Ds Bonxior, ouv. cit., p
fiés quand une force supérieure s’exerce dans un cas donné : ” ?
Le miracle n’est donc pas un obstacle aux prévisions et aux inductions scientifiques, ou, comme on dit, à la science, puisqu'il ne supprime pas la constance des lois ou cette stabilité relative, conditionnelle, sur laquelle repose la science, et n’est qu’une exception.
IL. Si l’on admet le miracle, il faut logiquement affirmer que Dieu change ; car en dérogeant aux lois établies, le créateur modifie son œuvre, il agit autrement qu’il ne se l’était proposé.
RÉPONSE. — Dieu changeraït, et partant, ne serait pas immuable s’il n’avait pas prévu de toute éternité la suspension de telle ou telle loi dans une circonstance déterminée. Aussi bien le miracle n’est que l'exécution du plan divin. Tout a été ordonné à l’avance, et dans
un même acte, Dieu a voulu la loi et l'exception, c’està-dire le miracle.
LECTURES MonsaBRé, 20e, 22e conf. Introd. au dogme catholique. A. ps PouLriquer, Le Mirac!e et ses suppléances.
Revue Thomiste 1904, Le Miracle d'après saint Thomas d'Aquin p. 818.