‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 75 sur 124 · Des sur-arliculaires-'pharyngiens · texte numérisé non relu

Des sur-arliculaires-'pharyngiens

Les pharyngiens supérieurs sont des sur-articulaires servant non-seulement à réunir, comme ceux-ci, les

(1) M. CuYier avait bien saisi celle analojçie enlrc les osselets que nous appelions gur-arlicalaires et les pharyngiens supérieurs ; Ht^oire Naturelle dtê Poit^ MM, 1. 1, p. 3^3 , où il dit expressément que le petit stylet (le seul sur-arlicttlaire de la perche ) peut être considéré comme le pharyngien de la première paire d'arceaux ; et p. «56 et 257, où il désigne encore le sorsirliculain unique dcd ^pnm , oomne «n |tliaiyi)gieaHip6riciir fWf «lent.

extrémités supérieures des arceaux ; mais ayant encore pour fonction de contribuer à la déglutioh. Voilà pourquoi ils hérissent de leurs dents la voûte du pçilais ou du pharynx.

Nous les avons déjà étudiés squs le rapport de leur surface triturante (t. IV, P. i, pag. 552 et 6i4). C'est par leur surface opposée, ou par leurs côtés, que ces os se joignent aux arcs branchiaux, ou qu'ils donnent attache aux muscles qui les meuvent et qui servent aussi à les unir au crâne. Dans la perche^ il y a trois pièces sur-articulaires pharyngiennes qui tiennent aux.trois , derniers arceaux de chaque côté. Ce nombre se rencontre assez généralement dans les Acanthoptérygiem,

Cependant il peut être aussi réduit à deux ou même à une seule de ces plaques dentaires.

Ainsi nous n'en avons trouvé qu'une dans la daurade à petites dents. Le spet en a une très-grande. Le maquereau en a une petite en avant et une très-grande eu arrière, hérissées' comme une brosse plutôt que comme une râpe. Le maquereau bâtard (car anx ttachiurus) n'en a qu'une, qui réunit ces deux premiers arceaux.

Les os pharyngiens supérieurs ont éprouvé , dans un ordre d'acanthoptérygiens (les Pharyngiens labyrintkiformes)^ une singulière modification, qui donne à ces poissons la faculté de vivre long-temps hors de l'eau. Nous avons promis (t. IV, r*part., p. 6i5) d'en donner ici la description.

t Deux os pharygiens supérieurs, de chaque côté, idans Vanabas^ qui a cette organisation de la manière »la plus prononcée, se dilatent en lames minces, re- • pliées diverses fois, et forment ainsi une masse légère, »plu$ ou moins compliquée , que l'on ne peut mieux

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I comparer qu'à un choux frisé, ou qu'à certaines es- •pèces d'escarres ou de mîUépores lamelleux ; des vaisiseaux considérables rampent sur toutes ces lamjes. •Mais je n'ai pu décider, d'après les individus mal con- »servés qu'il m'a été permis de disséquer, s'ils vienment de l'artère branchiale ou de l'artère dorsale j ceipendant c'est la première origine qui est la pJa^ yrai-

» semblable Il y a une bride charnue et membra-

>neuse qui forme le bord postérieur du palais et se

• fixe d'une part à la crête inférieure du crâne et de » l'autre à l'opercule ; elle rétrécit, du côté de la bou-

• che, l'entrée de la cavité qui recèle les appendices. iC'est pour les loger que la tête est dilatée en largeur »et que le crâne a en dessus une crête verticale qui •augmente en hauteur l'espèce de voûte latérale où les » masses foliacées sont reçues. Cette voûte est couverte à >l'extérieur par une partie des os du crâne et par lés piè-

• ces operculaîres, et, quand on soulève l'opercule^ on » voit encore une membrane tendue de l'opercule à l'os «scapulaire, qui empêche qi^e la ma^se foliaçcée ne

• communique avec le dehors, si ce n'est par un prîffice assez étroit, qui lui est commun avec les bran- >chies (i) ». - i . i ^ . ,

Les autres genres de la même famille oui la jnême. circonstance d'organisation , mais à des degrés de développement bien différents (2)*

Les cyprins et les loches n'ont point de sur-articulaires pharyngiens.

Dans le brochet^ il y a deux pharyngiens supérieurs

(1) M. CuTier, op. dt., U vn, p. Z%% — (2),0p. cit., pi. 305 et 206.

plats et dentelés, qui sont les sur-articulaires des deux derniers arcs branchiaux.

La truite n'a qu'une plaque pharyngienne, qui répond au dernier arceau. Elle existe de même dans le saumbn, où elle est recouverte d'une peau molle, traversée comme une gencive par les dents.

Ee silurus glanis et , à ce qu'il parait, lés autres poissons dé cette famille, ont une grande plaque ovale qui réunit les quatre branchio-ârticulaires.] Dans les schar* mut [silurus anguitlaris), nous avions observé une large plaque* pharyngienne , collée sous Textrémîté supérieure du dernier arc, qui s'unit avec celle du troisième arc.

[Uatose et les chipés. n*ont que des sur-articulaires sans dents'.

Les gàdes eh ont deux bu trois, recouvrant les extrémités des arceaux qui siiîvent le premier.

Il n'y eh a qu'un dans le lump. ]

Dàxïs le turbot, les os pharyngiens supérieurs sont placés longitudinalement sous la base du crâne, à laquelle ils sont suspendus par des muscles. Ils s'articulent; d'autre part, particulièrement avec l'extrémité des deux arcs postérieurs de chaque côté, et peuvent exécuter, sur cette extrémité, des mouvements de bascule qui servent à la déglutition. Les deux premiers arcs viennent encore y aboutir, mais cl'une oianière plus lâche et médiate. Le premier se bifurque à cet effet, et lui envoie un fort ligament d'une de ses branches; tandis que ('autre branche se joint immédiatement au crâne. .^

[Dans Y anguille , c'est une pièce transversale unique qui réunît les fleux étîMtn Àreeauji^ |

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