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n vue d'obtenir une fin unique par des moyens communs. Le Sauveur s'est borné à prêcher l'Évangile, et, selon eux, l'institution de l’Église n’est que le résultat d'une entente conclue après un siècle et demi de discussions, entre les partisans de saint Pierre (Judaïsants ou Pétrinistes) et ceux de saint Paul (universalistes y paulinistes),
RÉPONSE. — 1) Les Évangiles rapportent que Jésus a choisi ses apôtres en les séparant du reste de ses disciples (Luc, 1v, 13), qu’il leur a déclaré personnellement que c’est lui-même qui les a choisis (JEAN, xv, 16). En vertu de son Pouvoir souverain, c’est lui qui les à
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envoyés prêcher aux nations, c’est lui qui a promis et conféré à saint Pierre la primauté sur tous les autres apôtres (Marra., XvI, 18-19 ; JEAN, xXx1, 16-17) ; c'est lui encore qui impose à tous ls membres de V'Église les moyens de sanctification. Qu'est-ce que cela, sinon fonder une société? Jésus a donc donné à l’Église la forme sociale, il a vraiment réuni ses disciples.
2) Les différentes paraboles employées par le Sauveur montrent bien le caractère social, collectif du “ royaume de Dieu ” qu’il est venu lui-même établir. Ce “‘ royaume ”, c’est le champ du père de famille où poussent à la fois l’ivraie et le on grain (MATTH., XII, 24-30, 36-43), le filet du pêcheur, où se confondent les bons et les mauvais poissons (Marrm., x111, 47-50), le cortège nuptial où marchent côte à côte les vierges sages et les vierges folles.
3) D’après les épîtres de saint Paul rapportées plus haut (143), nous avons démontré qu’au milieu du p7emier siècle existait une véritable société religieuse, visible, fondée par Jésus-Christ, bien avant les discussions des pétrinistes et des paulinistes. Au reste, ces prétendues divisions entre saint Pierre et saint Paul et leurs disciples, “ elles n’existent que dans l’imagination des docteurs de Tubinge ; les Épîtres apostoliques n’en portent pas la moindre trace, et les remaniements des Saints Livres inventés par Baur pour étayer son système, ne sont justifiés par aucun document, mais contredits par la tradition toute entière .”
4) Sans doute l’Église, “ telle que nous la connaissons avec son Pupe et ses évêques ”, n’a pas fonctionné tant que le Sauveur vivait au milieu de ses disciples ; lui-même était alors le chef nécessaire et unique. En