AKT. I. DANS LES CRUSTACÉS
dant à découvert. Leur structure, analogue à celle des squilles, se compose d'un pédoncule creux, qui se divise en deux branches de grandeur inégale, qui s'écartent presque horizontalement Tune de l'autre; de leur interyalle se détachent successivement des anneaux, qui produisent |à leur tour et de la même manière un certain nombre de ramuscules. Ces branchies, ou tubes ramifiés, toujours soumises à l'action de l'élément ambiant, sont aussi remarquables par leurs proportions , qui vont en augmentant d'avant en arrière. »^
On a décrit, dans le genre Cyntliie, Thohs. , des branchies attachées à l'extrémité du gros pédoncule de ces pattes et en arrière des lames terminales. Aux fausses pattes abdominales ces branchies seraient composées d'un filet ou tube grêle bifurqué, dont les deux branches seraient enroulées.
Doit-on regarder comme des branchies, dans les myds^ le premier article de l'appeudice externe des membres thoraciques? ou la lame jj^ranchiale pédo« maxillaire de la première paire ? Aucun autre organe d'ailleurs ne paraîtrait, sans cela, exercer spécialement les fonctions de la respiration, et il faudrait ici l'attribuer aux téguments.
Les trois genres précédents appartiennent à une première famille des Stomapodes , celle des Caridioidei.
Celle des Bi-cuirassés, composée des phyllosamei et des amphions^ pourrait bien aussi respirer par les tégumients, qui sont minces et transparents. On attribue, à la vérité, cette fonction aux appendices flabelliformes
(1) M. Milnê'Sffwards f op« cit. | pi. 10 « Û$, 9.
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attachés vers le tiers de la longueur de leurs sept ou huit paires de pattes.
La troîsièrnfe FahilLe des Stotnapode^ j celle des Umcuirassés j comprend, entre autres,] les Mantes de mer [sqailla. Fab.). Ici la qiieue pdrte en dessous cinq paires de niagfeoireS, formatit de larges rames membraneuses et ciliées, divisées eh dfeux grands lobfes, un extérieur^ uri peu antérieur, et tih întérieiir, un pëiipostériieiir. C'est à la racine du premier, à son bord Ifatérné, que tient la brànehie.
Elle eât formée d'abord d'un pédicule conique, composé des deux gros vaisseaux. Il en part une i^angéede tubes cylindriques, qui vont eti décroissant de la base de ce pédicule à sa pointe, et ressemblent à un jeu d^orguë ; chacun d'eux se courbe el forme une Ibngue queue conique et flexible, qui porte elle-même une rangée très -nombreuse de longs filaihents, flottant comme des cordes de fouets; fchàque brandHie en offre un nombre extrêmement considérable, eti vue légèrement, n'a l'air que d'un gros pinceau. Ce û'est qu'en écartarit les filaments qu'on voit la belle régularité de leur insertion et de leur triple dégradation. Je n'ai pas besoin de dire que chaque filament contient deux vaisseaux ; chaque queue et chslque tube aussi, tout coaime le pédicule général (i).
[Les ÉquiliéHchUs ont dés branchies développées, de même structure et dans là même position ; tandis que lès ericktest n'ont à leurs fausses pattes abdominales que
(î) Il est probable au contraire, si j'en juge par l'analogie avec la structure *des branchies de Técrevisse, que les filaments ou les dernières divisions de ces branchies sont des lacunes et ne oonliennent pas de vaisseaux.
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des branchies radimentaires ; celles des alitnes sont encore plus douteuses. C'est à la base externe des premiers appendices abdoniinaux, qu'il faut en chercher les trates, en forme de tubercule pédoncule (i).
Ces difféllsnts exemples d'animaUx très-rapprochés parleurs formes extérieures, qui varient tant par uti organe dont la fonction est si essentielle à la vie, prouvent que, dans les animaux inférieurs, qui vivent dans l'eau, la respiration peut être localisée, ou s'exercer par son organe général, les téguments, devenus assez minces, à cet effet ; sans que les autres rapports organiques de ces animaux en soient essentiellement changés.
Doit-on considérer, dau5 les squilles^ comme 4es branchies supplémentaires, les appendices vésiculeux, aplatis, attachés à la base de leurs membres thoraciques, qui sont les analogues, pour la composition, des lames branchiales de ces membres, dans les décapodes? Des observations sur la circulation de ces animaux pourraient seules le décider. Je sens d'ailleurs combien de pareilles observations auraient été nécessaires pour lever toute espèce de doute sur la détermination des branchies de plusieurs genres de cet ordre. ]
§ II. Du mécanisme des branchies^
[Dans les Stomapodes^ les branchies, lorsqu'elles existent, étant extérieures et fixées aux membres thoraciques ou abdominaux, leur mécanisme n'est pas séparé de celui de ces membres. ]
(i) M»^ Uihit-Edivardi , op. cit. , t. it, p. 500.
428 XXX* LEÇON. SECT. II. BESPIRAT. DES.ANIU. ARTIGClis.
M. Cuvier avait remarqué depuis long-temps, au sujet des êquilleSf que les branchies attachées sous la queue et flottant librement dans l'eau, se meuvent comme les nageoires, et sont même battues entre les deux lobules de celles-ci; il n'a donc point fallu de mécanisme particulier pour y renouveler Teau.