XXX* UÇOH* SECT« III. RESPIRATION DES ZOOPHYTES
promptitude a?ec laquelle ils altèrent l'eau du rase dans lequel on cherche à les faire vivre, et périssent,, si on ne renouvelle pas cette eau à de courts intervalks, prouvent l'importance de la respiration chez ces animaux, qui se confond ici avec l'exhalation et l'absorption cutanées.
Les cils vibratiles , rangés le long des huit cotes canaliculées qui divisent, selon la longueur, le corps des Béroi&y sont considérés, à bon droit, comme les organes de . respiration dô ces animaux. Ces canaux dé la sur* face cutanée et ces cils reçoivent te fluide nourricier que le canal alimentaire , placé dans l'axe du coips, a renouvelé ; que le mouvement circulatoire de va*et<vient leur appMtev et qû^ soumettent à faction dépuratrice de l'ornent ambiant. (Voir notre t. v, p. 4*^^» et t. VI, p. 4^1 •]
' Les forpite$ pairâisseat avoir pour oi^ané de' respiration, ceux des tentacules qui occupent la surface inférieure deleuficoirps^ qui sont ksplu^ extérieurs, et qui pejrtent des cils i oay ^aperçoit, par intervalles, des globules d'air. Des tentacules analogues , mais qui «nonqvcitfr de cilsv''dails les v^/é^/Z^s^ remjpKssent profcaUcmffit la même. faîDôtien; ]
B» Danf 4e$ jitatèphes hyéroêtatû/uiê^
[Kous a^on0 <eii plusieurs fois Toccasion dVxposeiIe double usage iqpe Introduction de l'élément respirable, l'air mi^l'eau, peut avoir, en pénétrant dans le corps des animaux. Lé plus général, le plus essentiel est sans douté"Iâ dépuration du fluide nourricier que nous appelons respiration ; le second est <h fatire n-
ART. IV. DANS LIS POLYMîS. 541
rier» de dlmiouer plus ou moins la pesanteur apéci* jique du corps. .
he&Jcatèphes hydrostatiques ont des vessies aérieoQea pour ce dernier usage, niais qui pourraient bien servir aussi â leur respiration.
Cependant la substance tnolle de leurs téguments, et quelqaes-uns des tentacules qui se prolongent de la âurfape de leur corps, doivent servir plus partkulièMment à soumettre le fluide nourricier à l'action déptH latriQe du fluide respirable, qui, pour ces animaiiz aquatiques, est l'air combiné à l'eau (i). ]
ARTICLE IT
Dn organes de respiration dans la classe des Polypes*
[Les réservoirs du chyle formé et absorbé par les parois de la cavité alimentaire ne sont plus ici tellement évidents qu'on puisse en suivre la direction vers le fluide ambiant, afin de soumettre ce fluide nourricier non encore élaboré à l'action dépuratrice du fluide resjM** rable.
Comme l'eau passe avec les aliments dans le sac oti le canal alimentaire, il se pourrait que la chylificatioD et la respiration fussent simultanées. .
(i) On pourra yoir (dans le Régne animal, t. m, p. 287 et 288] les détails descriptif^ de ces vessies natatoires, ayant servi, en partie, à caractériser les çeiires Physafe^ Physsopkore, RhicoptCyzc et 5<é^/»anomi» ,* et les planches dw ourragcs originaux que cite M,f.Utvicr; pour avoir une idée des formes singulij^rQi cIp ers snimaux inférieurs , et des cils on des tentac,u!csqui pourraient être opn- Mdén» comme des organes plus particuliers de respiration.
6fii XXIX* tBÇOH. lËCt. m. MifrïKATION DES ZOOPVTTSS.
' JHôùê n'avon» plus, pour nous guider dans la détermination des organes de respiration des animaux de cette dAW«^ qu« lé^ voies par lesquelles Teau pénètre dans ^«milles de leuw câtités intérieures; que la mollesse et la perméabilité des parties extérieures tnîses en cob- Ità0tatrec le fluide rcspîrable; que les courante excités Hiuldu^îde letirt pâftiè* extérieures, les tentacules, par 4%^tatioin de ces parties, dont la ténuité etleèdifi- -êiqnk seraient trés-^propres à recevoir rimpresfcion du ^AsMe fespirable , sur le fluide nourricier qui ks pénètre.
