A. De PouLPIQUET, Le Miracle et ses suppléances, p
os Philosohhiæ Theoroticæ, Institutiones, vol. II, p. 515.
Dieu, ni voulu Par lui et ordonné à sa gloire. C'est pourquoi aussi, le miracle ne déroge pas à l'ordre moral, le- ‘el consiste dans la relation immédiate de la r-éature r ‘ nnable à Dieu, Parce que cette dérogation serait coi.traire à l’ordre universel, et Psrtant, la négation de Dieu lui-même, ‘
Le miracle est donc une dérogation à l’ordre Particulier, une Suspension, non pas de toutes les lois, mais de telle ou telle loi du monde physique.
63 Divisions du miracle. — On peut assigner aux miracles trois degrés, suivant lesquels il dépasse, plus ou moins, les forces de la nature.
1) Le degré supréme. Sont classés dans cette première catégorie les faits qui en eux-mêmes, dans leur substance, dépassent totalement les forces naturelles. Tels sont la simultanéité de deux corps dans le même lieu, ou bilocation, l’état glorifié du corps humain.
2) Le degré intermédiaire. À cette classe appartiennent les faits qui dépassent les forces de la nature, non Pas en eux-mêmes, dans leur substance, mais dans le su- Jet où ils se réalisent ; par exemple, la résurrection d’un mort, la vue rendue à un aveugle. La nature peut pro- ‘nire la vie, mais noù Jans un mort, ox causer la vue, n'ais non dans un aveugle,
3). Le degré inférieur. Ici Prennent rang les faits qui dépassent les forces de la nature ni quant à leur substance, ni quant au sujet dans lequel ils se réalisent, mais Quant au mode et au procédé suivant lesquels ils sont produits, par exemple. lorsque quelqu'un est guéri subitement de la fièvre, sans l'emploi de remèdes, ou sans le Processus habituel que suit la n°ture dans ses guéri- Sons.