‹ Leçons d'anatomie générale v. 2 |Annee 1878/79, 1881Chapitre 49 sur 71 · CELLULES A PIED · texte numérisé non relu

CELLULES A PIED

crèté, où ce plateau, bien que nolablement moins épais que chez la salamandre, présente encore une épaisseur suffisante pour permettre d'en distinguer les détails.

Chez la salamandre, les [cellules profondes de Tépithélium antérieur de la cornée sont des cellules cylindriques basses , quelquefois cubiques y souvent même plus larges que hautes. Elles présentent un plateau très épais, surmonté d'un monticule protoplasmique dans lequel le noyau est couché transversalement.

Pour isoler ces cellules on peut employer la potasse, mais il est préférable d'avoir recours à l'alcool au tiers, après l'action duquel on peut les colorer elles conserver. Plaçonsun œil de salamandre dans Talcool au tiers pendant vingt-quatre heures, raclons l'épithélium antérieur de la cornée et ajoutons-y, sur la lame de verre, une faible quantité de picrocarminate d'ammoniaque, juste suffisante pour colorer légèrement les cellules. Nous serons frappés de voir le plateau présenter une teinte rose assez vive, tandis que le reste de la cellule est coloré en jaune. Cette première réaction dislingue absolument le plateau des prolongements ou piquants des cellules épithéliales des autres rangées ; ces piquants se colorent, en efiet, de la même façon que le corps cellulaire.

Examinons maintenant le plateau à un fort grossisse-* ment (fig. 36). Nous diîitinguerons à sa base une mince bordure claire incolore; au-dessus, une striation fine, perpendiculaire à cette bordure. Celte striation s'é-

RANVIËR. — Anal, généraliî. il. — 20

306 ÉPirilliLIUM ANTÉRIEUR DE LA CORNÉE.

tend quelquefois à toute son épaisseur; d'autres fois, au contraire, elle n'en occupe qu'une partie, laissant audessus d'elle une zone homogène.

Langerhans et Lott ont donc raison tous les deux. Il y a bien un plateau, comme l'a soutenu Lott ; mais ce

plateau n'est pas homogène, il est strié, ainsi que Langerhans l'a dit.

Si on laisse la coloration se

Fio. 30. — Cellule de la première . . « x i

rangée de l'ëpIMium antérieur pOUrSUlVrC, Ct SUrtOUt lOrSqUC

de la cornée de la salamandre 19 * ut j 1

maculée, isolée après macération 1 OU 3 ajOUté UU pOU dC gljduns l'alcool au tiers ct colorée i • *j. 1

par le picrocarminatc. ccrme, on voit 10 Doyau se

colorer en rouge et le protopksma cellulaire en jaune orangé, tandis que le plateau reste d'un rose pur.

Ces cellules se présentent rarement de profil. Lorsqu'elles sont vues par leur face inférieure, on y distingue un :granulé fin et régulier qui correspond à la coupe optique des stries, puis, en abaissant l'objectif, on reconnaît ie nojFau et le protoplasma. Vues par leur face ^sopéfieure, elles montrent les mêmes parties en succetsîof! inverse. Quelques^uties contiennent deux noyaux f^tués côte à côte.

Je dois maintenant vous dire en quoi consiste la théorie des cellules à pied. 11 y a, en effet, une théorie qui porte ce nom ; elle a été bien exposée, surtout par Lott (1), et elle a une certaine importance pour la ma-

(t) Loti, Veber àên feineren Bau und die physiologische Régénération der

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