‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 211 · A. Nicozas, Etudes philosophiques, t, I, p · texte numérisé non relu

A. Nicozas, Etudes philosophiques, t, I, p

officiels d2s dieux, tels Socrate et Platon ; toujours aussi ils se sont scrunuleusement conformés aux errements de leurs contemporains en se soumettant avec grande fidélité au:: pratiques p-iennes de leur siècle.

En supposant même que la philosophie ancienne eût eu assez d'autorité pour en imposer en matière de reiigiov, elle aurait manqué de sanction suffisante pour se faire obéir. La meilleure et la plus salutaire sanction est celle qui promet*des peines et des récompenses après cette vie. Cette sanction-’ +eule une Révélation divine peut la faire admettre :.

Les philosophes modernes nous offrent le même spectacle. En dehors de la Révélation, il n’y a pas d’erreurs qu’ils n’aient osé enseigner au nom de la seule raison. Les partisans de la science expérimentale, dédaigneux à l’excès des spéculations de la philosophie, ont cru que la vérité se trouvait uniquement de ieur côté. Mais, au dire de M. Lavisse, la science “ n’a servi qu’à façonner des épaves pour la dérive ”. M. Brunetière, pour sa part, déclare que “* ni la science en général, ni les sciences particulières ne peuvent plus revendiquer, comme elles l’ont fait depuis cent avs, le gouvernement de la vie présente ”, et cela, toujours selou M. Brunetière, parce que les sciences sont ‘‘ incapables de nous fournir un commencement de réponse aux seules questions qui nous intéressent *”.

Concluons donc, avec saint Thomas, qu“ il était nécessaire que l’homme fut instruit de Dieu, même dans les choses que son intelligence bornée lui permet de comprendre, parce que la connaissance de Dieu, qui s’ac-

—. TERRASSE, ouv. cit., p. 107. Mar Gouraun, ouv. cité, p. 143.

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