L'ÉGLISE ET LA SOCIÉTÉ CIVILE
SOMMAIRE. 245. L'Église et la société civile sont distinctes, — 246. Prééminence - Église sur la société civile. — 247. Les roi.s que confère à l'Église i
Étatà/' &lise et indépen lance respective des deux sociétés. — 249 En "Église et l’État doit exister un rapport d'union et de concorde, —® 250. Entre l’Église et l’État il ne peut y avoir de Séparation complète, absolue, © 251. Entre l'Église et l'État doivent exister des rapports Concordataires, — 252. Com ment l’Église rend service à la société civile.
245. L'Église et la Société Civile sont distinctes. 11) ‘origine, la Constitution
Toutes deux ont sans do tandis que l’une, tant qu'auteur de l’ordre s civile, Procède de Dieu com
s l'humanité entière, mais 8 groupements Particuliers. A l’universalité de l'É.
glise, il faut encore ajouter l’unité et l’immutabilité, lesquelles ne conviennent pas à la société civile ou à l'État ; ily a plusieurs États, très variables, il n’y a qu’une seule Église, toujours la même.
2) Ce qui marque la différence essentielle entre l'Église et la société civile, c'est leur fin spéciale, ce sont les moyens dont elles se servent pour l’atteindre. L'Église, chargée de continuer dans le monde l’œuvre du Rédempteur, a pour fin propre le bien spirituel et surnaturel, la sanctification et le bonheur éternel de tous les hommes. Aussi les moyens dont elle se sert sont surnaturels, comme la grâce, les sacrements, etc. De plus, le pouvoir de l’Église s'étend encore aux choses qui, de soi temporelles, ont une destination sacrée, spirituelle, comme les temples, les cimetières,‘etc. De son côté, la société civile poursuit le bien naturel et temporel de ses membres. C’est pourquoi les moyens qu’elle emploie, matériels ou immatériels, sont toujours naturels, d'ordre temporel, parce qu’ils sont destinés à procurer le bonheur de la vie présente.
246. Prééminence die l'Église sur la Société civile. — 1) C’est la fin qui donne à une société son caractère distinctif ; et, tout natrrellement, plus cette fin est élevée, plus importante, plus nécessaire, est la société. Or, nous l'avons vu, le but que poursuit l'Église est la sanctification des âmes, le bonheur éternel de l’humanité ; ce but est appelé avec raison la fin dernière parce que tout converge vers lui, tout lui est subordonné. Et dès lors, le bonheur éternel, étant la fin des fins, confère à l’Église une supériorité incomparable, une prééminence incontestable sur l’État dont le but, parce que temporel, est subordonné à celui de la
société religieuse.
é, lesou à n'ya
e l'É- > sont indre.
euvre uel et el de e sert 8, etc.
x choacrée,
De rel et oyens Lt tout des-
té cion Cay cette est la it l'Éternel la fin lui est ant la ompadont le i de la
que confère à l'Église Ciété civile, — Il
ité de l'Église sur la soc
Source de droits Précieux que l'État n ter à la société religieuse. Voici les pri
Sa préé- Va sans dire que iété civile est la € saurait contes.
ncipaux :
ordre stric ’Écuise
xercer ses pou voi
rs.
avec la dernière
Portent un glise,
€ atteinte di
DROIT D’ENSEIG
NER ET NTS,
les vérités révélées et en administrant les sacrements.
IV. L'ÉGLisE A LE DROIT DE POURVOIR A LA DI- GNITÉ ET AU RECRUTEMENT DU CLERGÉ ET D'ORGANI- SER DANS SON SEIN LA VIE PARFAITE. Sans les clercs qui remplissent les fonctions ecclésiaitiques, l’Église ne pourrait exister. Elle a donc le droit de choisir ses ministres et de s'opposer à toute mesure qui en empêcherait le recrutement et la formation. C’est en vertu de ce droit au’elle réclame pour eux l’exemption du service militaire. L'Église a aussi le droit d'établir des Ordres Religieux, car ceux-ci, nous l’avons vu, sont essentiellement liés à la prospérité de la religion ellemême.
V. L'ÉGLISE A LE DROIT DE POSSÉDER DES BIENS TEMPORELS. Vivant en ce monde, soumise aux conditions des sociétés d’ici-bas, l'Église a aussi besoin des biens temporels pour être en mesure de remplir le rôle que lui a assigné son divin fondateur. Autrement, elle serait à la merci de la société civile. C’est donc à la fois de son auteur même et de sa propre constitution que l’Église tient ce droit, indispensable à sonexistence, sur les biens temporels. * Le droit de posséder résulte du droit que l’on a d'exister et de se conserver La
VI. L'ÉGuisE A DROIT A UNE SOUVERAINETÉ TEMpoRELLE. Ce droit découle tout naturellement de la supériorité de l’Église sur la société civile. Au reste, il est fondé sur des titres très légitimes dont les plus connus sont les donations de Pepin-et de Charlemagne, les générosités de la comtesse Mathilde, l'élection et le vœu des peuples qui toujours vinrent se réfugier sous la tutelle des Souverains Pontifes, le droit public euro-
1. Cavaewis, Cf. L.-A. PAQUET, ouv. cit., p. 195. YVES DE LA Brière, Luttes présentes de l'Eglise, 1ère série, p. 99.
nents.
LA DIkGANIclercs lise ne es mipêchertu de lu serlir des , sont n elle-
BIENS condipin des le rôle ement, nc à la itution stence.
résulte 1”
} TEMde la 1 reste, es plus magne, on et le T SOUS ic euro-