en avant. ]
Dans Y éléphant, le gland conserve quelque temps la forme cylindrique delà verge; il s'amincit vers son extrémité. Celle-ci est arrondie et présente, un peu en dessous, l'orifice de l'urètre, qui est en Y.
Dans les Solipèdes, le gland est cylindrique, comme la verge, renflé et arrondi à son extrémité. Le milieu de celle-ci présente une fosse dans laquelle se trouve un corps de forme pyramidale, dont le sommet tronqué eut percé par l'orifice de l'urètre.
Dans le rhinocéros, l'extrémité de la verge s'évase en une sorte de cloche, du milieu d'e laquelle sort un pédicule, dont le diamètre est beaucoup moindre , et dont le bout , élargi en forme de champignon , présente une surface plate, ovale à bord tranchant où se trouve percé, du côté inférieur, l'orifice de l'urètre.
Dans le sfinglier, le gland est conique, et termine la verge par une pointe assez mince, sur les côtés de laquelle est une lente où s'ouvre l'urètre.
Cette forme du gland , et cette position de l'orifice de l'urètre, se retrouvèrent dans un assez grand nombre
SECT. I. ABT. I. OBGANES MALES DES MAMMIFERES. "22?
de Ruminants. Il existe au reste , à cet égard, des différences marquées entre des espèces du même genre. Le daim, par exemple, a le gland ainsi conformé; tandis que celui de Y axis reste à peu près cylindrique, et que l'orifice de l'urètre est précisément à son extrémité On le trouve ainsi percé dans le bubule et la gazelle. Le gland du bélier est un renflement ovale et ridé, fendu au bout horizontalement, et ayant l'air d'une tète de serpent. L'urètre s'ouvre du côté gauche , où il y a , près de son orifice, un long appendice grêle, de substance tendineuse.
Dans le chameau et le dromadaire, le gland est allongé, conique, et terminé par un appendice de substance dure , qui se recourbe transversalement de gauche à droite, présente son tranchant en avant, et dont la pointe est à droite.
[ Les amphibies quadrirèmes et les - Imp/iibies /riremes ou les Cétacés herbivores présentent, à cet égard , de grandes différences. ]
La verge des Phoques est organisée comme celle des carnassiers. Le gland n'est guère que l'extrémité conique de l'os qui la forme. Le fourreau qui le recouvre est adhérent tout près de cette extrémité, ou n'en laisse à nu qu'une très courte portion. L'os très considérable de la verge du morse doit composer une grande partie du gland (i).
Dans le lamantin du nord, on a dit que le gland ressemblait ; comme tout le reste de la verge , à celui du cheval.
Parmi les (Jétacës ,ie sland du marsouin est un peu
(i) :*.rMscM»ï anaU m.: ïirçgdu«i-Baùv» : t. ITT- SùpeH : Rfiiggfftjimi .
2*28 XXXIVe LEÇOiV. Oil'V. h ACCOUPLEMENT DES YÈRTEBUÉS.
renflé à sa base; mais il ne tarde pas à diminuer subitement et ne forme bientôt qu'une pointe effilée , dont l'extrémité est percée obliquement par l'orifice de l'urètre. Sa forme est absolument différente dans le dauphin. Elle est large, conique et aplatie. Le canal de l'urètre forme, le long de sa face inférieure, une cannelure arrondie très distincte, et s'ouvre à l'extrémité de cette face. Chez tous ces animaux, il reste caché dans son fourreau, hors des moments de l'érection; il est préservé, par ce moyen , des impressions douloureuses des corps extérieurs.
[Les Mammifères de la seconde série montrent dans cette partie , comme pour les autres de cet organe de copulation, des formes qui les caractérisent; telle est , entre autres, sa division en plusieurs lobes. ]
Dans la section des Dideiphes , les sarigues ont le gland fourchu, et divisé en deux branches plus ou moins allongées , formées par un prolongement du corps caverneux , entre lesquelles s'ouvre l'urètre. Ces branches sont comtes et coniques dans le sarigue, et s'écartent l'une de l'autre. Elles sont extrêmement alongées dans le marmose et le cayapolin , et creusées le long de leur face interne d'un demi-canal, qui forme un canal complet lorsque les deux branches sont rapprochées. Ce canal prolonge alors de beaucoup celui de l'urètre. Les phalangers présentent à peu près ia même structure.
Le gland du phascolome est cylindrique , et partagé, à l'extrémité, en quatre lobes par deux sillons qui se croisent, et dont le transverse est le plus profond. L'orifice est placé à l'endroit de leur réunion.
Dans les kangwoes , il n'est pas plus possible que dans les chats et dans plusieurs autres Mammifère?,
SECT. I. ART. I. OKGANES MALES DES MAMMIFERES. 229
de distinguer où commence le gland. La verge du kanguroo-géant forme , comme nous l'avons dit: , un cône allongé, dont la pointe est en même temps celle du corps caverneux.
A l'instant où l'urètre se dégage du canal que lui fournit ce corps , ses parois deviennent vasculaires , et il aboutit dans une sorte de poche dont l'orifice est sous la pointe de la verge, et le fond à plusieurs centimètres de sa pointe. Cette poche se voit encore dans le kanguroo-rat , dont la verge est moins conique ; mais son ouverture est au bout de celle-ci, au-dessus de celle de l'urètre.