‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 103 sur 124 · oup dans leur forme et dans leur développement pro · texte numérisé non relu

oup dans leur forme et dans leur développement pro

'poilionnel; qu'ils sont 6e<îondés dans leurs fonctions,

chez plusieurs (lesHirvdinéeë), par les réseaux capillaires de la peau; que chez d'autres (lesn^tV^^, plusieurs néréides)^ la respiration n'a plus d'organe distinct , €t que la peau seule en est chargée.

' Cette respiration est aquatique pour l'immense majorité des Annélides. Celles mêmes qui peuvent vivre dans l'air ont leurs capsules respiratrices constamoient remplies d'eau, et, si leur sang est oxygéné immédiatement par l'air atmosphérique, quand leur corps s'y troute \s\or^,é {\9t sevgnte médicinale^ la mphélit voraa)^ ce n'est que par les capillaires de la peau.

(9) Physiologie, t. 2. p. 5S6, et Annalci des Sdèitoet If Hardies. M&t df.

Au reste, nous sommes loin de regarder eoirmie définîtiré et complète l'histoire ânstotnique et physîologique de lîi fonction de la respiration chea ces animaux. Nous pensons an contraire quH y agirait encore des observations et des expériences eon>paratfve« à faire à ce sujet, entre iutreft s^r le» espèces des éMétents genres de la famille des Uirudinée$ (i). ]

3 II. Du méeanume delà respiration dam les Afinélidet.

[Quelle qne soit la forme des branchies daiis les deux premiers ordres de la classe, ce sont toujours des appendices de la peau qui sont soumis, directement ou indirectement, à l'action des muscles sous-cutanés, et qui peuvent être agités par eux.

Ensuite, comme tous ces anfmaux vivent coostaminent mbmergés dans l'eau de la mer, i 'agitation des flots renouvelle autour d'eux le fluide respirabie.

Ceux qui s'enferment dans des tubes en sortent quand ils veulent respirer, et déploient au dehors les arbres respiratoires qui constituent leurs branchies.

Ici la circulation branchiale dépend de Tépanouissement des branchies, et ces organes se colorent par le sang qui y afflue, ou se décolorent alternativement quand l'organe', par ses contractions, -a expulsé des vaisseaux branchiaux le sang <iont îl« étaient gonflés l'instant auparavant.

(1) On de meséli^vcs, M. RoiU, acliu^Ilemeitt piiarmacicn jî Strasbourg, a répété et imriiSptié les e3t|iéri<"f»ces , stor rexisienee l>o!K{?i)le i\es sati{?sut>s dans de» gat et4e» <f«î>s<ai.cpH tr(rr^ii.'9)»lM,«)^i« Im pMis déiéière*;. your iiKt Ai4ie»«i|feluaux; il ^i r^siiilcMult q te ces aniiuaux peu\eul«e passer de resjYualutij jjefi 8u ikl ji du tel me afluigné psr >cs ei|)érieD€et fiiiles préoédeiJiuieiil.

.532 XXX* UÇON. SSGTvUI. RESPIRATION DES XOOlUYnS.

Le mécaDisme de ces alternatives de flux et de reflux aurait besoin d'être étpdié spécialement. On sait qu'il «e compose, pour les arbres branchiaux des Ti-rébelteÈ^ de fibres musculaires très^évidentes , qui forment une gaine aux vaisseaux. sanguins» et se contractent 9vec énergie sur ces vaisseaux (t» vi, p* 4^0 et 4889 note i).

Dans les Annélides dites abranches^ comme les lont' bries elles. Air udinées, qui ont dès vésicules respiratriées , ce sont les mouvements de contraction ou de dilatation des muscles sous-cutanés qui doivent cornprimer ces vésicules , ou servir à les dilater.

Ces mouvements» ou leur effet sur ces vésicules, sont d'ailleurs subordonnés a l'ouverture, ou aj'occlusion des orifices par lesquels elles communiquent au dehors. Chacun de ces orifices se contracte facilement pendant la. vie de l'animal, sans doute au moyen d'un sphincter dont il est entouré* }

SECTION m.

D£S OR6AHXS DE tk lUSSPIRATlON DANS LES ZOOPEITTES.

[La détermination de ces organes devient difficile et obscure, dans la plupart des animaux de ce type, faute de pouvoir y suivre le mouvement du fluide ^nourricier dans des réservoirs vasculaires bien apparents; faute de pouvoir indiquer sa marche depuis les organes d'alimentation où il se forme, jusque dans des organes où il serait évidemment mis en contact avec le fluide ambiant, à travers des parois assez perméables pour

ART. I. DANS L'es KCHÎNODERWêS. 5.>3

permettre l'action moléculaire réciproque des deux fluides.

