‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 110 sur 124 · ART. II. REINS DES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

ART. II. REINS DES VERTÉBRÉS

Parmi les autres Batraciens, j'ai trouvé les reins étroits et plats, médiocrement longs et se portant jusqu'à cinq centimètres environ au-devant dé Tanus, dans un amphiuma tridactylum, Cuv. , dont la longueur était de 0,85 m.

Dans le menopoma aUeghaniensis , ils sont dans la paitie la plus reculée de l'abdomen, rapprochés l'un de l'autre derrière le péritoine, et né s'avançant guère que jusqu'à la moitié de la hauteur du rectum. Leur bord interne a quelques échancrur«s profondes.

Le menobranchm les a épais en arrière, minces en avant, reculés et enveloppés dans le mésentère de chaque oviducte , leur substance est molle et homogène.

Dans la sirine^iXs occupent le fond de l'abdomen de chaque côté du rectum, ont un volume peu considérable et reçoivent à proportion beaucoup de vaisseaux sanguins (i).

^.. Jje protée les a longs, et s'avançant jusqu'au-dessus du foie, en forme de ruban qui s'amincit et se rétrécit à mesure qu'il se porte en avant.

b* Structure intime des reins. Dans les reins du crocodiie nous avons vu (2) les canaux urinaires se rendre successivement dans un canal commun , l'uretère. ]

On aperçoit de même facilement, dans les Ophidiens; les principales ramifications de ces canaux aboutir successivement, en sortant de chaque lobe , à un tronc commun qui suit le bord externe du rein , et forme l'uretère. [Chaque tronc dé ces mêmes canaux urinaires qui vîen-

(I) Beekêtehêê Anatomiquu but lût tUptîUs douteux ^ par M. G. Cuvier ; Paris, 1807, p. 4A et 45.

{9} Delà dfnt nei ob8Anr9tioiis 4« iSOS, dont |'fti eon»ervé lW notos.

582 XXXI* LEÇON. DE l'uRINÉ Et DES ORGANES URINAIRES.

n^ent ainsi se terminer à Furetère, placé dans la scissure qui sépare deux lobes , se dtvîse très-régulièrement dans leurs moitiés correspondantes ; de sorte que les ramifications sont ditergéntfes et pennîformes (i).

Les canaux urinaires ne se distribuent pas aus^i Uniformément dans les reins des batraciens anoures (2). Ils sont ftèxueux à la surface Inférieure j tandis que ceux de la surface supérieure se portent presque en ligné droite, et en faisant trés-peu dé sinuosités , dans utie direction transversale^ du bord externe vers le bord interne du rein; si on les suit depuis leur embouchure dans l'uretère. t)ans ce trajet ils sont presque parallèles, se divisent peu, tout au plus eri deux, branches, et ils aboutissent à une dilatation vésiculaire, qui est proprement leur origine.

Les reins des embryons et des jeunes reptiles se composent de vésicules pyriformes, disposées transv'ersalemeat au rein, ayant leur pédicule inséré perpendiculairement à ruretèrp; nubien ils so rit fôrûiés de canaux sio^ples affectant la même direction (3).

c. Kaisseaux sanguins des reins. Les artères des reins pénètrent dans ces orgarjes par leur bord interne. Chez les Ophidiens^ entre autres^ il sort de Tartère rénale, à mesure qu'elle se porte en arrière, en longeant le côte interne du rein , une branche qui pénètre entre deux lobes , et qui -fournit pour chaque lobe deux rangées de rameaux superficiels et divergents.

Les corpuscules de Malpighi se voient même à la

(1) M. HuicUeb, mémoire cité»

(S) ïêié. - (Z) Voir M. J. Mal^, tf. dt, tM. m, H* 7^S.

ART. II. RSim DES TERliBRlÉS. 5S3

surface inférieure des reins, dans lesBatraciens anoures (la grenouille rousse). Leur rapport avec le système sanguin artériel, dont ils font partie, a été démontré ici par les injections , coùame dans \eé autres vertébrés où ils existent.

Les veines ont leurs troncs sur le bord opposé. ïl y en a deux : l'un antérieur, celui des veines effésentes, qui, réuni à son symétrique, formfe Torigine de la veine-cave postérieure ; l'autre, postérieur, va en diminuant d'arrière en avant, et communique avec les veines qui rapportent le sang des extrémités postérieures et de laqueue; c'est la veine de Jacobin que ce savant regarde comme la veine-porte des reins (voir ce que nous en avons dit t VI , p. ^45-256, et 266 à 268, passîm) .'

En général , les veines foraient un grand réseau à petites mailles qui recouvre la surface dés reins, et reçoit les capillaires de leur substance interne. Cependant M. Huscbke a remarqué, et nous avons constaté que la veine de Jacobi montre plutôt des ramifications dans 8^s divisions, et que la veine rénale antérieure a sts divisions plus disposées en réseau. ]

d. Canal excréteur dei reins. Les uretères , dont l'origine est analogue à celle que nous venons de dé- <^nre dans les oiseaux, sont plus ou moins longs, sui^ vant la situation avancée ou reculée des reins.

Dsins les C hë Ioniens, ih se terminent dans l'urètre, u'où l'urine reflue dans la vessie.

îls sont courts, gros et à parois très-épaisses dans lès crocodUeàyet percent la paroi supérieure dû cloaque à une assez grande distance Tun de l'autre.

ï^ïirveûu au-dessus du cloa^ué, dans \eè Ophidiens , ^aaque uretère fié dilate asseï généralement en une

58i XXXI* LEÇON. D£ L*URINE ET DES ORGANEfi CKINÂIKES.

petite vessie de forme ovale ^ avant de s'y aboucher par un orifice séparé.

^n général ils se ternoinent dans ce cloaque à proximité de la vessie, ou sans ce rapport, suivant que ce dernier réservoir manque ou qu'il existe; ce que nous dirons plus en détail en le décrivant.

E. Dans les Poissons.

ja. [Positionrj forme, volume, couleur j substance. Nous examinerons successivement ces différentes circonstances dans les deux sous-classes des poissons osseux et des poissons cftrtilaginewp. 1

1 • Les reins des Poissons [osseux] ont généralement un volume proportionnel plus considérable que ceux des classes précédentes. Ils sont souvent étroits $ collés Tun à Fautre [dans une partie de leur étendue, principalement en arrière] et ne formant en apparence qu'une seule masse.

Fixés de chaque côté de la colonne vertébrale , dans la plus grande partie ou même dans toute la longueur de la cavité abdominale , ils t>énétrent chez quelques pois* sons, dans des sinus de cette cavité qui s'avancent audessus 4es branchies, jusque sous la base du crâne.

Chaque- rein montre [quelquefois] dans sa oioitié antérieure^ un large lobe du côté externe qui donne à là masse des deux organes la forme d'une croix. C'est ce qui a lieu dans les cyprins , chez lesquels ils se renflent vis-à-vis de l'étranglement de la vessie natatoire.

[Généralement séparés et distincts l'un de l'autre dans leur partie antérieure^ qui peut être étranglée avant de se terminer, puis dilatée eu massue à sa dernière extré-

Page 1