Huqueny, ouv. cit., p
2. Au sujet des prétendus emprunts de l'Éva aux livres boudhiques, voir Revue Biblique, juill Propos des prétendus miracles de Boudha, Cf.
Les Religions, pp. 239-291. Cf. Christus, m ligions. BRUNETIÈRE, Discours de combat, KEN, Boudhisme et christianisme, pp. 326-331.
“Les quelques miracles allégués par les boudhistes sont dépourvus de toute authenticité. Les livres qui les rapportent, postérieurs de plusieurs siècles aux évènements, ne fournissent aucune preuve qui nous permette d’y ajouter foi. Les témoins occulaires et auriculaires manquent donc absolument. D'ailleurs les faits racontés comme miraculeux ement puériles À avé être des œuvres de Dieu. ant combat-
yeux
+ M ouv. cit., p.
ntre des extravagances les miracles évangéliques, il n’y a pas la moin
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un monde sans nature et sans Dieu. Que pourrions-nous tirer de pareils enseignements? Et que de choses il faudrait oublier pour en devenir les aveugles disciples ! Que de degrés il nous faudrait descendre dans l’échelle des peuples et de la civilisation ! Le seul, mais immense service que le boudhisme puisse nous rendre, c’est par son triste contraste de nous faire apprécier mieux la valeur inestimable de nos croyances, en nous montrant tout ce qui coûte à l'humanité qui ne les partage point’. Barthélemy Saint-Hilaire, le Boudha et sa religion, p. 182.
134, Le Mahométisme. — L'auteur de cette religion, Mahomet, naquit en 570 à la Mecque, vieille cité centre de toute la vie industrielle, intellectuelle et commerciale de l'Arabie. A l’en croire, il avait reçu mission de purifier le christianisme du polythéisme et de l’idolâtrie, et de le ramener au monothéisme d'Abraham. L'archange Gabriel lui serait apparu plusieurs fois. Ses communications avec l’envoyé céleste sont consignées dans le Coran, regardé dans le monde musulman comme un livre divinement inspiré. Comme pour le paganisme et le boudhisme, étudions brièvement cette religion au point de vue dogmatique et moral; nous pourrons ensuite conclure à son infériorité vis-à-vis du Christianisme.
A. AU POINT DE VUE DOGMATIQUE. Tout le contenu doctrinal du mahométisme se ramène à ce simple symbole : Dieu est Dieu, et Mahomet est son prophète ! L'unité de Dieu, Mahomet la prêcha toujours avec une conviction qui ne s’est jamais démentie. Il a aussi enseigné la survivance des âmes dans la vie future, la résurrection des corps, un jugement général, mais après la résurrection le corps reste matériel. L'enfer avec ses
supplices, le purgatoire, le Paradis avec des fruits succulents et des jouissances sensuelles, voilà encore quelquesuns des dogmes admis par le fondateur de l'Islam.
B. A POINT DE VUE MORAL. La morale de l'Islam est loin d’égaler le dogme. Le Coran impose à chaque musulman cinq préceptes appelés les “ cinq piliers de lIslamisme ”. Le premier consiste pour le fidèle à réciter au moins une fois dans sa vie le Kalimah ou Credo dont la formule est extrêmement simple : “ I] n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète !” Le deuxième est relatif à la prière : tout bon musulman doit prier cinq fois par jour. Le troisième concerne le jeûne du Ramadan, lequel dure vingt-neuf jours ; pendant ce temps on ne doit rien manger Aepuis le matin jusqu’au coucher du soleil. Le quatrième a pour objet l’'aumône. Enfin le cinquième est relatif au pèlerinage à la Mecque, que tout bon Musulman doit faire au moins une fois dans sa vie.
Mais la plupart de ces préceptes ne concernent que les musulmans entre eux ; ils en sont libérés ou presque quand ils ont quelques rapports avec les “ chiens de chrétiens ”.
La pureté n’est qu’un mot dans le mahométisme ; une corruption effrénée y règne un peu partout. La polygamie est maintenue et amplifiée. Mahomet épousa lui-même quatorze femmes, et chaque musulman a le droit de posséder quatre épouses et, en dehors de ces quatre femmes légitimes, il peut avoir autant de concubines qu’il voudra.
C. Inrériortré pv MAHOMÉTISME VIS-A-VIS DU CHRISTIANISME. 1) L'extension prodigieuse de l’Islamisme est due d’abord à la valeur exceptionnelle de Mahomet. Cet homme eut du génie ; il fut un orateur.
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puissant et un guerrier incomparable. Il sut exalter l’orgueil de ce peuple arabe, jeune, ambitieux et courageux ’.
2) Ensuite son Coran * avait ‘tout ce qu'il fallait pour plaire aux juifs, aux chrétiens, voire à l'humanité toute entière. Aux juifs il emprunta la circoncision qu’il impose à tous les musulmans ; il interdit, conformément aux anciens préceptes de la loi de Moïse, l’usage de la chair de certains animaux impurs, il exalta Abraham et toutes les vieilles traditions. En reconnaissant la mission divine de Jésus, en le rangeant parmi les prophètes précurseurs de l’Islamisme, il faisait naturellement plaisir aux chrétiens; aussi, quelques populations chrétiennes décadentes tombèrent dans ce piège.
