‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 47 sur 124 · II. CANAUX AÉRIENS SXTKA-PULMONAIRSlS · texte numérisé non relu

II. CANAUX AÉRIENS SXTKA-PULMONAIRSlS

Bans le colûber natrix il se voit dès le commencement de la trachée. Le principal -cordon qui le forme est iarge, plat, élastique et très-distinct du réseau vascu-

laire.

Nous aurons plus de difficulté à décrire et à déterminer, dans la plupart des serpents venimeux, les limites de la trachée et du poumon ; la partie membra* neuse de la trachée y prenant, plus tôt, l'extension et la structure en réseau qui caractérise le sac pulmonaire des ophidiens.

C'est ce qui a lieu dans les Trigonocéphales. La partie membraneusedela trachée, dans leT.fer-de'lance^forxne d'abord une ligne étroite, à surface interne lisse; mais à 0,09 m. de la glotte; cette partie devient réticulée, s*étend beaucoup et commence à constituer le sac pulmonaire. Ce réseau est encore plus avant, et conséquemment le sac pulmonaire , dans le T. cencliris.

Dans la vipère à courte queue , pn voit des stries plus longitudinales que transversales dans la partie mem« braneuse de la trachée, qui appartiennent à ce tissu élastique, en réseau, caractérisant essentiellement le poumon; mais ce tissu est peu prononcé, et la fin de la trachée extra-pulmonaire, qui est à o,i5o "■• de la glotte, se distingue mieux que dans Tespèce suivante. La trachée-artère, dans la vipère de Rédi j a tous ses anneaux incomplets ; sa partie membraneuse montre, de très-bonne heure, le commencement du réseau qui caractérise le sac pulmonaire.

Dans ïacant/iophis iortor^ la trachée devient vésîculeuse dès le principe, par la grande extension de sa partie membraneuse; mais celle-ci reste lîsée et sans réseau, jusqu'au poumon, dans une distance de o,i22 m. 7. 7

98 XXIX* UfÇON. ART. II. POUMONS DJÇ nUrfBWÉS.

. Le ^epedon limmachate$ , 1V|eri» ( Naja , ÇcHi : ) , î^ la jçnchée d'un très-gros calibre , et s^ partjp «ignjbrjr nçuse lisse et sans réseau.

La trachée du naja tripudians est de même forme; ejlç a s^ partie merpbraqeusç plissiée en long. Ipî ]^ pouu^on pjSf commence pluç ayant h ccçpi:, p en ^\, ^e pi^ffif dans JV/^;?^ /emne^ca^cf 5 , dont 1^ t]:9ç]iée estlpogMP ^^ ^f g^iptroduit d^ns le 3ap pu|p[|onafre qi^'au^del^ 4?) P^^^

pans IjB bungarus cœ^utefi$, elle s'étend jp^que yisr à-vis la pointe du cœur.

Jj*hydrophis schistosus a (}es ann^gf^x eppplet; d$iDS pae longueur de 0,22 m. de s^ trachée, lu^è^ gUQ pç <^?P^ montre une partie nieml)raneusp, pppeu| d|rp qu'il devient întra-pulmon^ire ; cette partie ptant ré^lpulée et profondément cellujeîiqç. Dan? la pelar^ide bifcçilûrf h trachée inembraneuse çt réticulée, éfant ^ }a fois cartilagineuse, se confpqd avec le poumop, qi^i cpif^mençe ainsi, ayant le cœur, et p'çi ppii^t, efi avant, deUpites pjfépi^es; de même que chez Ip^ trigçnac^phales, les vipères et le genre pi:écédqi:|^, ]

4* ^^ Batraciens.

[Psuis la ^an^e famille des Grenouillfis [l^ar\a 9 L.)» qui ont en dedans âe la glotte deuj; ventricules : leç saç5 pulmonaires ont leur em^bouçhur^ dan^ chacuu de ces ventricules. Il n'y a donc ici ni bronclies ni traiçnée propfement dites.

