De Cappareil respiratoire externe
Il y a aussi quelques différences dans les stigmates entre les familles ou les genres de cet ordre.
Les criquets et les truxales ont une paire de stigmates sur les côtés du mésothorax, tandis que les spectres aptères en manquent dans cette partie ; mais ils en ont deux paires dans le métathorax.
En général les stigmates thoraciques sont très-grands , dans les orthoptères.
Les locustes ont deux valres qui ouvrent ou ferment ees glottes, et qui sont mues chacune par un muscle particulier (i).
Les sauterelles ont sept paires de stigmates abdominaux, situés de chaque côté de la face inférieure de cette partie, sous les segments dorsaux et en dehors des segments ventraux , qui sont plus étroits. C'est une disposition contraire à celle des coléoptères. ]
G. Dans tes HémiptèreSk
[Cet ordre d'Insectes à demi-métamorphoses ne nous offrira, comme le précédent, aucupe différence eiàtre l'état de larve ou de nymphe, et l'état parfait*
I* De C appareil reffir^^oin^ intime.
Les trachées sont tubulaires seulement, ou vésiculaires en même temps, selon les familles.
(0 Voir Règne aslmal , pi. i, fig. i4 et 14 a.
492 XXX* LEÇON. SECT. II. EE8PIRAT. DES ANIH. ARTICUlis.
Dans celle des Géocorises , les genres qui ont quatre articles aux antennes {ligéCj corée, syrtis, aradc) n'ont que des trachées tubulaires.
Elles sont vésiculaires dans les scutellères et les penr tatômesj qui ont cinq articles aux mêmes antennes.
Ce rapport entre la structure des antennes et celle des trachées, saisi par M. Lsdon Dufour, doit rappeler un rapport analogue que nous venons de signaler chez les Orthoptères, et que M. Marcel de Serres a le premier indiqué.
Chez les Hémiptères de cette dernière catégorie, il peut n'y avoir de vésicules que dans l'abdomen. On en trouve six paires (i), dont chaque vésicule, placée près d un stigmate, en reçoit l'air par un fil trachéen, et de laquelle les trachées artérielles se répandent dans les parties voisines.
Dans d'autres cas, les vésicules sont plus nombreuses, placées irrégulièrement, et elles interceptent les ramifications qui partent des deux grands troncs latéraux. Les trachées du thorax en ont aussi.
Les Amphicorises de M. Léon Dufour^ qui comprennent le genre Hydromêtre, de Latreille^ n'ont que des trachées tubulaires. Elles sont peu nombreuses et capillaires : aussi plusieurs insectçs de ce groupe sontils aptères.
Les trachées sont de même tubulaires dans des ffydrocorises^ tXltxxxs dernières divisions y forment un chevelu d'une finesse extrême. Ces hémiptères (du moins
(i) Becherehes Sur les Hémipiérct^ par M. Léon Dafour. Mémoire derAcadémie des Sciences» Sarants étraogers» t. Vi pi. xYXUt fig. IM et 193 a.
aut. m* bans les insectes. 493
les nèpes et les ranatres) ont de grands sacs musculomembraneux situés dans leur thorax, qui sont évidemment des réservoirs d'air , dont les uns renferment des trachées tubulaires et capillaires seulement, et les autres des trachées vésiculaires.
Les nèpes et les ranatres n'ont de stigmates ouverts et communiquant à l'intérieur que la dernière paire abdominale, comme les larves d'hydrophiles, etc. De chaque stigmate caudal part un tronc trachéen, qui s'avance le long de l'abdomen de chaque côté. A la hauteur des stigmates postiches abdominaux, ce tronc fournit un tronc secondaire, qui va joindre ce stigmate fermé. C'est de ce tronc secondaire que partent deux branches ; l'une, qui se ramifie dans les organes; l'autre, qui se dirige transversalement à la rencontre de la branche correspondante, avec laquelle elle se confond sur la ligne médiane (i).
Dans la seconde section de cet ordre, celle desff^;moptères^ on trouve des trachées vésiculaires et des trachées tubulaires.
Les Cicadaires, qui en forment la première famille, ont des trachées vésiculaires, avec des vésicules nombreuses et très-petites. Une seule paire, assez étendue, s'observe dans le thorax.
La deuxième famille, celle des Jphidiens, Pi'a que des trachées tubulaires.
