‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 174 sur 211 · VaLron, Droit social, p · texte numérisé non relu

VaLron, Droit social, p

existe quand l’Église donne à l'État le concours de ses prières, l'appui de son autorité et de son influence, et qu’en retour l’État assure la protection légale à l'Église, à la liberté de son ministère et à l'exercice de tous ses

2) Quand il s'agit de matières mixtes, c'est-à-dire de matières sur lesquelles les deux puissances exercent Concurremment un droit de juridiction, il faut bien

Pourvu qu'il tienne compte de sa subordination vis-

-vis de l’Église, Si les matières sont ou strictement spirituelles ou strictement temporelles, il va sans dire que chaque pouvoir exerce son droit indépendamment de l’autre. :

250. Entre l’Église et l'État il ne Peut y avoir de Séparation Complète, absolue. — 1) Cette séparation est impossible. Comment en effet supposer que deux sociétés vivant l’une à côté de l’autre, composées des mêmes sujets, ne se rencontrent point un jour ou l’autre? Par Séparation faut-il entendre de la part de l’État un athéieme officiel, c'est-à-dire la négation

théorique ou l'exclusion pratique de toute religion, , soit naturelle, soit révélée? Alors elle est condamnable

comme un crime envers Dieu et un attentat à la rai-

son. Signifie-t-elle, cette séparation, indifférence absolue en matière de religion, ou neutralité religieuse ?

Il faut encore la condamner parce que l'indifférence et

la neutralité religieuses ne sont qu: ‘le l’athéisme officiel déguisé.

2) Que faut-il penser de ia neutralité confessionnelle ?

Cette neutralité existe lorsque l’État ne fait alliance avec aucune religion, confession religieuse, mais lui accorde le droit de vivre et de s'organiser selon ses propres règlements. En soi, en thèse, la neutralité confessi. 1nelle est condamnable, car seule la vraie religion a Jc droit d'être protégée par l’État. Mais dans l’hysothèse, dans la réalité des faits, et lorsque les circonstances l’exigent, l'État peut tolérer les faux cultes, pourvu toutefois que ceux-ci se maintiennent dans les limites de l’ordre et de la morale. Cependant l'État doit toujours laisser à la vraie religion une pleine et entière liberté dans l’accomplissement de sa mission et l'exercice de ses droits. C'est l'enseignement de Léon XIII. ‘Si l’Église juge, dit ce grand pape, qu'il

n'est pas permis de mettre les différents cultes sur le

même pied légal que la vraie religion, elle ne condamne

pas pour cela les chefs d’État qui, en vue d'un bien à atteindre, ou d’un mal à empêcher, tolèrent dans la pratique que ces divers cultes aient chacun leur place dans l’État,” (Immortale D, i.)

251. Entre l'Église et l'État doivent exister parfois des rapports concordataires. — Le concordat est “ un arrangement, un accord, en vertu duquel l’Église concède à l’État une part dans l'exercice des pou-

voirs qui lui sont propres, et l'État s'engage à protéger les intérêts de l'Église selon le mode convenu,” I. parties Contractantes sont le Souverain Pontife ag sant comme pasteur de l’Église universelle, et le chef de l’État, empereur, roi où président, Le but des concordats est de rétablir entre l'Église et l'État les relations de concorde un instant interrompues. Leur utilité, ls apportent la protection légale et officielle, à l'État ils procurent la paix en mettant fin aux dissensions religieuses qui ont toujours un contrecoup douloureux, même dans l'ordre politique. Les Concordats ont Pour objet des choses temporelles, spirituelles et mixtes.

252. Comment l'Église rend service à la société civile, — 1) Nous Pouvons résumer tous les services

par ses enseignements, l’Église donne aux lois un solide appui. En proclamant que toute autorité vient de Dieu, elle assure AUX gouvernements Ja Prompte obéissance des sujets. Et cette doctrine de l’origine du pouvoir, qui est celle de l'Église, “ n’est pas seulement Ja plus véritable, elle est la plus salutaire qui se puisse concevoir. Si, en effet, l'autorité d est une dérivation du Pouvoir de Dieu même, aussitôt et par là même, elle acquiert une dignité plus qu’humaine ; ce n’est Pas, sans doute, cette grandeur faite d’absurdité et d'impiété que rêvaient les empereurs Païens quand ils revendiquaient Pour eux-mêmes Jes honneurs divins ; Mais une grandeur vraie, solide, et communiquée à l’homme à titre de donet de libéralité

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