GourAuD. ouv. cit. pp
2. Cf. HETTINGER, ouv. cit, pp. 572, suiv.Lonrez, Nos raisons de croire,pp.141-151.
nature à le faire agréer facilement par un monde où (tous ies sens, toutes les passions tous les intérêts combattaient pour l’idolâtrie », où « les divertissements, les spectacles, et enfin la licence même, y faisaient partie du culte païen '»
b) La morale sévère du christianisme qui demande à severe du Christianis la volonté de
se renoncer Sans cesse et de faire taire toutes les passions se heurte de front à la corruption du paganisme. « Voyez dit saint Jean Chrys : tôme, combien difficile était le changement (demande par les apôtres) : ils venaient appeler les hommes des plaisirs voluptueux à la chasteté ; de l'ivresse à la tempérance ; de l’avarice au détachement des biens de la terre ; d'une sécurité tranquille aux dangers de la persécution. Ils venaient interdire jusqu'aux paroles et jusqu'aux désirs déshonnêtes. Et c’était à des hommes plongés dans tous les vices qu’ils venaient proposer ces austères préceptes, à des hommes accoutumés dès kur enfance à se livrer à tous les instincts de leurs brutales passions?.»
B. OnsTagLEs É EUX A QUI E ÉTAIT PREÇHÉE. Les Juifs comme les Paiens n'étaient pas prêts à accepter d'emblée la nouvelle religion.
a) Les Juifs. Après tout, les Juifs avaient une religion dont la divinité était démontrée bar plusieurs miracles et prophéties dûment constatés. Aussi bien 5’explique-t-on pourquoi ils montraient un si vif attachement à leur culte. De plus, ils attendaient un Messie puissant et glorieux, et celui qu’on leur propose èomme tel, est un homme pauvr, crucifié, condamné par le conseil suprême de leurs prêtres et de leurs docteurs. Ajoutons qu’en faisant acte defoien Jésus-Christils
1. Bossurr, Discours sur l'histoire unirereelle, TTe Par 2. 7e Hôm., I, Ep aux Cor., No 3.