Les micrographes n'ont pas fait connaître encore, que je sache, les trachées des Galtinsectes, qui forment
Ci) Voir pi. XTin » 6g. 192-900 , du travail déjà cité de M. Léon Dufour.
à9& XXIX* LEÇON. 8EGT. II. âESPlKAT. DES AKItf. lETICUXis.
la troisième et dernière famille de cette seetion et de cet ordre.
2* De l'appareil respiratoire externe.
Les stigmates abdominaux, qui constituent la plus grande partie de cet appareil, sont placés à la face ventrale^ dans la partie coriace des téguments, et non à la face dorsale tX dans une bande molle de la peau, comme chez les coléoptères. 11 y en a communément six paires, rarement cinq ou sept. Ces stigmates sont ronds,- très-petits j circonscrits par un péritrème de même forme.
Il n'y a qu'une paire de stigmates tboraciques, qui manquent ici de péritrème , et que les pièces du thorax seules circonscrivent. Chacun de ces stigmates est ouvert entre le bord postérieur du mésothorax et le bord antérieur du métathorax. Ces bords, ordinairement contigus, sont garnis de cils courts qui se croisent.
Tous les stigmates des Cicadaires, au nombre de six paires, sont de même sans péritrème.^
M. L. Dufoar, d'ailleurs si exercé dlans Tétudè de Tanatomie des insectes, n'a pu voir les stigmates des jiphidiens.
Le inéme savant a fait connaître en détail l'appareil respirateur extérieur des nèpes et des ranatres. Deux longs siphons, au moyen desquels ces insectes viennent puiser l'aîr atmosphérique à là surface de l'eau , se prolongent de chaque côté, comme deux soies, d'entré les segments dû dernier anneau abdominal. Chacun de ces appendices est composé de deux moitiés de cylin-
dre cannelées, adaptées Tune contre l'autre. La base élargie de ces deux pièces de chaque siphon est située entre le segment abdominal et le segment dorsal au dernier anneau du corps. Ces pièces sont d'ailleurs l)ien garnies de poils pour préserver leur cavité de l'entrée de l'eau. C'est au fond de la gouttière qu'elles intefceptent, que se voit un stigmate roDfd, qui conduit immédiatement dans le grand tronc trachéen latéral que BOUS avons décrit.
Les premier, troisième et sixième segments abcfominaux ne montrent aucune trace de stigmate. On en voit trois paires qui se suivent aux troisième, quatrième et cinquième de ces segments ; mais ils soùt feràciés par un diaphragme dont la surface est marquetée de points brillants. Ce diaphragme doit intercepter côâhpléièment l'accès de l'eau et même de Taîr. Ces traèès d'un plan général sont une nouvelle preuve de là constance de ce plan, malgré les riiodîàcatîons qu'exigent les différents genres de vie, dans un organisme arrangé, constitué d'après cette pensée |Mfédotnî/iari!e. ]
H. Dans les Névroptères.
[Beaucoup de Névroptères présentenl (!e grandes différences d'ans l'appareil de respiration , suivant qu'on l'étudié dans la larve et la nymphe, ou' dansl'étaf p^faïé. Ces grandes différences se montrent princî'pàïeraent dans la partie de cet appareil chargée dé Véràer Tafir respîrable dans le système respiratoire iiiterûe. Elles ont lieu lorsque, dans ses deux prenîiîejfs étab, te genre de vie de l'insecte est aquatique ; êfles so!nt tout marquées chez les larves qui restent
ii96 XXX* LEÇON. SECT. II. RESPIRAT. DES ANIH. ARTIGTIlis.
plongées dans Teau, et ne viennent pas même respirer à sa surface. Il fallait à ces larves, qui ont cependant des trachées aériennes, un appareil pour séparer de Teau, l'air qui circule et se renouvelle dans ces trachées, et qui ne cesse de les remplir. Cet appareil est une sorte d'organe intermédiaire entre la branchie proprement dite, qui prend aussi l'air dans leau, mais dans laquelle il se mêle, ou se combine immédiatement au fluide nourricier, et l'embouchure de la capacité pulmonaire ou trachéenne, qui communique médiatement, ou s'ouvre directement dans le grand réservoir atmosphérique.