En considérant les tentacules, souvent si déliés, des pofypeê, comme servant non-seulement à la préheDsion des aliments*, mais encore à la respiration, nous aurions pour nous fonder l'analogie qui existe entre ces oif«fié« et les' «ppendices qfue nous avons détemioés comme respirateurs, chez les crustacés branchiopodes aétuli^ les ahivilîdes*
-i dfaex les P(Hype$ thamu$^ la respiratioti do^s parait jliléKieilre.. Les ocftutét, du moins, ont entre leurs téfimntnts et leur sac alimentaire , dan^ totite la hauteur 4e^ur eof^s cylindrique, un certain notfibre de cavités séparées par des cloisons verticales, qui renferment les i^vaires et les gtandes du sperme. Ces cavités sepro- ^t)^nt dans Tintérteur des nombreux tentacules qoi entourent l'entrée :d«i sac alimentaire, et dont le canal est ouvert à leur extrémité. L'eau ambiante pénètre par ces ouvertures dans les cavités que nous décrivons, et s*y renouvelle facilement au moyen des mouvements de contraction ou de dilata lion de lenveloppe tégufttentaire de l'actinie.
Xul doute que la pénétration de leau respirabie
ART. Vf. UMÊ hW rOiiYP90« 543
dans 6ès catitës^ et son renouvelleinent , a'ait pour but la tespiration des œufe qu'elleè renfermenl ; mais nous pensonis que ractian da fluide aiubiaiit sur k flufde nourricier, dont leurs parois sont pénétrées ^ est le but principal de cette o^anisation. Cette respiration active, par la quantité d'eàu qQi passe 6t s'j renou relie dans ced eaTités , est dans un rapport bien remarquable arec la produetion d'uù tissu musculaire, d'une fibre m<htrice très-distincte dan^ ces polypes ^ appelés xhartHâê, àcàmë de cette coihpOsition musculaire évidente.
Il y à encore iin effet hydrostatique , un onoyeil de dithinu^rla pesanteur spécifique de soh corps, dans là faculté 5]u'a V Actinie d'en augmenter le volume^. en le g:0Dâant d'eau, dont elle remplit ces cavités^
Quant à ia respiration des œûfSi dous aurons l'oeiîaftioa d'y revenir en décrirant les i»rganes de la génésra*tiofa.
Nous allons faire connaître immédiatement! ehëz d'butk^éë palypf^s ^^ dÎAppsittona organiques Unalog^el, ayant é\ldeanniefit le même but*
Les îubijpme'^s ^^ corail y les alcyonê (i)« étCi» çf^X SU d^là de la cavité alimentaire de chaque p^iype^ et pliis profondément, une cavité commune^ où viennent aboutir des cloisons verticales qui divisent^ comttle dans ièS actinif9s rinlérvalle existant entre le sac alinientaire et le» téguments du petit pc^lype^ Les tentacules de celui-ci sont aussi creux ^ mais non percée.
(4) Voir MM. Qitûy et Gaimard , loologîe de TAsti^plàbe , pi. 88 , pour ]e 7Vr- ^iport musique ; le t\tgnt animai, zoopliytef ^ pi* SO , pour le corail; et pi. 94, pour les ékyons ; oBs deux deroières plaucbes ont ét^ ei^écutéc s d^aprtt les deiuns de M. Miin^iiwardu
C est au bord inférieur de ces prolongements qui de* viennent quelquefois filamenteux (le tabipore mtuh (fue ) que sont attachés les œufs. L'eau descend du sac alimentaire dans cette cavité ot arienne, et peut pénétrer jusque dans les tentacules, à travers les canaux - que nous venons de décrire. Tout fait présumer qu'elle exercé une double action respiratrice , comme chez les actinies , sur les patois de ces cavités et sur les œufs qu'elle y rencontre»
Chez d'auti^s polypes à polypier de la division des fvfypes à cellules , et de celle des polypes corticaux qui ont un canal alimentaire, l'eau pénètre par une ou plusieurs ouvertures percées dans la paroi extérieure de la cellule di| petit polype, dans une sorte de cavité péritonéale, et vient baigner la face externe du canal -«Itmentaire , en exerçant probablement sur toutes les parois de cette cavité une véritable respiration (i). Serait-ce aussi pour arriver jusqu'aux œufs^ lorsque Notaire n'est pas extérieur, comme dans les polypiers flexibles ? Et dans ce dernier cas de la position extérieure des ovaires, cette respiration abdominale, que nops venons de reconnaître, n'aurait-elle pas lieu?]
