‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 24 sur 211 · Leçons de Psychologie et de T ‘héodicée, p · texte numérisé non relu

Leçons de Psychologie et de T ‘héodicée, p

des choses, par de multiples raisonnements, Dieu, par un seul acte, se connait lui-même, et toutes choses en lui-même, immédiatement, parfaitement. Il a la compréhension de tout ce qui fut, de tout ce qui est et de tout ce qui sera. C’est dire que la science de Dieu est invariable, éternelle et d’une admirable simplicité,

29. La volonté de Dieu. — 1) Auteur de la volonté de l’homme, Dieu doit aussi posséder cette faculté, et à un degré infini. De même que de l'intelligence procède la science, de la volonté procède l’amour. D’abord, Dieu s’aime lui-même nécessairement ; ensuite, il aime toutes les autres choses. La volonté n’est pas libre vis-à-vis d’un bien qui la peut complètement satisfaire. Or Dieu seul, en raison de son infinité, est capable de combler pleinement les désirs de sa volonté. Quant aux choses créées, étant limitées et imparfaites, il ve sans dire que Dieu n'est pas obligé de les appeler à l'existence. Riche de tous les dons, souverainement heureux, ce n’est Pas par besoin, mais par un effet de sa grande bonté, que Dieu aime les créatures.

2) Dieu peut-il vouloir le malg Il faut distinguer entre le mal physique, comme les maladies, la mort, etc. et le mal moral, tel le Péché. Ilest de toute évidence que Dieu ne peut vouloir directement ni le mal physique, ni le mal moral, parce que la volonté divine, comme toute autre volonté, de sa nature, directement, est ordonnée au bien. Cependant, indirectement, pour un plus grand bien, il veut le mal physique. Pour ce qui est du mal moral, Dieu l’a en horreur, et partant, il ne peut le vouloir, même indirectement. Celui qui commet le péché (le mal moral) préfère sa propre satisfaction à Dieu dont le mal moral est la privation. Il s’estime plus que Dieu. Donc en voulant le péché, même indirectement, Dieu

chercherait un plaisir, un bien, réputé supérieur à luimême. C'est ce qui répugne. Le mal moral, Dieu le permet seulement.

30. La puissance de Dieu. — La puissance divine est l’attribut en vertu duquel Dieu peut mettre à exécution ce que son intelligence a conçu. La puissance de Dieu considérée en soi, en tant que pouvoir de faire tout ce qui ne répugne pas, est dite absolue ; considérée par rapport à la sagesse et à la bonté divines, elle est appelée ordinaire. Dieu possède toutes les perfections à un degré infini, il est donc non seulement puissant, mais fout-puissant, La toute-puissance de Dieu s'étend à tout ce qui est absolument possible, en sorte q1’il peut faire tout e qui n’implique pas contradiction. ’allons donc pas dire qu’un cercle carré est impossible Parce que Dieu ne peut pas le faire, mais bien, Dieu ne

peut pas faire un cercle carré, parce que celui-ci est impossible. L’impossibilité du cercle carré provient de ce que la quadrature et la rotondité s’excluent l’une l’autre. Cela ne dépend Pas de la volonté de Dieu, et partant, de sa toute-puissance.

LECTURES

On peut accorder raisonnablement entre elles les diverses perfections de Dieu, ABBé BroussoLLe, Dieu, p.195.

L'immensité de Dieu, Huaon. Revue de la jeunesse, 10 août 1910. L'éternité de Dieu, Huaon, Ibid., 10 sept. 1910.

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