DES ZOOPHYTES
Considérations générales.
Tous les animaux vertébrés qui réunissent les deux Sortes d'orçanes de la circulation et de la respiration, ne peuvent offrir de variété dans leurs çomWn^îiSona ; mais les animaux sans vertèbres pouvant manquer des uns oii des autres , on à pu établir entre eux des rapports à cet é^àrd, lesquels sont très-constants dans lés classes où nous connaissons parfaitement ces organes.
Ainsi , dans le type des mollusques , et dans plusieurs classes du type des articulés , Içs vers à sang rougii oii les ahnelides et les crustacés y où il y a une cîrcûlatiop complète : on observe des branchies circonscrites oîi des poumons. . .,
Dans les insectes^ où tout le corps est' nourri par ub fluide staçpahi [ou plutôt épanclié, en très-grandfe partie, et se. mouvant librement dans de grandes îaci|- Qes] , la respiration se fait par dçs trachées qui ge répandent partout. '" \' '\
Dans les méduses et les polypes , parmi les Zûbphyteèj
848 XXX* LEÇON. BESPIRATIOlf SN GÉNéfiAI»
OÙ le corps lui-même sert de pâroî au canal intestiDal, et absorbe directement sa nourriture, il n'y a point d'organe particulier de respiration. Le corps entier respire aussi partout , [ c'est-à-dire par toute la surface. ]
Les organes de respiration offrent, dans les animaux sans vertèbres, les mêmes rapports avec les organes du mouvement, et surtout avec la force motrice, que dans les animaux vertébrés, et fournissent par conséquent une belle confirmation aux règles que nous avons établies dans la Leçon précédente.
Ainsi , la seule classe de cette partie du règne animal , dont la plupart des individus seraient doués de la faculté de voler, est aussi celle où la respiration s'opère par tous les points du corps, où les trachées portent l'air partout ; en un mot , c'est la classe des insectes ; et s'il Y a quelques insectes qui ne volent point faute d'ailes, on reconnaît néanmoins la force de leurs muscles à la rapidité de leurs autres mouvements. Qui voit marcher le mille-pieds et sauter la puce , peut bien reconnaître qu'ils appartiennent à une classe éminemment irritable , comme on peut aussi le reconnaître en voyant courir l'autruche et le casoar, quoique ce soient également des oiseaux sans ailes.
Les mollusques , bien supérieurs aux insectes, par leurs organes de la circulation , et surtout par la centralisation de leur système nerveux, n'ont qu'une respiration circonscrite ; ils ne respirent que par le poumon ; aucune parcelle de l'élément ambiant ne pénètre dans le reste du corps. Aussi n'a-t-on qu'à comparer la lenteur de leurs mouvements à la rapidité de ceux des insectes, pour juger de l'effet de cette portion de l'organisation.