La peau extérieure d'un côté et ses appendices déliés , toutes les fois qu'elle est assez perméable pour respirer ; et de l'autre , la peau intérieure ou le sac ou le canal alimentaire, toutes les fois que le fluide respirable pénètre dans la cavité jpéritonéale qui renferme ce canal, sont, à la vérité, les organes généraux essentiellement destinés à remplir cette fonction.

Le peau extérieure, comme la partie de tout Torgaiiisme qui est le plus naturellement en contact avec le fluide ambiant; la peau intérieure ou le canal alîmentaîre, comifuè retifermânt, dans sesparok, le chyle ou le fluide rioùrrîcîer lîOri ébborè, qui à besoin îmmé-^ dîatèment de râction dépuràtrîce du -fluide re^irftt^k; pour devenir propre à la ntitritton par cette élàbortt-t^ tien. • . ' ' • !

C'est doricàla StiWSite du corps, ou dans la cavité péritonéàle, lorsqu'elle cômtatinî<tue'' au dehors, et qu'elle peut recevoir le fliiide'WSpiTaMe,' ^0 dahi'I^cavités adjacentes en: rapjiort- avec celle dû catialâll^ mentaire, qu'il faudra éhefchefîe^iégétie cette ftoc-* tien thn les animaux ÎBférietirs, ôul\)ïï ne Wouve pltfs d'appareil vasbulaire , 'br ïnêthe' dé canaux renfermant le fluide nourricîter, poût ké 4î]fîjgê* dan» cette déteimî-' nation. Nous verrons que la présence des otaires, dans ces tJertiières carîtësV est uiï motSf dé pïtis pour les te* garder' comme respiràtrices:. ] '

i>3{ KKx* \.f.<ps. S£<:.T. III. niupfiU'riON 0^9 loofHtrtt

AUTICLE I.

De la reêpirmUm dans les Échin&dermes.

[11 y a», à l'égard des organes de Ja respiration, comme à plusieurs autres^ de gra^ndes différences entrf les Échinodermes pédbpeUés et .ie3; Éithmftd^rmes sans pU4s* ]

A.. Dam les ÉMnod^m^s ffédkellés.

M^r0< a. rç^sir^é les pi«d« , 04- ces tentacules cylin-

le premier de ces genres.

., ,èfitte;fc»ctppp jiojjs j)^r«iiî a©g»ft^nir^;d^f^,]çf ^-

«t,I>ius,PP9WVWff* i(><Wr lis Boi|î, 4l.to,^lW«^p,.^9* 1^> ; ■^WP. <»f(!f''4f. .W'^a»»**! •• -P*?- f #fif»W4»^ :a|«m.i'»>«^ IfiNpti^iaiAd^f flffgta^i9S^4 .^sspfiiS ,4* .Ç«rp*s, ^ul^e ia^ur- ^le 4e ra»Uaï^^.'«p.fe^.ri«fte 4ç,^jij(§.tv^s,.<;^^^iîj;s.e^ bé»o^ ,. q«« j^pnteept îfiajîf jiçsicpetjtft.ftçoi^s ciç .l'eflye»

JAli Bpeel4cW i^ps .lp«^«(ç^i8^^ftjÇfipi^j^..ll,^ sort/^e b(^»^^pif|ti;,(i« V».9wfii^-'eiJtg^pi,9fîs,«?0iftCf ieov/<ji»t sortir par de petits trous, fljp ^çv^^l^^.f^if^ ef.^^^ que les petits tubes sont saillants, ils ont l'air de petites feuilles d'arbres adhérentes à leurs branchés. Il y a des espèces où ils forment des houppes où des pelotons autour de ces épines : ceux de ces tubes qui régnent aux

ART. I. DAIIS L£S ÉCaiNODERM]^. 535

deu^côtps des pieds sppt généralemeat plus longs que les dutres.

Leur forme et leur irijaiûère d*s>gir ne permettept pas (Je douter que ces. tubes n'aient pour fonction d'ins{>lrer l'eau ^^ (jjedans 4^ corps; il. est probable qu'ils eo font arrivor qu(e;lqiies parties par les mésentères dans les vaisseaux du système intestinal : peut- ^^ en épanchejQt-il^ aussi une j^artle d(]ins la jgcaiide cavité des brancbes; paais les expériences que j'ai ter>téj[?sà ce sujet ne ip'o^itpoiAt enççre donnéde résultat satisfaisant.

{ Os^ complé^tjera l'idée qu'on doit ce faire de ces organes de respiration .extéi'ieure, ex^^ejisjgint ce qUjiçpou§]

?vQn»,4M 4" W^èu^e M^«vin m^m^ ^9^^ ïk f9^\ par^. {f^ûjf. naïve t, j, p, 4%)..,., ; .

