ET ÉDUCATEURS FEMELLES
À. Dans la Classe des Insectes.
[Les ovules , produit des ovaires avant la fécondation , peuvent être étudiés sous le rapport du développement de leurs parties, dans la classe des Insectes plus facilement que dans toute autre classe , à cause de la forme de leurs ovaires.
Chaque gaine ou tube ovigère, dont ils se composent, est une capsule unique, dans laquelle les ovules montrent successivement là vésicule germinative en premier lieu, et la tache du même nom , puis la sphère nutritive ou le vitellus, qui ne paraît se développer qu'après la première.
Ce développement successif semble avoir lieu par suite de la progression de l'ovule, de la région du sommet du tube, jusqu'à un certain point de sa partie dilatée, plus ou moins rapproché de son embouchure dans le calice. Cette progression et ce développement sont comparables à celui des ovules des Mammifères, de la partie centrale des ovaires dans laquelle ils sont enfouis, vers la surface de ces organes.
(i) Arch. de J. Millier pour i835. Mémoire de M. Lee, p. 4T9 et pi. II. (i, Descriptiones anîmalium vertcbris carentiam in ovi formatiotxe. Frankofurti ad M i835, in-fol. et Annales, des se. nat., 2'e se'rie, t. XIî , p. 176.
362 XXXVe LEÇON. ORG. DE GÉNÉRATION DES ARTICULÉS.
A cette composition des ovules, il faut comparer celie des œufs complets.
Pour les ovipares, il y a autour des vitellus une petite quantité d'albumen et une coque ou une enveloppe protectrice , dont la nature et la couleur varient suivant les espèces et les lieux où l'œuf doit être déposé (2).
Quant aux différentes formes, aux couleurs variées des œufs complets et fécondés; aux appendices qui servent à les fixer; aux cocons qui les enveloppent et les protègent, nous renvoyons aux ouvrages d'histoire naturelle, où ces diverses circonstances ont été décri tes.
Nous nous bornerons à indiquer ici quelques différences particulières, relatives au lieu de fécondation ou au mode de développement.
On a souvent observé , chez plusieurs espèces de Diptères qui n'avaient pas eu le temps de pondre tous leurs œufs , que ceux trouvés entre la vulve et les réservoirs de la semence renfermaient un embryon; tandis que ceux pris un peu plus haut, qui égalaient les premiers en grosseur, ne montraient pas plus de changement que ceux encore contenus dans les branches de l'oviducte commun. Après cette ponte interrompue , les réservoirs séminaux sont encore remplis de spermatozoïdes (1).
Ces observations sont décisives pour montrer, à la fois, les fécondations successives, et le lieu précis où elles peuvent s'effectuer.
Il paraît qu'un seul ovule chez Xhippobosque est
(1) M. Siebold, m. c, p. 424-
fécondé clans l'un des deux ovaires et qu'il y devient prompte ment une larve, qui y montre un premier développement, après lequel elle passe à travers l'oviducte dans l'utérus.
Ce mode de viviparité aura besoin d'être encore étudié, comparativement avec celui des autres Insectes ovo-vivipares.
Nous ferons remarquer, dans ce cas , la fécondation et le premier développement dans l'ovaire même, comme nous l'avons démontré dans les Pœcilies . mais bien plus complet. Le cordon submembraneux , remarqué par M. L. Dufour, qui subsiste entre la partie antérieure de l'embryon et l'ovaire , lorsque le premier a passé dans l'oviducte incubateur, me paraît être le débris du calice ou de la capsule ovarienne, qui enveloppait l'œuf et ensuite l'embryon (1).
B. Chez les Arachnides.
[Les ovules ont la composition générale, c'est-à-dire un vitellus et une vésicule germinative.
Les œufs mûrs auraient, suivant Hèrold, nue seule enveloppe protectrice non fibreuse, transparente. Elle renferme une petite quantité d'albumen, non granuleux , et un vitellus granuleux, ayant aussi sa membrane vitelîine.
Plus de détails sur la composition de l'œuf appartiendraient à l'histoire du développement.
Le nombre des œufs des Àranéides fileuses est, en général , très grand. On dit que îa mygale aviculaire en pond près de deux mille.
(i) iVJ. L. Dufour, m. c, p. 77 et 78.
364 XXXVe LEÇON. ORG. DE GÉNÉRATION DES ARTICULÉS.
Hérolden a compté douze cents, de forme oblongue ou ronde, dans un cocon d'épeire diadème.
Le cocon de soie ou de feutre dont la mère les enveloppe diffère selon les espèces.
Les Scorpions sont vivipares; les oeufs mûrs fécondés dans les capsules ovariennes, se développent dans les tubes de l'ovaire, ou dans les pocbes qui en 'dépendent^ suivant les types de cet organe.]