Nous désignerons cet appareil , décrit dans plusieurs ouvrages sous le nom de branchie, que Lûfm/fe appelle fausse branchie, dans le Règne animal , sous les noms de branchie pneumatique , qui expriment aiec justesse ses caractères fonctionnels.
l* De l' appareil respiratoire interne.
a. Dans les Névroptères à l'état de larve.
Les Insectes de cet Ordre n'ont que des trachées tubulaires dans ce premier état.
Chez les libellules^ qui appartiennent à la première section, ou à la première famille de cet Ordre, il existe, dans les larves et les nymphes, quatre troncs principaux, qui régnent dans toute la longueur du corps, et qui reçoivent l'air par un appareil branchio-pulmonaire, qui sera décrit dans le paragraphe suivant. ]
Deux de ces troncs sont énormes, et paraissent ne
servir que de réservoirs ; car ils donnent tout leur air par des branches transverses, aux deux autres troncs plus minces, qui rampent, comme à l'ordinaire, sur les côtés du corps , et qui fournissent de trachées toutes les parties ; il naît de« chacun de ces derniers troncs une branche récurrente, qui, après avoir croisé sa correspondante, marche le long du canal intestinal, et lui envoie une infinité de filets.
Il est probable que l'air contenu dans ces divers troncs suit une marche déterminée et relative aux divers besoins des parties qu'il a à vivifier.
[ La larve des éphémères n'a que deux troncs trachéens longitudinaux, qui reçoivent l'air par des troncs transverses fort courts, ayant leurs radicules dans six paires de feuillets vésiculeux rangés de chaque côté de l'abdomen. ]
b. Dam le$ Névroptères à Cétat parfait.
Les quatre troncs et les deux branches récurrentes se retrouvent dans la demoiselle parfaite; mais ils ne tirent plus leur air de l'anus; l'animal, vivant dans l^air, le reçoit par ses stigmates thoraciques, et il y a près de chacun une vésicule qui sert sans doute de réservoir. Il y a aussi, le long du dos, une rangée impaire de vésicules plus grandes.
[Les Libellules ont, comme on le voit par ces détails, des trachées vésiculaîres à l'état parfait, et des trachées tabulaires à l'état de larve et de nymphe.
498 XXX* LEÇON. SEGT. II. RESPIRAT. DSS ANIM. AHTIGUlis.
5* De l^ appareil de la respiration externe^ ou, interne
absorbant l'air respirable.
a. Dans tes larves.
Les larves terrestres des Névroptères qui sont en plus petit nombre que les larves aquatiques, ne présentent rien de particulier dans leur appareil de respiration extérieur.
Mais les larves aquatique^ sont pourvues, ainsi que nous l'avons déjà dit, d'un appareil particulier, composé de branchies pneumatiques, organisées pour puiser dans l'eau l'air qui s'y trouve combiné, et pour le verser immédiatement dans des trachées.
On distingue sept à neuf paires de stigmates dans les larves de libellules ; mais ces stigmates sont oblitérés, comme ceux des nèpes (i). ]
Chez les libellules propres et les aeshnes, ces organes, qui absorbent l'air combiné à l'eau, sont dans le rectum, où pénètre cette eau pour la respiration; Ce sont de très-petits tubes , rangés en petits groupes, sur dix rangs, qui représentent cinq longues feuilles pennées.
[Chaque foliole de ces grandes feuilles, au nombre de quinze à dix-huit par rangée, est elle-même divisée profondément, et représente une palme frangée. ]
Le rectum donne dans le corps autant de petites tra-
(i) Béaiunur, Hîitoire NatiireUe ùm JnaesiLUf u vi, p. M8*
▲RIa m. DANS LES INSECTES. 499
chëes qu'il a de petits tubes en dedans, et les trachées se rendent toutes dans quatre troncs qui parcourent toute la longueur du corps (i).
[ Dans le genre agrion de la même famille, les branchies pneumatiques sont à Textérieur. L'appareil se compose de trois grandes feuilles ovales, à bords striés, attachées au dernier segment du corps (2).
Beaucoup d'autres larves aquatiques des insectes de cet Ordre ont, pour appareil ôranckio-pulmonaire , des appendices lamelleuses foliacées, ou filamenteuses, dont le nombre, la forme et la structure diffèrent quelquefois d'une espèce du même genre à l'autre; qui peuvent même exister, ou manquer, dans des espèces congénères (les Phryganides , les Perlides).
