‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 125 sur 275 · VALVEKENS, ouv. cit., p · texte numérisé non relu

VALVEKENS, ouv. cit., p

Dieu, laquelle est appelée un miracle de l’ordre moral. Or ce sont ces circonstances (116) qui font du martyre chrétien une preuve de la divinité du christianisme. Que certaines religions se vantent d’avoir leurs martyrs, jamais elles ne pourront se prévaloir à la fois : €1) dun si grand nombre de martyrs ; 2) d’une durée si longue de persécutions ; 3) d’une cruauté si inouïe en des tortures nullement méritées et cependant

endurés avec un bonheur si grand, une joie si pure ; 4) d’une constance si admirable et si manifestement surhumaine : 5J-de ptodiges évidemment divins éclatant à l’occasion de ces supplices et 6) de fruits si nombreux et si incontestables que ceux que nous avons constatés pour nos martyrs!.»

122. Cinquième objection : le courage des soldats vaut bien l’héroïisme des martyrs.— Le courage incomparable devant te feu de l’ennemi vaut bien l’héroïsme des ma:tyrs. Et pourtant, jamais on n’osera attribuer à une cause surhumaine ce mépris du

danger dont font preuve ceux qui combattent pour leur patrie.

RÉPONSE.— 1) Les soldats, si intrépides soint-ils devant l’ennemi, ne peuvent pas revendiquer le titre de vrais martyrs. Trois conditions sont requises pour le martyre : a) la cause, b) la peine, c) l’acceptation volontaire, cher

a) La cause : l’une des vérités ou des vertus chrétiennes par exemple, un dogme de foi, un droit de Dieu ou de l’Église, la fidélité au serment, à la justice, à la charité, à la chasteté.

b) La | peine : la mort subie dans l’acte du supplice. ou causée d’une manière prochaine par le supplice.

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