Gaston SoRTAIS, ouv. cit., p
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tyrs. Ne soyons pas surpris de les voir, hommes comme nous, extrêmement sensibles à la douleur, verser des larmes. Mais leur joie toute Surnaturelle touchait parfois les coeurs des bourreaux et des tyrans et produisait des conversions parmi les témoins de leurs souffrances,
117. Le martyre prouve la divinité du christianisme.— Le martyre est essentiellement un témoignage. Et ce témoignage, dans les circonstances où il a été rendu, est inexplicable sans l'intervention spéciale de Dieu ; en d’autres termes, le martyre est un miracle de l’ordre moral, et Pour cette raison, une excellente preuve de la divinité de la religion chrétienne.
À, Le rarr. “Le fait de supplices aussi variés et -Parfois aussi horribles, soufferts non pendant une courte période d’erfthousiasme contagieux, mais pendant près de trois siècles, par des ni ians d'hommes, de femmes, même d’enfants, aPpartenant aux conditions les plus diverses,— auxquels Ïl suffisait d'un mot, d’un léger signe de volonté pour repousser toutes ces souffrances et qui par conséquent les acceptèrent résolument et de plein gré. .. est un fait extraordinaire, unique, qui ne trouve son pareil, dans les annales d'aucune religion et d’aucun peuple.!» dre
B. ImPossiB1e D'EXPLIQUER Na TURELLEMENT CE FAIT. Les principales causes d'ordre naturel qui, pour les adversaires du christianisme, expliquent la constance admirable des martyrs sont Id fangtjsme, la prétendue Préparation y noviciat du martyre, l& philosophie grecqu£.etfla persécution elle-même. Nous allons voir qu’aucune de ces causes ne peut rendre compte de ce mâle courage dont ont fait Preuve les héros chrétiens.