‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 97 sur 124 · XXX* LEÇON. SECT. II. RESPIRAT. DES ANIU. ARTICULÉS · texte numérisé non relu

XXX* LEÇON. SECT. II. RESPIRAT. DES ANIU. ARTICULÉS

réunis à ce grand genre ont quatre poches pulmonaires.

On n'en trouve que deux dans les genres nombreux démeoibrés du genre Aranea de Linné. La partie des téguments tboraciques ou thoraco-abdominaux qui répond au plancber de la catité pulmonaire forme une tache operculaire ovale^ écailleuse, de couleur différente du reste de la peau, dénuée de poils, qui distingue au dehors la position de ces sacs.

C'est un peu plus en arrière qu'il faut chercher l'ou* verture oblique et transversale, ou le pneumostome (i) en forme de fente qui y conduit.

Les épeires, les draêses, etc., l'ont dans cette fente profonde, dont nous avons déjà parlé, qui régne tout à travers cette partie du corps en dessous, et qui distingue, dans ce cas, la partie thoracique de l'abdomen, de la partie ventrale proprement dite.

Dans les tt^y gales et dans les aiypes^ les pneumostomes ne sont plus cachés dans la profondeur d'une rainure transversale ; ils apparaissent coirime autant de boutonnières à la surface des téguments. Moins grandes à proportion que daiîs le premier type, on peut dire, qu'en général, ces ouvertures n'ont pas là même étendue proportionnelle, relsitivement à la poche pulmonaire.

La paroi operculaire, écailleuse, à sootent sa surface extérieure comme guillochée ; ce qui lui donne la fausse apparence d'un crible.

(1) Nous adoptons, luais seulement pour lei* arachnides pulmonaires^ celte déno- DiinaLioa significative que Laireillc a proposé de substituer à celle de stigmate) ^ui est, à lii vérité/ cuiisacrée par Tofii^e.

ART. Ili DANS hÈÈ ABAGHUIDIKSi 463

Lorsqu'on pénètre dans le pneuniostomci il y a d'abord une sorte de vestibule plus ou moins distinct, qui conduit dans les divisions de la poche principale.

Dans les ¥peir€s, par exemple, en écartant les deux ))ords de la rainure profonde, qui forme, de chaque côté, le pneunomostome, on découvi*e^ en avant y une série de lameS verticales^ écailleuses comme l'opercule, et de même couleur; oes lames sont fixées en bas^ à une barre étroite transversale^ située en arrièire de la lame dperciilaire^

Cette série de lamés a absolument l'aspect d'un peigne de tisserand. Elles donnent attache , en avant , à autant de lames membraneuses respiratrices, contenues dans uneesfpsule commune, à parois très-<minces ^ qui les sépare des viscères abdominaux^

Les interv^alles des lames cornées ne m'ont pas paru répondre aux intervalles des lames membraneuse^. En écartant celles-ci, je trouvais un obstacle membraneux qui m'empêchait d'arriver entre les lames cornées. De même, en écartant les lames cornées, il m'a paru que mon instrUinelit pénétrait entre les deux feuillets de la lame membraneuse, qui formerait conséquemment une poche pneumatique, ainsi que M. J. Ma/Z^T l'a dé*frite.

Les poches membraneuses pneumatiques sont libres dans tout leur pourtour, excepté en arrière, où elles tiennent aux lames cornées.

Deux de celles-ci formeraient, d'après tiotrfe iliànîèfe de voir, Tenirée d'une de ces poches lamelleuses.

La poche commune a pu être injectée par les branches vasculaires qui partent du cœur, et cette Injection a montré^ sur les parois de cette pocbe^ un réseau yaa-*

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