L'ÉGLISE ET LA FRANC-MAÇONNERIE
SOMMAIRE. — 263. Origines de la Franc-Maçonnerie. — 264, But et caractères de la Franc-Maconnerie. — 265. Une objection : l'internationalisme de l'Église. — 266. ( “enduite des cat oliques à l'égard de la Franc-Maçonnerie.
263. Origines de la Franc-Maçonnerie, __ Selon Édouard Drumont, la Franc-Macçonnerie est un ‘‘rejeton vivace du vieux matérialisme païen ”, qui aurait traversé dix-neuf siècles de christianisme. Pour d’autres, elle date des Juifs et de la Kabbale, de ja Gnose et des Gnostiques :, qui, au premier et au second siècle de l'ère chrétienne, s’insurgeaient contre le surnaturel.
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ronne qu’il faut maudire pour venger Jacques Molay, le dernier grand maître des Templiers.
Aujourd-hui la Franc-Maçonnerie est répandue dans le monde entier. Elle est une puissance dont on ne saurait calculer toute la portée. Son rôle est des plus funestes, car la plupart de tous les maux dent l Église catholique a souffert et souffre encore si cruellement sont l'œuvre néfaste de cette association vraiment infernale.
264. But et caractères de la Franc-Maçonnerie. — I. Bu’. Le but de cette société, nous le trouvons exposé dans l'Encyclique Humanum genus, 20 avril 1884. Son ‘‘ dessein suprème, dit Léon XIIT, est de ruiner de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à son idée et dont les principes fondamentaux et les lois sont conformes au naturalisme ’, lequel déclare qu'en toutes choses la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et souveraine.
II. CaracTÈRESs. Léon XIII signale les caractères de la Franc-Maçonnerie dans un autre passage de la même encyclique : ‘“* C’est, écrit-il encore, une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu'à ceux de la religion.”
A. CRIMINELLE. Ses affiliés s'engagent par s«erment à obéir aveuglément et sans discussion aux injonctions du chef. De plus, ils s’obligent à “‘ tenir toute leur vie une conduite conforme aux doctrines maçonniques ”. Tout est secret, et leur grand intérêt est de ne pas paraître ce qu’ils sont. Ils doivent toujours être prêts, sur la moindre notification, sur le plus léger signe, à exécuter les ordres donnés, se vouant d’avance, en
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Cas contraire, aux traitements les plus rigoureux, à la mort elle-même, Ce sont de véritables esclaves, des mulfaiteurs qui ourdissent dans l'ombre un terrible complot, qui trament un grand crime : l'assassinat moral et physique non Pas seulement d'un homme ou d’un souverain, mais de l’Église.
B. PERNICIRUSE Aux INTÉRETS DU CHRISTIANIS- ME. Les journaux inspirés pat les loges en sont la preuve évidente, En 1877, dans une grande réunion, les francs-macons votèrent la disparition de Dieu! En 1886, un de leurs orateurs disait : ‘ Nous sommes positivistes... {1 ne faut pas se préoccuper des causes premières. Nous voulons instituer le culte des réali-
l’imposture aux masses, la définition méthodique et assurée du devoir et des droits de l’homme.” Le conseil de l’ordre, en 1897, proclame que la maçonnerie, appuyée sur la science, s'efforce de se dégager de la morale des superstitions religieuses et des théories de la métaphysique. La maçonnerie doit être ‘‘ l'association professionnelle des libres-penseurs *, déclarent-ils encore.“ Dans la paix comme dans la guerre, notre mot d'ordre reste toujours le même : Le cléricalisme, voilà l'ennemi.” Rappelons-nous toutes les lois antireli gieuses édictées en différents pays. surtout en France, et nous pourrons encore découvrir facilement l'influence prépondérante de la secte.
CC. PERNICIEUSE AUX INTÉRÊTS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, Étant l'ennemi de toute religion, elle sape par sa base même la société civile. Aussi, c'est bien cette secte qui est la cause de la décadence morale cons-