‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 26 sur 211 · R. P. Cnain, S.J., La Science de la Religion, p · texte numérisé non relu

R. P. Cnain, S.J., La Science de la Religion, p

physiques et moraux qui existent sur cette terre. (omment concilier l’idée d’une providence juste et bonne avec les fléaux de toutes sortes qui accablent l’humanité ?

RÉPONSE. — ]) Pour répondre à toutes ces arguties, il suffit de recourir à la comparaison de saint Augustin. Le grar <vêque d’Hippone se plaisait à montrer l’univers comme une sorte d'atelier. 1] y a b'en des choses qui de prime abord nous Paraissent inutles, voire nuisibles, comme certains outils de l’ouvrier qui ne disent rien à ceux qui ignorent son métier. Or le grand ouvrier, c'est Dieu, et l’univers est son atelier. Rien ne s’y fait sans sa permission ; tous les événements qui s’y succèdent, il s’en sert comme d’autant d'instruments pour arriver à la réalisation de ses desseins.

2) N'oublions pas aussi que nous jouissons du libre arbitre. Combien de malheurs dont nous sommes volontairement les causes ! Pour éviter tous les maux, eût-il mieux valu que nous fussions privés de notre liberté? Dieu est infiniment bon et juste, il a tout prévu, voilà une vérité ;: nous sommes les maîtres de nos actes, en voilà une autre. Puisque nous sommes trop bornés pour pouvoir concilier parfaitement ces deu: vérités, — c’est en cela que consiste le mystère de ’.. prédestination, — est-ce une raison de les rejete ’ Les maladies et les autres épreuves, quand nous les sa- Vons accepter comme il faut, tournent toujours à notre véritable avantage.

Faisons notre devoir, tout notre devoir, et jamais nous n’aurons à nous plaindre de la providence.

LECTURES Guiserr, Les Origines.

Picarp, Chrétien et Agnostique. Vacanr, Dict. apolg., art. Providence.

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