‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 38 sur 211 · Discours sur l'Histoire universelle, Ile Partie, ch. xvI · texte numérisé non relu

Discours sur l'Histoire universelle, Ile Partie, ch. xvI

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si, presque partout, avant la prédication de l’Évangile, l’intempérance, la lubricité, les sacrifices humains, les pratiques les plus monstrueuses faisaient elles partie du culte religieux. Et telle est encore de nos jours, au rapport de tous les missionnaires et des grands voyageurs, le triste état où se trouvent toujours les pauvres nations païennes, partout où notre sainte religion n’a pas encore pu s'établir. Et voilà donc où ont toujours fatalement abouti les hommes, quand ils n’ont eu d’autres guides pour se conduire que les faibles lumières de leur pauvre raisoa !.”

C. IMPUISSANCE DE LA RAISON HUMAINE CHEZ LES SAVANTS. La science ne peut non plus remplacer la Révélation. Ses représentants les plus autorisés, dans l'antiquité comme de nos jours, ont émis les opi. vions les plus contradictoires sur les graves problèmes qui intéressent l'humanité, Et les quelques vérités dont ils avaient à peine un instant soupçonné l'existence, ils les ont entachées tout de suite des erreurs les plus monstrueuses.

Les philosophes anciens, voire les plus célèbres, semblent n’avoir écrit “ que pour nous faire voir que la raison humaine est bien faible dans ceux même en qui elle paraît avoir le plus de force. Ils ont touché aux vérités les plus importantes sans avoir su ies saisir ; et les vérités même c ‘s connaissaient n’ont souvent servi qu’à les précipiser plus profondément dans l’erreur *.”” D'ailleurs, ils ne se sont jamais donnés comme des ministres de religion, des prédicateurs de la vérité religieuse. Au contraire, ils ont toujours montré une grande docilité aux enseignements des représentants

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