‹ Leçons d'anatomie générale v. 2 |Annee 1878/79, 1881Chapitre 61 sur 71 · PLEXUS FONDAMENTAL · texte numérisé non relu

PLEXUS FONDAMENTAL

Chez le triton, il n'existe pas non plus de plexus fontlarnental proprement dit. Les branches nerveuses de premier ordre, allant vers le centre eu même temps qu'elles se rapprochent de la surface antérieure, forment en se divisant et en s'anastomosant un plexus épais ou plutôt une série de plexus superposés dont les travées s'entrecroisent d'une manière variée et donnent lieu à une disposition élégante.

En examinant les préparations que j'en ai faites au moyen de la méthode de l'or (fîg. 43), vous serez frappés de la netteté avec laquelle s'y montrent les différents rameaux de l'arborisation nerveuse colorés en violet, tandis que le fond est à peine teinté. Ces préparations suffisent à elles seules à démontrer la supériorité des procédés que nous employons aujourd'hui, car, dans son dernier travail, Hoyer avoue qu'il n'a jamais réussi à imprégner par l'or les nerfs de la cornée du triton et du lézard (1).

Chez le rat et la souris, la distribution des nerfs, analogue à celle que Ton observe dans la cornée du lapin, ne lui est cependant pas absolument comparable.

Chez le rat, le nombre des troncs nerveux qui entrent dans la cornée est relativement beaucoup moins grand. En outre, tandis que chez le lapin ils se dirigent à peu près régulièrement vers le centre de la membrane en suivant un de ses diamètres, chez le rat leur trajet est bien plus irrégulier, et les mailles du plexus fondamental, au lieu d'être sensiblement égales, ont des dimensions très différentes.

(1) Hoycr, Arch. f. micr. Anal. y t. IX, p. 250.

aba RAPPORTS dks nerfs avec les lames

Je dois m'occuper maintenant des rapports des nerfs avec les cellules et les lames de la cornée.

Cette question, à peine soulevée par la plupart des auteurs, a été tranchée par quelques-uns d'entre eux

RTLKS CKLLULKS DE LA CORNÉE. * 30.S

d'une manière trop absolue. Ils ont soutenu , par exemple, que les nerfs sont contenus dans les canaux du suc ou qu'ils sont entourés d*un canal du suc lubulaire.

Nous avons déjà constaté sur des coupes transversales que les troncs nerveux, à une certaine distance du bord de la cornée, ne cheminent pas toujours entre les lames de cette membrane, mais que souvent ils en occupent Tintérieur et sont logés au milieu même des fibres qui les constituent. Cette observation était nécessairement incomplète, car elle ne portait que sur quelques points du parcours de ces nerfs.

Pour les suivre dans leur trajet et bien juger de leurs rapports, il faut les étudier dans des cornées dont les cellules appartiennent au type membraniforme, et c'est pour cela que j'y reviens à propos de la cornée du rat et de la souris.

Vous observerez sous un de ces microscopes une cornée de souris traitée parle chlorure d'or, disposée aplat, et dans laquelle les cellules fixes sont colorées aussi bien que les nerfs. Il faut, en effet, que ces deux espèces d'éléments soient visibles pour que l'observation aittoute sa valeur. Ce que vous constaterez à première vue et avec la plus grande facilité, c'est que les nerfs ne suivent jamais complètement le réseau cellulaire.

Vous verrez les cellules aplaties, membraniformcs, triangulaires ou irrégulièrement polygonales, unies entre elles par des rubans plus ou moins larges, former un réseau compliqué, dont les travées, colorée» en violet, laissent entre elles des mailles incolores*

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