Rovupaix, ouv. cit, p
témoignage désintéressé 1” Leur martyre est donc une preuve on ne peut plus convaincante en faveur de leur véracité.
4) Le ton de la narration des Evangiles prouve aussi la sincérité de leurs auteurs. Le ton de la narration des Évangiles n’est pas du tout celui de certains écrits dont les auteurs manient ordinairement l’artifice et l’imposture. Peut-on rencontrer récits plus simples, plus candides, plus naïfs que ceux des Évangiles ? Quand on veut tromper on ne va pas faire des aveux de nature à compromettre les meilleures causes ; or. c’est le cas des évangélistes. Rappelons-nous la profession de saint Matthieu, les imperfections et les lenteurs des apôtres, la trahison de Judas, la chute de Pierre, la fuite des disciples, les ignominies de la Passion, la ruine de Jérusalem, la réprobation des Juifs, etc. Tout respire la sincérité, la candeur dans les Évangiles. Celui qui lit sans préjugé ce texte si clair, si ingénu, si simple, n’y trouvera jamais la moindre trace d’une “ fiction concertée ” ou d’une “ entente préalable ”,
5) Les époques différentes, les lieux divers où ont écrit les évangélistes, démontrent encore leur sincérité. Au lieu d’une seule histoire, nous en avons quatre, et ce qu’il y a d'étonnant, c’est qu’elles sont toutes les quatre d’accord sur la personne de Jésus-Christ, sur sa physionomie, sur sa vie, sur sa doctrine. Voilà une preuve nouvelle de la sincérité de leurs auteurs. Ceux-ci, s'ils s’étaient entendus pour raconter la même histoire, comment expliquer la divergence de leur récit? Ces divergences, qui ne sont pas des contradictions, — car elles ne portent que sur des points accessoires sans changer en rien l’exactitude des faits, — démontrent suffisam-