IVspf ^vop§ d^i^ ift(;liqv^^ d^n# le^ |^/n^, c.o,^m il^4est)RaAçlî«?/|-7rl>t 469 .et^^^^),.!^^ tyjjeç^^^^ % a^e Ip» p^^,yjç4cule.i^ ,cili,é? pu |>in9Qf , ijn^? pij

Pjuassseiu teniF SH n^t^m f^n&m. Wf^î A?r9 W^.

teur; ce système serait encore respiraJ^w^ . .,

«W/Ç».sertJ>/??i#HPÎ^ à ijij^ç f epr^tiQft ^49^^ ^PiK;?!^ ^ r»fttiop i mn^4f aig di^ ^uj^ ai^J^ifint |^ jç; fluide nourricier contenu dans le système ^anguin IW testinal. Cette eau parait y être versée et en sortir 'pai* cinq paires detiâ>es'quièiitoérent ia'bèuchè. ] .^ h^ Mofkwkf^f au flopiris \\hii^tfmr{a pb^sçi que j'ai observée vivante, n'ont point de ces tubes saillants à l'extérieur; mais on y observe uii organe îriterne qUî ne |>emt jçajijaquer d*y\â,voi^ jrappQrt^ (î'est pn système de tr^ehées a^uifères^ ocmipûsé d'un ou plusieurs arbres membraneux et creux, dont le tronc communique au

53G XXX* LEÇON. SEGT. 111. KESPIRATION DIS lOOPilïns.

dehors dana ce même cloaque où se rend le rectum: il 6e porte dans rintérieur du corps, se dhisc et se -subdivise en branches, et celles-cî enfin en petites pioductions coniques. D'espace en espace, les branchesse renflent en vésicules, et en général on Icstrouteplw ou moins gonflées d'eau, selon l'état où rondissèqw chaque sujet.

Dans Yhobthuria tububsa, il n'y en a qu'uB sed t^onc, qui se partage, dès sa naissance, en deux branches principales; Tune des deux marche le long» Tenveloppe générale, et lui reste adhérente par une espèce de mésentère ; Tautre se glissé entre les intestins, et entrelace ses rameaux avec Jes vaisseaux du système sanguin intestinal décrits (t. v, p. 67 ^t suir.), et qui communiquent de l'un dfes * grands troncs musculaires à Tautre.' Cet entrelacement est si intime, [u'on ne peut dégager les dteù!x systèmes sans les iéîïiîrer, et il y a grande apparence qu'il se fait à cet endroit une com miunication entre le fluide noorricîcr et le , fluide anâbîant. /

"''Vhobthùria jièntaetes a deux trottes distincts, diiise* profondément eh deui grandes branches ; d'autres eipëces n'en ont qu'un/ setrt, . qui ne se^paftap pâfe,'>tc; (î).

' jB« D(ms,tes Éfiiiwdeftnês. sans pif ds^>

'' '[]^. àuvfer'(2) indiqué côininé jpdùvant appàrfeo^^

• yi "". ■—*■—' ' ■■■^■■^^■~— ^"^ I .1

i\). Les planches de l*oavrage de M. Tiedemann % sur les asièriet , les ou cl les W/o/Attrw,Xand^ut, 1816 , în-fôl. /repréièdtetit parfaltemeal *'«*'r; :é«ài^tkraidiiliraUB des ramifiealioBs nombreuses de ce système de ti?K^'^' ! .4f^« ^'^"^ ^^ sprslèmê des ? aisseaux syoftuios m^iUçriquei. *(3) IVgne uBiinâl , t. lu , p. 841.

AA7. IX. DAJXS LK3 l^^ti^STUNAU^Ç. 537

la respiration, dans les sipoucle$, un paquet de vais^ seaux branchus situés près de Tanus.

Les nombreux vaisseaux qui se rendent de l'intestin, à la peau montrent que les téguments, en contact immédiat avec le fluide ambiant, sont probablement char^ gés plus particulièrement de l'oxygénation . du ijuide nourricier, qtii parait devoir se faire aussi, dans» la car Tité viscérale^ pas l'eau qui y pénètre à travers la pti^u.

