‹ Leçons d'anatomie générale v. 2 |Annee 1878/79, 1881Chapitre 50 sur 71 · CELLULES A PIED · texte numérisé non relu

CELLULES A PIED

nière dont on doit comprendre le renouvellement des épilhéliums pavimenteux stratiQés.

Les cellules épithéliales de la première rangée, ou cellules à pied, étant disposées régulièrement les unes à côté des autres en palissade, on en observe (fig. 35) qui dépassent le niveau général et dans lesquelles le noyau est en voie de division ou qui renferment deux noyaux ; dans certaines d'entre elles, qui sont à un stade plus avancé de la division cellulaire, la partie qui dépasse en haut la palissade et qui contient un des noyaux est séparée de la profonde par une ligne de segmentation ; elle constitue déjà une cellule de la couche moyenne. Il faut conclure de là que toutes les cellules de Tépithélium antérieur de la cornée viennent des cellules à pied. Ces dernières, les seules qui prolifèrent, donnent naissance à des cellules de la couche moyenne. Les anciennes cellules de cette couche, refoulées à mesure, s'aplatissent, deviennent lamellaires et finalement se détachent. C'est ainsi que l'épithélium de la cornée se renouvelle contamment, par un processus qui lui est commun avec les épithéliums stratifiés.

Les cellules de la couche profonde n'ont pas toutes la même largeur à leur base d'implantation; celte inégalité, peu marquée chez le triton et chez la salamandre, est bien plus accusée chez les mammifères. Dans Tépithélium antérieur de la cornée du lapin, ces cellules, isolées après vingt-quatre heures de macération dans

Epithelien ( Untersuchungen aus dem Institute fur Physiologie utid Histologie in Gra*. Herausg. von Rollett, 1873, p. 266)*

l'alcool au tiers, se nionlrenl les unes avec une large base, les autres avec une base plus étroite, surmontée d'une extrémité élargie en massue; d'autres, enfin, onl leur corps cellulaire relié par un filamenl assez mince à une base d'implantation im peu plus large. Si vous rapprochez ces faits de ceux que vous avez déjà observés sur les coupes transversales du même épitbélium, vous arriverez à vous convaincre que la théorie des cellules à pied est exacte.

J'arrive aux cellules de la couche moyenne, cellules à fossettes. Ces cellules proviennent de la portion supérieure des cellules à pied, détachée de leur portion inférieure qui reste toujours en rapport avec la membrane basale.

Supposons une cellule à pied volumineuse, dont la tête dépasse l'extrémité supérieure de la cellule à pied voisine. Si celte tête se sépare du pied pour former une cellule indépendante, elle présentera pendant un certain temps à sa face inférieure une surface plane correspondant au plan de segmentation, et plus tard, lorsque la séparation sera complète, une fossette, pour loger Textrémité antérieure de la cellule à pied qui lui adonné naissance. A côté de cette fossette il en existe généralement une ou deux autres qui correspondent aussi à des cellules de la première rangée qu'elles recouvrent seulement en partie.

Quel que soit le nombre des rangées de cellules qui composent la couche moyenne, ces cellules présentent toutes la même disposition générale : elles ont des fos-

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