3) Enfin la doctrine du Coran s’est ménagé des alliés dans l’ensemble de l'humanité en donnant aux passions humaines le plus étrange et le plus merveilleux assemblage de satisfactions élevées et de basses jouissances que l'esprit de l’homme ait jamais purêver. “La doctrine musulmane est une combinaison à doses bien graduées de religion et de morale, avec la satisfaction des passions sensuelles et de l’orgueil. On pourrait la comparer à un sel neutre particulièrement stable où les éléments opposés, rationalisme et fanatisme, règle morale et passion, soumission à la force et orgueil, sont unis d’une manière tellement puissante qu'aucune force na-
turelle ou humaine ne peut les séparer *.”
1. Cf. Gonpaz, Islamisme et christianisme, p. 128. CARA DE Vaux, Doctrine de l'Islam.
2. Sur les bienfaits relatifs et sur les impuissances du Coran, on lira avec intérêt : Perer DAHMEN, “ Islam in India ; its external influence.” dans la revue : The Irish quaterly, juillet, 1914.
3. De Broeure, De l'Histoire des Religions, BRoUSSOLLE, ouv.cit.,
P- 292. HuauEny, ouv. cit., pp. 190-204.
4) Et lorsqu'on songe au désordre que tolère le mahométisme, aux désirs sensuels qu’il promet au-delà de la tombe, à l'union dans la même main de la Puissance civile et de la puissance religieuse, on en a assez pour se bien convaincre du caractère tout naturel, tout humain de son expansion dans le monde.
En faut-il davantage pour conclure à son infériorité vis-à-vis du christianisme ? Celui-ci, avec ses mystères qui déconcertent la raison, avec ses lois morales qui défient les passions, avec son idéai de charité et d’abnégation qui crucifie l’égoïsme, n’est-il pas justement le contre-pied du mahométisme? C’est en cela précisément qu’est sa supériorité.
135. Le Judaïsme. — Par Judaïsme nous entendons non pas la religion mosaïque, religion vraiment révélée, préface de l'Évangile, préparation à la religion définitive qui est le christianisme, mais les croyances et le culte des juifs depuis la mort de Jésus-Christ.
1) Aujourd’hui les juifs, du moins en général, n’attendent plus le Messie. Il en est résulté une sorte de désespérance de la mission divine antique, et l’introduction lente d’un esprit libéral qui grandit, qui pénètre dans le sanctuaire et que l’on ne peut plus enrayer.
2) Et de nos jours certains juifs, afin de repeupler les Synagogues désertes, ont conçu le rêve d’une religion de l’avenir avec très peu de dogmes, peu de préceptes impératifs, et presque plus de lois positives. C’est l’invasion de plus en plus menaçante de l'esprit libéral, de cette tendance à mettre sur le même pied la vérité et l'erreur, qui mène le judaïsme à sa ruine. Chez les Juifs modernes il existe un parti légaliste, attaché à la loi pour la loi, parce que c’est une affaire de tradition, mais en dehors de toute foi définie. D’autres deman-
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dent, au point de vue du dogme, le libre examen ; ils prétendent laisser chacun libre d’adopter ce qu’il croira bon.
3) Aussi le protestantisme, et surtout le rationalisme envahissent d’une façon alarmante le judaïsme. La nation juive est actuellement au point de vue religieux ce qu’elle est au point de vue politique. Elle a perdu depuis longtemps la protection spéciale de Dieu ; sans souverain, sans patrie, elle n’est pas à proprement parler un peuple. C’est une agglomération qui disparaît comme unité. Dans le domaine des croyances, c’est le même phénomène qui se produit : plus de vérités immuables, plus d’autorité officiellement reconnue, encore quelques lambeaux de lois, de préceptes scrupuluesement gardés par un certain nombre qui diminue de jour en jour, voilà à peu près tout.
Il est évident que le judaïsme contemporain n’est pas la verité révélée que nous cherchons :.
LECTURES
En face du fait religieux, L. Roues, pp. 86-87. Orpheus et l'Evangile, Mar BATTIFOL.
Christianieme et Boudhisme, collec. Science et Religion, nos 14, 15.
1. Cf. Pouun et Louriz, Conférences de Saint-Roch, IV vol., pp. 203-260. Broussorce, La Religion, pp. 139-145. Le peuple ju, ‘Art. Dict. Apol. de la Foi cath. fase. XI. Idib., fasc. XII, Juifs et Chrétiens. Revue pratique d’Apologétique, 1913, t. XVI. Mgr Leroy, Religion des Primitifs ; À. Bros, Religion des peuples noncivilisés. F. AtxeN, Boudhisme et christianisme, trad., L. Collin, pp. 326-331.