Les salamandres, qui n'ont pas de ventricules de la dotte, ont un large capal meipbraneux, très-court, sans anneaux cartilaginçux, çptre la glQttçet Jçs sacs pulmonaires, dans lequel ceux-cî çouimepcent. IltiçQt lieu a la fois de larjnx e% à/à tracîi^-artère.

jDans V axolotl les deu^c sacs pulmonaires aboutissent de même dans une trachée membraneuse opaque, asses^ large 9 mais sans anneaux cartilagineux (})•

Le menùbranchu$ Mteralis^ HABtAïf, a, comme Va^Or loti, un simple sinus membraneux entré la glotte fH Iti poumons 9 qui se confond a^ec le larynx et tic^nt lieu autti de tracl^ée.

SuiTaqt M. Guvisr, Vamphiuma means n'aurait ni \t%^ chée ni bronche, comme les grenouilles (2).

Tandis que dans le menopoma ëlkghanienêiis^imtMt il y a une trachée-artère fibro-cartilagineuse, c'est-à^ dire que sa paroi membraneuse est soutenue par de^ cerceaux de cette dernière nature. Il y aurait même dd très-courtes bronches (5).

J'ai trouvé de même, dans la sirène laeertine^niiti tn"' ehée formée d'une membrane fibreuse blanche, opaqiie» laquelle est soutenue par une série de petits eeroeau^i rudimentaires , soudés entre eux dans leur partie moyenne. Ce canal se porte^ de la glotte, le long de la face supérieure du sac qui tient lieu de péricarde, jusque Tis-à-vis la pointe du oc&ur, où il aboutit aux df ux embouchures des sacs pulmonaires*

Le pratée montre de nouveau le type des salamandres^ eD ce qu'il n'a qiii'uD sinus membraneux, qui conduit immédiatement de la glotte dans les poumons par les deux extrémités du croissant éoxiX il a la forme (4).

(1) J^ecA^wA^f swr k$ UtpUiet regardés eofiwi^ ^^ffHuq», p«£])f. G. ÇdVffr. Paris, 1807^ — {%) Sur U genre dz rtpiUe$ batraciens nommé AiQphiuma, par M. le baron Cuvier, îli-4*. Paris, 1826, p. 12 ; et Mèm, du Muséum, t xiv. -i- (3) M. le docteur A. F. J. G. Mayer, Analeden, Fier vugheichmdlf-im^iomib^^ iD-4*, Bonn , iS35 , p. 76 et 77» — (4) Cuvier» Reeherehes sur Us reptiles éoum

/e<«, de Faits» iSO?» y* 43w

100 XXIX* IBÇON. ART. II. POUMONS DBS VBKTEBKis.

On voit dans cet ordre tous les degrés de dégradation des conduits aériens extra-pulmonaires. Les bronches , ou les branches de la trachée disparaissent les premières. La trachée et ses cerceaux sont encore distincts dans deux genres, dont l'un est sans branchies , lé tnenopoma^ et l'autre a des branchies permanentes (sirena^L.). L'autre genre à branchies permanentes, le pratée, ¥ axolotl et le menobranche, chez lesquels elles subsistent long-temps , siiK>n toute la vie, les triions et les salamandres, n'ont plus qu'un canal menibraneux intermédiaire entre les poumons et la glotte , dans leq[uel deux organes, le larynx et la trachée , se confondent dans leur dégradation commune.

Enfin, Yamphiuma et la grande famille dès grenouilles n'ont ni bronches ni trachée; mais la tête de ce dernier canal, le larynx , y conserre une organisation compliquée. ]

§ IIL De la structure des Poumons.

Xes poumons sont composés essentiellement: i* de capacités de différentes formes et structure, dans les^ quelles l'air pénètre pour agir sur le sang qtiîcîrcule dans les vaisseaux étalés contre leurs parois ; â* de vaisseaux sanguins dont les ramifications plus ou moins compliquées tapissent ces parois ; [SMe vaisseauxiym^ phatiques qui pénètrent leur tissu intime et rampent à leur surface; 4* de nerfs qui les animent.] Nous examinerons ici successivement, sous ces trois premiers points lie vue, les poumons des mammifères , des oiseaux et des reptiles.

m. ftTatJCTOIUB DES POUMONS. . 40f

A. Des canaux j des cellules études sacs aériens f ou des capacités de différentes formes, dans lesquelles l'air agk sur le sang pour la respiration.

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