XXX* LEÇON. SECT. II. RESPIRAT. DES ANIM. ARTICULÉS
culaîre remarquable ; maïs ce réseau n'a pas paru se continuer sur les parois des lames ou des petites poches (i).
Deux exceptions singulières, relativement au nombre et à la structure des organes que nous décrivons, compléteront leur histoire pour les aranéides.
Relativement à la structure, les dysdères, q\ii font partie des aranéides dites tetrapulmonaires ^ ont leurs deux stigmates postérieurs aboutissant dans un gros tube, à parois résistantes, lequel conduit immédiatement dans un certain nombre de faisceaux de tubes capillaires simples, non ramifiés, qui se portent dans diverses directions, soit vers le thorax, soit dans la moitié abdominale correspondante. Ces tubes sont de véritables trachées (2).
Dans la ségestrie perfide^ qui appartient aux aranéides bi-pulmonaires, il y a à la fois exception de nombre et de structure ; puisqu'on y trouve, comme dans les précédents, outre les deux poches pulmonaires antérieures, deux stigmates postérieurs qui conduisent dans une première cavité cylindrique, à parois solides, origine de nombreuses trachées, telles que nous venons de les décrire dans les dysdères (3).
La seconde famille des arachnides pulmonaires, celle
(1) Mémoire pour servir à TAnatomie des insectes, par M. le docteur H. H. Gaede. Nova acta, A. N. Cur. L. C. , T. xi, P. ii, p. 335« et pi. xuv, fig.3*
(2i Voir la Douvelle édit. du Règne animal , pi. 5 des arachnides, fig. ^,6, pour la dysdère érithrine. Les deux pneumostomes sont dans la rainure transversale Ihoraco-abdominale ; ks deux stigmales trachéens se voyent plus en arrière, à la surface de Tabdomen.
(3) Régne animai. Arachnides, pi. 3, fig. 4» et Mémoire cité de Dugés, Annales des Sciences Naturelles, deuxième série, • ti» p. 183.