Parmi les polypes gélatineux^ les polypes à bras {kydra, L.) respirent par toute leur surface ; [on peut le présumer du moins de la nature molle et perméable de leur substance organique tégumentaire. Il est probable que chez les<cristatelles^ plumatelles ^ etc., les nombreux tentacules ciliés, que ces animaux déployent et retirent à volonté , ont pour double fonction
(1) M. Mil ne-Edwards a décrit cette communication dans VBteharê grik* Annales des Sciences NalureUes, deuxième série, t* ti, p. 8S el 34.
AM. ▼• DANS LIS ROTlFiElS. 545
la respiration et ralimentation , par les courants que leurs mouTements déterminent.
Nous en dirons autant de tous les polypes à polypier dont les tentacules, ayant du rapport avec ceux des folypeê gélaiineuœ, montrent des mouvements ondulatoires et vibratiles dans la frange qui les borde (i). ]
ARTICLE V
De$ organeà de respiratidn dans les animalcules.
A. Dans les ^otifères.
Si , comme il nous semble y avoir quelque j^robabilité, les organes vibratiles des vorticelles et des rôti-féres étaient respiratoires , il faudrait peut-être placer ces animaux plus haut dans Téchelle^ qu'on ne Ta fait jusqu'ici ; leur petitesse empêchera sans doute longtemps qu'on n'ait des idées certaines à cet égard. [Cet ancien texte , qui est de M. Cwier^ indique du moins qu'il avait prévu depuis long-temps que les Animalcules rotiferes devraient faire une classe distincte des ani^ malcules homogènes*
M. Ehrenberg, qui ne veut voir dans les organes vibratiles ou rotatoires des rotiferes que des instruments de mouvement ou de préhension des aliments, annonce avoir découvert de véritables branchies abdominales »
(i) té'eseharû urvUome et antres eteharu , les flustret , les êétiuiaîn» » let Hrjaiairet. M, MUae-Bdwanls» Mémoiiecité« p. 22.
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symétriques, communiquant arec un siphon placé sur la nuque de ces animaux, et qui montrent, dans Tétat de vie, des mouvements réguliers de TÎbration. Ces organes sont d'ailleurs très^rapprochés des ovaires (i). Nous devions faire mention de cette vue nouvelle, afin dç compléter l'état de la science à ce sujet. ]
B. Les animalcules homogènes.
[Nous n'avons encore que des conjectures à donner sur les organes de respiration de ces animaux. Il est probable que leurs cils vibratiles, ou leurs appendices du mouvement , servent encore à Toxigénation de leur fluide nourricier, cause première de l'entretien du mouvement vital dans le reçue animal. J
li)4nMal$séki Stlê^m Kêiur^lkê ;t*fléi}e« I. iUtP«M9elialv*
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UXV UÇOlf. D« l'URINE ET DES ORGANES UKINAIEES. 547
TREIItE- UNIÈME LEÇON.
DES ORGANES DEDÉPDRATION DU FLUIDE NOURRICIER PAR LA SÉCRÉTION URINAIRE, ou DE L'URINE, DES^ ORGANES QUI LA SÉPARENT, LA TIENNENT EH RÉ- SERVE ET LA TRANSMETTENT AU DEHORS.
[ ta respiration , localisée dans des organes |)articuliers, dont nous Tenons de faire connaître les nom^ breuses différences de position, d'étendue j de formeetde structure dans tout le règne animal, ou confondue dans les téguments, avec d'autres fonctions, est sans doute le plus puissant moyen d'élaboration et de dépuration du fluide nourricier,- qui ait été départi aux animaux.
I-e foie , que nous ayons décrit comme annexe éu <^anal alimentaire , comme contribuant par la sécrétiqti ^^ la bile, à la chylification , a encore pour fonction, peut-être la plus essentielle des deux, de servir ausii ^ la dépuration du fluide nourricier. Sous ce rapport, ^û pourrait le classer, par son degré d'importance, immédiatement après les organes de la respiration, #t comme moyen accessoire de cette fonction.
C'est encore sous ce dernier point de vue, ou eoname organes dépurateurs du fluide nourricier, comme contribuant à donner à ce fluide sa composition normale, nécessaire à l'entretien de la vie, que nous considérons les reins ou les organes de là sécrétion urinaire. C'est