Chez les larves d^éphémèresj ce sont des nageoires en forme de houppes, réunies ordinairement par paires, au nombre de six ou de sept, de chaque côté des anneaux de l'abdomen, et dans lesquelles on voit ramper les radicules des trachées (3).
Les larves de semblides, qui sont également aquatiques, ont des branchies pneumatiques analogues: ce sont des filets articulés, et rameux ou pectines, dans
(1) Voir le Bulletin de la Société Fhilomatique de Paris, janTier 1798,, et pi , fig. 2. A. B. C, et Mémoire delà Société d'Histoire Naturelle de Paris, où M. CuTier a fait connaître pour la première fois cette organisation ùngii- Uère, décrite trente années plus tard par M. Sukfiw, Mémoire cité, et pi. n, fig. 42. — (2) Béautnur, Mémoire cite, t. Ti, a. représenté pi. 38, fig. 9, cet organes quUl appelle des avirons. Voir encore Carus : Découverte d^une drqilation dans les larves des Kévroptères. Leipsig, 1837. — (S) Swammerdam, BibU na/Kr.,pl. xiii et xiv. Réaumur, Mémoire pour servir à THistoiredes insectes, t. vj, pi. 42, fig. iO, et pL 4^, fig. 1-2*4| et JSuhow, Uésûoixe tHé^ pLni^fig.2iet22^
500 XXX* lEÇON. SECT. II. RESPIRAT. DBS ANIM. ARTICUli».
lesquels on voit ramper des Iracliées. Ils sont attachés de même sous les côtés de Tabdomen (i).
Les Pertides ont cela de remarquable avec les pAryganides que des espèces du même genre peuvent avoir, les unes des organes de respiration externe, et les autres en manquer. Chez les perles , ce sont des paquets de filets vésiculeux, au nombre de six, disposés par paires, et flottant de chaque côté du thorax (2).
Dans la famille des Plicipennes (les Phryganides ie M. Pictet)^ leur existence ou leur forme sont variables, ainsi que nous l'avons déjà dit, suivant les espèces.
Ji^n%\2iphryganeaitriata (3), ce sont des vésicules simples, coniques, communiquant avec les troncs trachéens principaux par une ou deux trachées, qui prennent naissance dans leurs parois.
Dans les larves des séricostômesj des tnystacides et de quelques espèces des genres Hydropsycke et Rhyac(h pkilty rapp?ireîl branchio-pneumatique est plus compliqué. Il se compose de paquets d'arbuscules, ou de houppes de filets vésiculeux, rangés sur les deux lignes médianes latérales, ou au-dessous de ces lignes (4)-
Il y a même, dans les hydropsyche, de petits cœcums rétractiles , qui se déploient au-dehors , vers le milieu du dernier anneau, à l'endroit où s'ouvre l'anus. Ils paraissent au-dessus de deux pédicules portant des crochets et terminés par des touffes de poils.
(i) Voir Sukow, Mémoire cité, t. m, fig. 28 et 24. — (2) Annales des Sciences Naturelles, t. xxtjii, pi. ^, fig. 40. Mémoire de M. Pictet sur les métamorphoses des perles. — (3) Recherches sur Tanatoroie des Phryganidet, pi. III, fig. 5 et 6, i vol. in-A*. Genève, 1834. — (4) /^(<^* « pl* ir, Hg. 6 et 7, et fig. 12 et 18 pour Vhydropsychc alowarla et senex , et fig. 21-22-33 pour Je Hkyacophile vulgaris.
D'autres espèces de ces mêmes genres, suivant M. Pictety n'ont aucun organe externe, et leurs stigmates y paraissent constauiment entourés d'une couche d'air.
b. Dans l' Insecte parfait.
La première section de cet Ordre, celle des Subuii" cornes^ comprend d'abord les Libellules j qui ont, à l'état parfait, deux paires de stigmates thoraciques très-développés et sept paires à l'abdomen.
Les autres Névroptères ont généralement ces deux paires de stigmates thoraciques et cinq ou six paires de stigmates abdominaux. La première paire thoracique est entre le prothorax et le mésothorax, et la seconde paire entre le mésothorax et le métathorax.
Les stigmates des Libellules sont ovales et fermés par une double lèvre (i) dans la seconde paire thoracique ; ceux de la première paire présentent une grande fente un pçu arquée. ]
J. Dans les Hyménoptères.
I* De t appareil respiratoire interne.
