TREIZIÈME LEÇON
LE MIRACLE (suite)
Sommarre. — 66. Constatation du miracle. — 67. Objection. — 68. Valeur probante du miracle. — 69. Objections.
66. Constatation du miracle. — Dans le miracle il faut considérer le fait en lui-même et son caractère
miraculeux.
A. LE FAIT EN LUI-MÊME. Le miracle est un fait sen-
sible, extérieur. Comme tous les faits semblables, pour le constater, des organes sains et le témoignage suffisent. En effet, s’il s’agit d’un fait présent, de bons yeux, de bonnes oreilles et une attention raësonnable sont des témoins on ne peut plus croyables. Quant au fait passé, le témoignage historique, —excellent critère de vérité}, __ vient nous en garantir l'authenticité.
Cependant, là n’est pas la difficulté. Que telévénement ait eu lieu, en général, il est aisé delefaire admettre:c’est ce qu’on appelle sa vérité historique. Mais que cet événement dépasse les forces de la nature, en d’autres termes, qu’il ait un caractère surnaturel, qu’il soit un miracle, tous n’y croient pas d'emblée : c'est ce qu'on appelle sa vérité philosophique. Il y a cependant certains signes qui nous permettent de connaître avec certitude le caractère surnaturel d'un fait.
B. LE CARACTÈRE MIRACULEUX DU FAIT. 1) Tout