On a encore indiqué comme remplissant, en partî^i cette fonction la membrane tentaculaire qui est. à 1^ base de la trompe, et: qui. montre un réseau vajsculjaire assez rmnarquable ; et les deux. longues bpur^^es doi^t parle M. Cutter {ibidk)^ qui sont situées en avajQtt, çî qui ont leur orifice extérieur en dessus de. Taous (

ARTICLE II

Des organes de respiration dans la classé

dçs Inûs^inauXn

[ iOn n'aperçoit aux ters intestinaiix, dit M. Cuvier t [Règne animal^ t. in, ^« ^A^)^ ni trachées, ni bran- >chies, xx\ auci^n autre organe de 1^ respiration, et ils

• doivent éprouver les influences de l'bxygèti'e J)ar'nn7

• termédiaîre des animaux qu'ils Habitent. » ' '^ '"i»

Ces influences doivent même varier beaucoup, 'stii- ▼ant que l'animal est enfoui dans le parenchyme de^s

*l Ml I II wJ ^ «4*< < H «■■ ^M Pii^fP > H ■' » I- »■ II! îf l4 l'I >l>ill>l

(ij M. Grube, Essaime l*aDatoiiiîe ^u s'punênlus nudus^ Ardiiîcs d'Anat.^^

538 XXI' Lsçoir« ssgt. iil Kwnnknotf nM$ «^oopfiTTBs.

Tiséères, da|i8 |e tissu des organea, ou qu'il est placé dans une cavité en communication arec l'extérieur, les narines, le canal alimentaire.

Dans ce cas, les téguments, qui sent l'organe le plus général, le plus natjurel de 4a respiration, peuvent recevoir et transmettre au fluide nourricier, raetiondu fluide respirabie, quand il pénètre daii^ cies ç^Nités.

Cette aeticm est certainjB fx^ur les FtmiaUes, qui iri- Tent dans l'eau, e( dont les téguments ont un réseau f asèulaire rcnvarquabie.

11 faut d^aiiie^ïrs relire ce que nous avons dit mi kl réservoirs du iiil4o nourricier dans ces anixnaAix (t-^^ p. 47® ^^ suiv.), pour avoir une idée /des Toles par ies^ qi«(L4lc«4.)e^'fliiide pourrait être eonduit, ch«z qufifa|Uies? uns^ à la reacomre du fluide respirabie. ]

ARTICLE III

Des organes de la respiration dans les Acalipkes.

.f^ef!\fç^(ii^fef,^l^^^^ Qnt ïeursp^uis nom-

breux vaisseaux |cii>i^fixl daas )es bô^^ amincis de Jieur dJi^qMÇjJpÇwyent/espîréf par là, plus q,ue par les .e.u,dro.U3jplH$,éj^a;^^^ '' ', . ;'

[Nous avons défà parlé plusieurs /ois (t. v, p. 4^oel 43s 5 et4.-¥i, p» 477^* suiv.) des-résefvair« duiluide nourricier, et d,e leyrs divû^ions vejrs le bord de.rotnbrelle de ces animaux. Cet Mnà£^i)3t€^i)l .Ç^^Wf "^

ART. III. DàK8 l£S ACAliraSfl. > ' ' 539

remplit évidemment le» deux conditions «écessatresi pour que le fluide nourrieiei! puisse reefivoîr l*ael)i(i»ii 4^' fluide ambiant et la minceur, la perméabilité des téguments, et la division des réservoirs du fluide«nourrieîèr.

Cependant plusieurs anatomistesconmdèreDt coaims des cavités respiratrices , celles que nous avoits déorites. (t. V, p. 433) , et qui sont disposées en csoix versUe centre du disque que forme l'ombrelle, chexlesCynnéesi et ks Rkizùsiomes. Ces cavités, que M. Camer regardait comme dès otmire$i q>ie.MM. Péran et Luueur ontidé^ termiaées comme des estomacs , ainsi qii« M. Mitne-Edn tvârit^^rviraient à la respiration d^e lefis aniioaux^ suirn^xWAnEmjkhàtdt^ GadeetBaer^ ài-opimoïr desquels' sembie se réunir Meckel{ 1 } et Ccurus^ qiloiqiie ce demiep ajoute iqu'dLeë ^^ucrëjent bien, sfet tir ansfii à laiféjuér ration. • . . *

Ceo«uftel jexemplejpfottrvc cofaMai^ clu9|pitS"a&i- Diaux'ù^d^uiiSi^.iljest-^iffibciio é^ àètittwiimut A\}a»^ maalèré îaiimBt^fttable , k& uot^s 4^^ ^rtks dans maê oïganiffltie^iqui diiFère:, tàf>to amibiûx supérieurs. ,. ■ . . . • - 1 .i

Ce.^WU J a.de très*probable, c'eàstjquïei la'fesi)nv«t' tion est moins localisée; qu'ellese foiC» sekoi (tooité afi^: pjirence, dans toutes les parties des téguments, qui paraissenjb iWfâptir ^\^ Qv^àaiw^ m ^fénJéraU les con^ ditions indispensables pour cette fonction.

^n et -^e •<tilatat.i{>n ide.c^ atiîwMrk^-qpi J^WjOitt:£i4l) ioûaex' le . nom vulg^ir^^de fiWfl^QW de mef.4, ^yh{

(i)4Hlèned'AiiatomiecoiiiiMffée,t.7z,p.M.Sfll.«U«IHUid^; . t '!

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