‹ Leçons d'anatomie générale v. 2 |Annee 1878/79, 1881Chapitre 63 sur 71 · BOUTON» TERMINAUX · texte numérisé non relu

BOUTON» TERMINAUX

Cette description, que j'ai menée assez rapidement parce qu'elle ne contient aucun fait nouveau, soulève plusieurs questions. Je vous rappellerai d'abord que Klein (voy. p. 92) a nié la terminaison en boutons, soutenant que ce n'est qu'une apparence produite par des anses d'amastomose sectionnées ou vues de profil. Pour juger la question, il suffit d'examiner des coupes parallèles à la surface. J'en ai disposé une sous un de ces microscopes; elle ne comprend que l'épithélium. Vous y verrez des fibres intra-épithéliales qui, après s'être anastomosées, se terminent par des boutons. Dans ces préparations, où le plexus intra-épithélial complètement dessiné par l'or est vu à plat, il n'y a pas d'erreur d'interprétation possible.

Nous devons nous demander encore si les boutons terminaux sont contenus dans l'épaisseur de l'épithélium, ou bien s'ils arrivent jusqu'à sa surface et la dépassent même pour flotter librement dans le liquide lacrymal, comme Cohnheim l'asouteuu?

Déjà KôUiker s'est élevé contre cette dernière opinion. Reprenant les observations de Cohnheim à l'aide de la méthode que cet auteur avait employée, il a reconnu qu'à la vérité les boutons terminaux se trouvent immédiatement au-dessous de la surface de l'épithélium, mais qu'ils ne la dépassent jamais et qu'ils ne sont même pas à son niveau.

En examinant attentivement des coupes transversales de la cornée (fig. 47) traitées exactement suivant la méthode que je vous ai indiquée, vous observerez des boutons terminaux tout à fait voisins de la surface, et sur

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certains points vous m verrez tnônie qui la dépaaaeot.

Maiscela ne prouve pas qu'il en aoil aiosià l'état normal.

U peut fort bien se faire qu effet que, dans les points oii les boutons nerveux paraissent tout à fait libres, les cellules s pluile superUcieiles qui les recouvraient se soient détacbéei dans lea différentes nuni' pulations qu'a subies 11 cornée, ou niâme par l'ao* tion du rasoir.

ta question doit être jugée sur une noupe pa^ rallële à la surface faite avec beaucoup de MHn.

Après l'application du sel d'or, surtout lorsqu'elle a été suivie d'un résultat heureux, il se produit h la surface du tissu qui y a été soumis un précipité, granuleux. Partout où se montrera ce précipité, on pourra être certain qu'aucune cellule ne s'est déta'

cbee et que l on a bien devant les yeux la surfaco

intacte de la cornée.

. Si les boutons terminaux sont en réalité au-dessi»

de l'épithélium, on devra les voir, soit au uiveui,

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