[Cet ordre d'Insectes, à métamorphose complète, montre de grandes différences dans son système de trachées, suivant qu'on les observe dans la larve ou dans rétat parfait.
11} C. Sprengti, op. cit., p, 7, «l pi. iii, fig. 26.
SOS XXX* LEÇOir. 8EGT. II. RSSPIRAT. DIS AHM. ARTIGUtiS.
Toutes les trachées des larges sont tabulaires , et à tubes étroits et peu développés.
* Dans Tinsecte parfait, les trachées sont vésiculaires.] M. Cuvier avait déjà observé, dans notre première édition , que les hyménoptères ont deux grosses vessies aériennes à la base de leur abdomen, avec quelques petites (i). [Ces grandes vésicules abdominales s'étranglent pour pénétrer dans le thorax , s'y dilatent de nouveau, et finissent en avant par une trachée tabulaire, qui se ramifie dans la tête (2).
Les sphex n'en ont que dans l'abdomen, où les petites cependant sont assez multipliées, derrière la vessie principale; mais les tubes trachéens de la tête et du thorax seraient très-développés (3).
Les guêpes ont aussi de petites v essies aériennes dans le thorax et la tête.
Les sirex n'en ont que dans l'abdomen et le thorax.
En arrière des deux grandes vésicules abdominales, celles-ci donnent dans deux tubes trachéens, qui fournissent une quantité de ramuscules, et deviennent confluents vers l'anus.
a* De l'appareil de respiration externe.
Cet appareil n'offre rien de particulier dans l'Insecte parfait 9 sinon, que la seconde paire de stigmates est percée, chez beaucoup à* hyménoptères ; ceux à abdo-
(i) Swammêrdam^ op. cit. , pi. un , fig. n, pour oèUes de Vabêtilê domtt' titfttê. — (2) Voir .le Mémoire de BL L. Dufour, sur les icotia^ Jouinal de FhjiiqiM de 1828. ^ (5) Meckel^ op. tXU, U ir, p. 29.
AIT. m. DAHS US niSKCTES. 503
men pédicule, dans le métatliorax » ou plutôt dans le demi-segmeut abdominal qui s'y trou?e réuni (i).
La( première paire de la mêiue région est recouverte par une petite écaille {tegula)^ qui s'ayance du bord postérieur du prothorax, et qui est immédiatement sous Torigine des ailes antérieures (2).
Les anneaux de l'abdomen proprement dit, au nombre de sept, portent six paires de stigmates.
Il y en a jusqu'à dix dans les }ar?es, entre autres dans celle de V abeille 4ome$tique.
Celles qui vivent dans l'intérieur des chenilles pourraient bien n'avoir d'ouverts, ou de perméables, que les dernier^ stigmates d^ l'abdomen , qu'elles mettraient en rapport, cqp^me çertaic^es larves A^éiptires. (les{?cypûretj etc.) 9 ^^^c l'up des stigmates de l'animal aux dépens duquel çUes vivent. ]
K. Ikins le$ Lépifdoptkret.
1* Du âystème respiratoire interne.
lies mieux connus, parmi les organes de respiration des Insectes, ont été long-temps ceux des chenilles, par la t)ielle anatooiie que Lvok^t (3) en a faite. De chaque côté règne un tronc à peu près cylindrique (4), qui reçoit l'air par dix stigmates ; les branches les plus nom-
Ci) Voir LatMht Jlàgne animal, u XT, p. 264 et t9k.
(S) Burmeister, Manuel d'Entomologie, 1. 1 , p. 176, etpL yi, fig. 1 et 3.
(8) Traité anatomique de la chenille qui ronge le bois de saule , par Pierre Lymet. A La Haye , 1760 , pi. x, fig. i et 2 , et fig. 3-6. — (4) Lyonet le reprèlente oomme applati au milieu de sa largeur.
bOi XXX* LEÇON. SEGT. tl. RESPIRAT. DBS ANIM. ARTICULÉS.
breuses qui en sortent partent en rayonnant, précisément des endroits où ces stigmates répondent. [D'autres branches moins ramassées, moins groupées, ou plus petites, naissent successivement du même tronc, dans les intervalles de celles-ci, et se rendent aux muscles des faces ventrale et dorsale du corps. ] Le commencement du tronc donne des branches plus fortes que les autres, qui se rendent à la tête. Nous disons ici une fois pour toutes, qu'aucune partie n'est dépourvue de ces Taisseaux aériens, et que les propres membranes de leurs troncs en reçoivent elles-mêmes de petites branches.
