‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 47 sur 211 · Cf. Leçons de Logique, p · texte numérisé non relu

Cf. Leçons de Logique, p

d’abord, il y a des cas où il n’est pas besoin d’être grand savant pour constater que. le fait en question dépasse sans conteste toutes les forces de la nature, et partant, est vraiment un miracle. Un peu d'expérience et le simple bon sens suffisent. Ainsi pas n’est besoin d’être psychologue consommé ou chimiste distingué pour savoir qu'un simple mot n’a pas la vertu de ramener un mort à la vie, et surtout un mort enseveli depuis plusieurs jours (le cas de Lazare), et qu'un peu de poussière mélée avec de la salive est incapable de donner la vue à un aveugle-né.

2) Mais du moment qu’un fait dépasse les forces de la nature, s’ensuit-il que Dieu en soit réellement l’auteur? C'est la question que se posent les adversaires du miracle. Est-il besoin de le dire, ils y repondent négativement. Parmi eux, les rationalistes attribuent tous les faits merveilleux aux forces inconnues de la nature. Quelques autres, sans aller aussi loin, ne croient pas tout de même que Dieu intervienne ainsi pour déroger à son œuvre. Et, selon ces derniers, tous les phénomènes réputés miraculeux sont tous des prodiges qui ont pour auteurs les anges et les démons dont la puissance est bien supérieure à la nôtre.

3) Sans doute, il y a beaucoup de forces de la nature qui nous sont encore inconnues ; cependant, il y en a plusieurs que nous connaissons négativement, (nous savons ce qu’elles ne sont pas capables de faire), sinon Positivement, (nous ne savons pas out ce qu’elles peuvent faire), et quelques-unes avec certitude. Ainsi personne n'ignore que la science médicale est impuissante à ramener les morts à la vie (connaissance négative) quoique l’on ne soit pas encore au courant de tout ce qu'elle est capable de faire (connaissance positive).

D'autre part, nous sommes certains que les morts ne ressuscitent pas, que le feu brûle, que l’homme ne vit pas sans nourriture.

4) La nature ne se contredit jamais, ses lois sont ordonnées, harmonisées. Elle ne peut pas affirmer per une loi le contraire de ce qu’elle a dit par une autre loi. Comme, par exemple, le Code criminel ne peut pas dire : « ]l est défendu de voler ” et plus loin : “ Il est permis de voler.” Du moment qu’une loi de la nature est certaine et reconnue comme telle, elle ne peut être contredite par une autre loi semblable. C’est pourquoi, on se gardera bien de crier au miracle s’il s’agit de la violation d’une loi non encore parfaitement établie :.

5) “Il est vrai aussi que bien des phénomènes réputés extraordinaires autrefois nous sont mieux connus aujourd’hui ; il est à croire que ceux qui viendront après nous feront des choses qui nous semblent impossibles avec les forces dont nous disposons. Mais deux caractères suffisent à distinguer ces phénomènes scientifiques des vrais miracles : 1. Ily a toujours, dans une invention, un moyen, un intermédiaire entre la cause et l'effet, et c’est cet intermédiaire que cherche la science : si la parole se transmet au loin par le téléphone, c’est grâce au fil et à l'appareil ; mais si Jésus-Christ multiplie les pains, on cherche en vain l'instrument qui lui a servi.

“9, Quelque extraordinaire que soit un phénomène scientifique, on peut le renouveler à volonté ; il suffit de poser la cause, et l'effet suit nécessairement. En vain essaierait-on de renouveler les miracles racontés dans les Évangiles *.” ;

6) Les anges et les démons peuvent produire des

1 ct. TERRASSE, OUV. cit. gp. 122, 123.

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