Les trachées de la chenille sont robustes, opaques et d'une belle couleur d'argent, due cependant en partie au reflet de l'air qui les remplit ; car leur éclat disparaît, ainsi que celui des trachées des autres familles, quand elles sont macérées et remplies d'eau ou d'esprit de vin. Celles du papillon ont un tout autre aspect; elles sont plus minces, moins nombreuses et plus dilatées, et garnies presque partout [des restes du corps graisseux, ou] de petits corps elliptiques, de substance grasse, de couleur jaune ou blanche; c'est du moins ainsi que je les ai vues dans Vatalante et dans le grand paon de nuit^ sans doute après leur sortie de la chrysalide.
[Meckel (i) a trouvé lestrachées des papillons, qui se rendent aux organes de la génération , plus développées.
Les Papillons diurnes n'ont que des trachées tubu-
(i) op. cit., U Ti, p. 31.
laires; mais les Crépusculaires et les Nocturnes ont une double rangée de petites vésicules abdominales, qui répondent aux stigmates de cette partie. On en trouve même quelquefois une ou deux placées Tune devant l'autre, beaucoup plus considérables, près de la base de Tabdomen, comme chez les hyménoptères et le& diptères.
Ce développement des trachées était sans doute nécessaire pour diminuer la pesanteur spécifique du corps, et pour que le vol fût possible avec un plus grand développement de l'abdomen. Af^cA:^/ a remarqué que l'existence de deux seules vésicules, très-petites dans le bombyx quercifoUa , et celle de sept paires de ces vésicules, outre deux plus grandes impaires, dans le sphinx eaphorbiœ^ bombyx dispar et salicis^ s'accorde parfaitement avec le vol lourd et rare du premier, et le vol facile et rapide de ceux-ci,
a* Des organes de respiration externes^
lits Lépidoptères ont quatre stigmates thoraciques. La première paire est entre le prothorax, le mésothorax, et la seconde paire entre cet anneau du milieu et le dernier.
L'abdomen, qui n'a que six à sept anneaux, ii*est percé que de six ou cinq paires, au plus, de stigmates.
Dans les chenilles , le second et le troisième segment du corps manquent de stigmates, ainsi que le dernier. Tous les autres segments en sont pourvus. Il y en a en tout neuf paires. Les stigmates des huit dernières paires sont un peu plus grands, dans la chenille du cossus
$06 XXX* lEÇOK. SSCT. II. RESPIRAT. DES JÉJOH. ARTlGUCÉS.
Hgniperda, que ceux de la première paire, et plus alloogés.
II3 sont circonscrits par un cercle écailleux brun, le péritrème» et paraissent autant de petites fossettes assez profondes, de couleur jaune, entourées de ce cadre brun ; leur fond porte deuxlèvres m obiles, ayant chacun un muscle; ces lèvres se recouvrent en se rapprochant, ou s'écartent Tune de l'autre, dans les mouvements de lespiration de la chenille. Ces deux lèvres sont garnies de petites tiges brunes, ramifiées, que Lyonet compare à de petites branches de sapin, qui garantissent la glotte de çhaqup stigmate de l'entrée des corps étrangers, et à tsavers lesquels l'air doit filtrer.
Quelquefois ces valves paraissent crénelées, et peuvent, en se rapprochant, fermer complètement la glotte (1).
Quelques espaces de chenilles, qui vivent dans l'eau, et qui appartiennent au genre Hydrocampe^ de la division des ^QctM§Ue9^, paraissent avoir dea paquets de filets de byssus sur les côtés du corps, dans des points qffi. rép9Ji;i4€i9t ^V^^ stigmates des autres chenilles. Ces fi]/ets j^çjpierwent d^s trachées, et constitueut desbrascj^ies pneumatiques (3).
C'est le seul exemple de cette sorte d'organes de ][çspiratiojq^, pajiw les chenilles.
(i) Sprmgêi f op. dt. , pi. n, fif .15.
(S) Voiri>e Geer, Ménioires, toI. i, partie 8, {d. 87, fig. 5 et 6;
ART. m. DAM LES IirsXGTlS^* 507